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Enseignement primaire en Algérie et dans les Colonies

La Restauration tlt appel au zèle des sœurs de Saint-Joseph de Cluny pour la fondation d'écoles de tilles dans diverses colonies et, plus tard, le gouvernement de Juillet demandait aux frères de Ploërmel de prendre la direction de l'enseignement des garçons.

Mais, c'est le décret du 27 avril 1848 qui ordonna, comme conséquence de l'émancipation des esclaves, la création, dans chaque commune, d'écoles élémentaires, et édicta l'obligation de l'instruction, avec sanction pénale pour les pères de famille.

Le service de l'instruction publique est réglé par des décrets rendus en Conseil d'État pour la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion, et par de simples décrets ou des arrêtés du gouverneur pour les autres colonies. <?

A la Réunion et à la Martinique le service est dirigé par un vice-recteur placé sous l'autorité du gouverneur.

Le personnel enseignant est laïque ou congréganiste. Les congréganistes relèvent des supérieurs de leur ordre.

Le budget de l'instruction primaire aux colonies est un budget local.

Tous les articles de la loi de 1S89 s'appliquent à l'Algérie.

Un article spécial met à la charge de l'État le supplément dû aux instituteurs de l'Algérie pour services hors d'Europe, et la prime pour connaissance des langues arabe et kabyle.

L'Elat prélève en échange le dixième du produit de l'octroi de mer, qui ré|)onilait autrefois de la conlribution des communes dans le paiement (les traitements alVectés aux instituteurs de l'Algérie.

La loi de 18S9 fixe comme il suit les traitements des instituteurs et inslilutrices de l'Algérie :

Institulours, 5 classes, de 1,200 à 2,000 fr. Inslitutriccs, 5 classes, de l,200 à 1,600 fr. Stagiaires, 900 fr.

INSTRUCTION Pl'Bl.IOUE

YI. ÉTABLISSEBfEHTS SCIIKTinQUES ET LITTÉRAIRES.

Oi\ aurait tort de ponsor qu'après s'être occupe de reusoiiinement à ses trois degrés le miaistre do l'iustruction publique a rempli toute sa mission. 11 n'en a encore accomiili qu'une partie. .\'est-il pas, en elTet, chargé, non seulement de veiller à l'executictu des programmes classiques, à la dilVusiou do la science toute faite, mais encore d'encourager et de guider la science qui se cberclie et qui se fait"? Ce deuxième olijet n'est certes, ni moins important, ni moins haut que le premier. M. Uuizot l'avait si hiin compris qu'il fonda, en 1S32, à cote des directions d'enseignement pur, une direclion dont les attributions s'étendaient à toutes les parties de la haute science et des lettres qui, par leur nature inéme, échappent aux classilications pédagogiques.

il convient de faire ligurer dans cette section de l'instruction publique tous nos grands établissements scientiliques et littéraires, tels que l'Institut, le Collège de l-rance, le muséum d'histoire naturelle, les établissements astronomiques, les Ecoles d'Athènes et de Rome, etc., etc. Il y faut comprendre : le comité des travaux historiques et les publications qui en dépendent ; la direction des travaux des sociétés savantes de Taris et des départements ; les encouragements de toute nature donnés aux littérateurs et aux savants; les missions scientiliques et littéraires qui. envoyées sur tous les points du globe, contribuent aux progrès de l'esprit humain sous toutes les formes de son activité ; les dépôts d'archives et l'École des chartes où se recrutent les archivistes; enfin toutes les bibliothèques de France, à quelque catégorie qu'elles appartiennent.

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