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Garde nationale parisienne

Dès le 11 septembre, le gouvernement de Paris avait accordé des bons de vivres aux gardes nationaux qui en feraient la demande, et ouvert, à cet effet, un crédit de 1 million au ministre de l'intérieur. Le 12 septembre, il fut alloué aux gardes nationaux réunis à l'aris pendant le siège et qui n'avaient d'autres ressources que leur travail, une indemnité de I fr. 50 c. par jour pour leur tenir lieu de toutes prestations en nature. Les maires d'arrondissement étaient chargés de payer cette indemnité sur des états lournis par les capitaines de compagnies, contrôlés par les chefs de bataillon et visés par les officiers généraux commandant les sections de défense. Le 14 octobre fut institué un conseil de contrôle, chargé de la vérification des comptes. Il était composé d'un délégné du ministre de l'intérieur et d'un délégué du général commandant supérieur des gardes nationales. Il devait vérifier les états, entendre les réclamations, relever les erreurs ou doubles emplois et, eu cas de délits constatés, saisir d'office la juridiction compétente.

Toutes ces mesures s'appliijuaient à la garde nationale parisienne dans son ensemble. A partir du 16 octobre, une division fut établie entre les différents éléments qui la composaient.

Le gouvernement créa, dans chaque bataillon sédentaire, une compagnie de gardes nationaux mobilisés destinés à prendre une part plus active aux opérations.

Du jour où les compagnies de guerre auraient quitté l'enceinte, les officiers et les gardes étaient assimilés, pour la solde et les prestations, aux officiers et soldats de la garde mobile.

1. L'énumération des dépenses obligatoires était toutefois augmentée d'un nouvel article : solde des majors et adjudants-majors.

GARDE NATIONALE

GARDE NATIONALE

Cette solde fut même portée à un chiffre plus élevé par arrêté du 18 novembre ; elle fut fixée au taux journalier de 1 fr. 50 c. par garde, de 2 fr. par adjudant sous-officier et à des cbiflres supérieurs pour les officiers '.

Cette organisation fonctionna pendant tout le siège de Paris et les gardes nationaux mobilisés prirent part à diverses atlaires, notamment à la sortie du 19 janvier 1871, à Montretout et à Buzenval.

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