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LOTERIE
torisations, tlont iiiieliiiios-iiiics pour un capital considérable. En prosence de ces opérations répétées, le public se trouva blasé rapidement ; de là l'échec des émissions les plus récentes, notamment de la loterie des .\rts décoratifs, qui devait compter 14 millions de lùUets, et de la tombola de l'Kxposition de 1SS9, qui devait se composer primitivement de 15 millions de billets, mais qui ne de[)assa pas en fait le cldllre de •: millions. (/'. du "Jl mai 1SS9.)
Celte dernière loterie, comme d'ailleurs celle qui avait été tirée en IS7S, devait servir à faciliter l'accès de l'Exposition a des personnes dignes dinterôt et à encourager les exposants par ilos acliats de lots.
Notons en passant que l'émission des billets , conliee en 1878 à l'agent comptable du Trésor prés l'Exposition, a été eiïectuée en 1889 par les soins du caissier-payeur central du Trésor et qu'il a du être justilie a la Cour des comptes des opérations de recette ou de dépense engagées à cet ell'et. La vente des billets donnait lieu au prolit des intermédiaires à des remises dont le quantum était fixé par décisions ministérielles.
Comme contraste avec la défaveur qui, ainsi qu'on vient de le constater, frappe les loteries, il convient de signaler la faveur accordée depuis 1887 aux paris de courses, dits paris mutuels sur les cliamp.s de course, que l'administration a cru pouvoir assimiler en quelque sorte aux loteries de bienfaisance. Cette question ayant été traitée au mot Jeux et Paris, nous y renvoyons le lecteur.