Impôts directs et impôts indirects
On a vu comment les impôts se distinguent des taxes qui ne sont que la rémunération de certains services rendus spécialement à des contribuables déterminés. Les impôts , à leur tour, se distinguent entre eux de mille manières et ils ont donné lieu aux classilications les plus diverses.
On peut les grouper d'abord, d'après les fonctions économiques auxtjuelles ils se rattachent, en impôts sur la production, impôts sur la circulation, impôts sur la répartition, impôts sur la consninmation. On peut les grouper aussi, d'après leur assiette, comme l'a fait il. de Pari(;u. en impôts sur les personnes, impôts sur la richesse, impôts sur les jouissances, impôts sur les consommations et impôts sur les actes.
Mais la classification la plus usitée est celle qui divise les impôts en impôts directs et impôts indirects, bien que, suivant les auteurs, elle ait souvent une base très diffèrenle.
Pour certains économistes, les impôts directs sont ceux par lesquels le législateur s'adresse directement aux contribuables qu'il veut atteindre; les impôts indirects sont ceux pa.* lesquels il ne cherche à atteindre les contribuables que par personnes interposées, en comptant sur la translation.
Pour d'autres, les impôts directs sont ceux qui s'adressent à des situations normales et permanentes, tandis que les impôls indirects ne sont perçus qu'a l'occasion de certains faits, de certains actes.
Eulin, au point de vue administratif et budgô-