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L'enseignement secondaire dans les Colonies

L'instruction publique en Algérie entre dans les attributions du ministre de l'instruction publique, depuis l'arrêté du 30 mai 1818.

La même législation régit les lycées et collèges algériens et ceux de la métropole.

Les traitements des fonctionnaires du lycée d'Alger sont fixés par les décrets des 12 mai 18G0 et 20 janvier 1870.

Le lycée d'Alger avait été classé parmi les établissemenls de f" catégorie.

Deux lycées ont été récemment fondés en Algérie, l'un à Gonstantine (1876), l'autre à Oran (1887).

Quant aux collèges, les statistiques de 1887 en comptent huit pour toute l'Algérie.

Alger: Llidah, Médéah, Milianali ;

Constantlne : Boue (en régie), Philippeville, Sétif;

Oraji : Mostaganem, Tlemcen.

Mais ce nombre s'est aliaissé à 7, le collège de Milianali ayant été supprimé dans le courant de l'année 1889.

Dans les colonies, l'enseignement secondaire comprend, comme dans la métropole, des lycées et des collèges.

On compte trois lycées, savoir :

La Réunion, lycée de Saial-Denis.

La Guadeloupe, lycée de la Pointe-à-Pilre.

La Martinique, lycée de Saint-Pierre.

La plupart des fonctionnaires de ces établissements appartieunent au cadre métropolitain ; dans ce cas, toutes les règles r-elalives à l'avaucement et aux traitements leur sont appliquées; ils jouissent d'un trailenicnt colonial à peu près égal au double du traitement qui leur serait alloué eu France.

Les collèges communaux, peu importants d'ailleurs, sont les suivants :

1 Saint-André.

La Réunion \ Saint-Paul.

( Saint-Pierre.

Guyane française : Cayeune.

Inde française : Poudicliéry.

1 Saigon.

Indo-Chine française l Adran.

( Mytho.

Nouvelle-Calédonie : Nouméa.

Dans la Régence de Tunis, le collège Saint- Charles, fondé par le cardinal Lavigerie, a été transformé, le 1^"^ octobre 1889, en lycée tunisien. Le proviseur et les professeurs sont choisis dans le cadre métropolitain et mis à la disposition du ministre des affaires étrangères qui les met à la disposition de la Régence ; les traitements sont approximativement les traitements de France augmentés du quart colonial.

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