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Grecs

Le couuucrce fut la graiule source de richesse (les peuples grecs; aussi, uiaig:ré l'opinion des piiilosoplies'. le prèl sous toutes ses tornies lut-il le principal instrument et la cause du développement de leur néi;oce. Les Grecs pratiquèrent môme le C(»nimerce de l'argent: les villes avaient leurs banquiers {-zx-z'^'-x:), et les temples, véritables banques publiques, prêtaient à inlérOt, aux cites, les trésors qu'ils détenaient. Dracon avait mis la i)crsouuedu débiteur insolvable à la merci du créancier ; mais Solon abolit presque totalement la contrainte par corps et posa le principe de la liberté absolue soit quant au contrat de prrt. soit quant à la stipulation d'intérêts. Le taux courant de l'intérêt oscillait entre 10 p. 1 00 et l s p. tOO: au-dessous de 10 p. 100 les temples seuls accordaient à la Hépubliciue les sommes dont elle avait besoin. Cette liberté absolue engendra souvent des abus. Les usuriers qui prêtaient à la journée (r,;a.;pooavc'.3Ta!), et de ce nombre fid le philosophe Menippe, exigeaient habituellement une obole on une obole et demie par jour, ce qui faisait 20 p. 100 par jour*. L'opinion publique tlétrissait , avec les sages, ces excès; et Plutaniue nous apprend que les prêteurs athéniens, tout en percevant un intérêt supérieur au taux ordinaire, sauvaient les apparences en faisant tigurer dans la somme prêtée ce ([u'ils retenaient d'avance à titre d'intérêt usuraire.

Il est à croire que les Spartiates s'abstinrent du prêt à intérêt, alors qu'ils pratiquèrent les lois do Lycur;:ue, lesquelles, comme on sait, proscrivaient les monnaies d'or et d'argent.

L'activité commerçante des Grecs, leur habitude de faire fructilier l'argent, expliquent assez que le prêt a intérêt, même avec les abus auxquels il a pu donner lieu, nait jamais occasionné dans les cités grecques d'agitation politique comme nous allons en constater chez les Romains.

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