Emprunts privés
Les villes et les so iétés n'ont guère commencé à combiner des emprunts avec des loteries que vers le milieu du siècle actueL
Cependant au xviii« siècle la Compagnie des Indes n'avait pas été sans user de la faculté qui lui avait été conférée d'émettre des loteries de rentes, et en 1786 la ville de Paris avait réalisé un empruntlolerie au denier 25, mais cette opération était en réalité faite au profit et à la charge du Trésor qui devait encaisser les capitaux en provenant et fournir les fonds nécessaires au service des lots et des intérêts. Les premiers emprunts à lots émis par la Ville de Paris pour son compte eurent lieu en vertu de l'ordonnance du 14 mai 1817 et de la loi du 2'J mars 1832. Mais ce 4'urent là des opérations isolées. Depuis 1856 il a été fait un grand nombre d'émissions de cette nature. Le département de la Seine, le déparlement du Nord, les villes de Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Amiens, Houbaix et Tourcoing, le Crédit foncier et les compagnies de Suez et de Panama ont tour à tour sollicité l'épargne sous la forme' de valeurs à lots portant intérêt. A lui seul le Crédit foncier a réalise de la sorte plusirnirs emprunts s'élevant à un capital nominal de 3,325 millions pour faire face tant à ses prêts fonciers (|u'à ses prêts communaux.
LOTERIE
Les emprunts à lots n'ont eu cependant qu'une importance secondaire si on les compare aux emprunts à primes qui sont aujourd'hui à peu près le seul mode de recours au crédit employé par les départements, les villes et les sociétés. C'est, on le sait, sous cette forme que les compagnies de chemins de fer se sont procuré la plus grande parlie des capitaux qui leur étaient nécessaires.