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III. LOTERIES D'ÉTAT

Ce n'est pas sans soulever de vives récriminations que la loterie a pu devenir une institution d'État. Au dire de ses apologistes, c'est le meilleur des impôts, puisqu'il est essentiellement volontaire et facullafif et qu'à ce litre il ne saurait jamais être impopulaire. D'après ses détracteurs, au contraire, c'est un impôt avant tout immoral, injuste et mal assis.

Sans entrer plus avant dans le débat et à n'envisager la question qu'au point de vue purement financier, il sullit de constater que la Loterie d'Etat est sous le rapport du rendement un impôt peu satisfaisant.

D'une part les frais de régie qu'elle nécessite sont fort élevés, car ils absorbent parfois jusqu'aux trois quarts de la recette brute ; d'autre part il est aisé de constater que l'augmentation des produits de la loterie se traduit généralement par une diminution des impôts de consommalion. En Italie on a constaté que la consommation du pain se ralentissait sensiblement la veille des tirages.

Malgré ces inconvénients, tous les gouvernements, ou peu s'en faut, pressés par d'impérieuses nécessités budgétaires, ont eu plus ou moins recours à la loterie d'État ; la France elle-même l'a employée pendant plus de 60 ans.

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