‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 4 sur 112 · A G RI · texte numérisé non relu

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On leur attribuait aussi l'invention de la charrue , les moyens de dompter les bœufs et de les attacher au joug; l'art de semer les grains , de les moudre , etc. Les Athéniens se vantaient d'avoir, les premiers, possédé toutes ces connaissances, et d'en avoir fait part au reste de la Grèce. Celte opinion est partagée par Diodore , Aristote , Apollodore , Apollonius , etc. D'autres attribuent à Bacchus l'introduction du labourage dans celte contrée. Pline, Ausonne, Hesychius nomment l'Athénien Buzieès ; Hyginus désigne Philomélus. Presque tous les peuples ont contesté les prétentions des Athéniens , et revendiqué pour eux l'invention du labourage. De ce nombre étaient les Argiens et les Arcadiens , qui la réclamaient pour Arcas , fils de Jupiter (1760 ans avant J.-G). Les anciens peuples de l'Italie en faisaient honneur à Saturne et à Janus(i4ao ans av. J.-C.) ; ce dernier était originaire d'Athènes , et porta en Italie les arts de la Grèce; les peuples d'Espagne, à Habis; les Péruviens, à Manco-Capac ; les Chinois, à Yao (2280 ans av. J.-C), ou à Fou-Hi , leur premier roi (2914 ans avant J.-C.). Suivant Josèphe , l'agriculture doit son origine à Caïn (36oo ans av. J.-C). D'autres historiens l'attribuent à Huschenik, roi de Perse, qui aurait vécu à la même époque ; enfin , suivant la Bible , le premier

£uij se livra aux travaux agricoles fut Jabel , fils de amech (3ioo ans av. J.-C). Au surplus la chronologie est en défaut pour concilier ces différentes prétentions , ou même pour affecter à chacune d'elles son degré de vraisemblance ; on peut toutefois conjecturer que le labourage commença à être connu en Grèce à l'époque de la domination des Titaps , originaires d'Egvpte, où cel art était pratiqué de temps immémorial. Les Babyloniens faisaient commencer leur histoire à l'origine du labourage.

L'agriculture a nécessairement donné naissance à un grand nombre d'arts, de lois , et surtout à la propriété territoriale ; enfin elle paraît avoir été l'origine du droit civil, des habitations agglomérées, e plus tard des empires. On doit remarquer aussi que chez plusieurs peu-

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pies on s'est accordé k déifier les inventeurs de l'agriculture cl dest arts utiles,

{Voyez, dans l'ordre alphabétique, les noms des différents instruments d'agriculture.)

AG USURE. Cette substance a été trouvée par Tromsdorfî, dans le béril de Saxe. On lui a donné ce nom parcequ'elle fbrme> avec les acides, des sels sans saveur*

AIGUILLE. L'aiguille, proprement dite, est, ainsi que chacun le sait, une petite verge de métal , le plus souvent d'acier, pointue par un bout et percée par l'autre : elle sert à coudre, à broder, etc. etc. Les orientaux attribuent l'invention de l'aiguille et de la couture à Enoch ou Edris , qui vivait vers l'an 34oo avant J.-C. Au surplus , on connaît les aiguilles de temps immémorial dans l'orient. Les Anglais et les Prussiens eurent long-temps le monopole des aiguilles qu'ils fabriquaient avec une grande perfection : la France n'a plus rien à leur envier à cet égard. Quelques auteurs prétendent que les premières aiguilles fabriquées en Europe le furent en Angleterre, vers i54-5 , par un Indien qui emporta au tombeau le secret de son procédé, retrouvé en i56o par Christophe Greening. Avant d'être terminée, une aiguillé

nse dans plus de quatre-vingts mains. On donne aussi 10m d'A?guille à de petites verges de métal employées à différents usages. En architecture , on appelle Aiguille une pyramide très élevée et très pointue.

AIGUILLE AIMANTÉE. V. Boussole et Magnétisme. AIMANT. V. Magnétisme.

AIR. La découverte de la plupart des propriétés de «Pair , bien iXju'attribuée généralement aux modernes , paraît appartenir aux anciens. Aristote connaissait évidemment «sa pesanteur , puisqu'ils parle d'une vessie qui, remplie d'air, pesait plus que lorsqu'elle était vide (4 e siècle av. J.-C). Empedocle attribuait la respiration au poids jde l'air qui entrait de force dans les poumons .(5 e siéclecdvr- J,-C). Son élasticité fut également connue de Héno»id'Alexa»driev, qui la fit servir à la fontaine qui porte son nom. (j 20 ans av. J.-C). Ctésibius remploya pour la construction »<\e son fusil à vent (i3o av. J.-C).

AIR a 3

Lucrèce reconnaissait, dans la résistance de l'aîr, la cause de la différence de vitesse dans la chute des corps (; er siècle av. J.-C), et prétendait, comme les expériences de Huyghens et de Mariotte l'ont confirmé depuis, que, sans le vide, les corps les plus légers tomberaient aussi vile que les plus pesants. Les siècles d'ignorance laissèrent tomber ces vérités dans l'oubli , et ce ne fut guère qu'au commencement du 17 e siècle que Galilée soupçonna la pesanteur de l'air, découverte que son élève loncelh devait plus tard approfondir avec tant de succès, bous ce point de vue , Toricelli peut être considéré comme 1 inventeur du Baromètre (F. ce mot.), puisqu'il reconnut que le poids de l'air faisait monter Teau dans les corps de pompe jusqu'à trente-deux pieds, comme il fait monter le mercure jusqu'à vingt-huit pouces. Cette théorie fut confirmée en iC8£, parles expériences décisives de Pascal. Toutefois nous ne devons pas omettre que , dès i63o , Jean Rey avait reconnu la pesanteur de I air. L invention de la Machine pneumatique ( Voyez ce mot.) par Otto de Guericke, en 1O72, et au moyen de «quelle on parvient à faire le vide dans un espace donné , ajouta aux connaissances acquises sur les propriétés de 1 air. Dans le courant du 17' siècle , Mariotte découvrit les lois de la dilatation de l'air et des autres fluides élastiques. Quelque temps après, Amontons découvrit que la dilatation que le calorique fait éprouver à l'air est en raison directe de la densité de ce fluide (V. Thermomètre). Haucksbée ajouta, au commencement du siec e, quelques observations à celles d'Amontons. Enfin les découvertes de Lavoisicr, déjà précédé par Bayen Ci) changèrent les idées reçues sur ce fluide ; et l'air qui jusqu'alors avait été reconnu comme un élément perdit cette qualité par la découverte de ses deux prin-

(0 Celni-ci avait reconnn, comme Jean Rey, dont les écrits étaient ouïmes, que' les métaux augmentent de poids par la calcination, et que cette augmentation est due à l'absorption de fc& Mais il était reserve a Laroisier de reconnaître que Pair n'est absorbé qu'en parlie, et que par conséquent il n'est pas un corps simple.

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cipes constituants , l'oxîgène et l'azote , dans la proportion de 21 parties doxigène , et de 79 d'azote (1775).

AIRAIN. L'airain est un alliage d'environ quatrevingts parties de cuivre jaune , de douze parties d étain , et d'un peu d'antimoine. Ce métal est dur, cassant et sonore ; aussi les armes et les instruments des arts étaient de ce métal chez les anciens , qui ne connurent que très tard l'usage du fer. L'airain diffère du Bronze en ce que celai -ci ne contient presque point d'étain , et conserve sa ductilité (F. Cuivre).

AIRAIN DE CORINTHE. Ce métal si célèhre dans l'antiquité, était, si l'on en croit quelques auteurs, le résultat de la fusion de l'or, de l'argent et du cuivre, qui eut lieu dans l'incendie de Corinthe, lorsque Mummius s'en empara, 146 ans avant J.-C.

ALAMBIC. On nomme ainsi l'appareil destiné à distiller les liquides. On en attribue l'invention à un arabe , ou maure d'Espagne , que quelques auteurs croient juif, nommé Gehert, Gerbert ou Giabert, et qui s'occupa, dit-on, le premier, de la vaine recherche de la pierre philosophale (960). La construction des alambics a singulièrement été améliorée de nos jours; d'innombrables perfectionnements y ont été apportés chez tous les peuple$. Nous citerons particulièrement les distillateurs écossais, qui emploient tous les moyens pour s'affranchir des droits que le gouvernement met sur les eauxde-vie écossaises. En 1739, l'un d'eux, M. Millar, aidé de M. Beaumé , Français , est parvenu à construire un alambic dont la charge se renouvelle 4>8° fois dans vingtquatre heures. Parmi les inventions les plus importantes en ce genre, nous devons également citer celle de M« Cellier de Blumenthal , dont l'appareil distillatoire produit en vingt-quatre heures trente mille pintes de liqueur, et n'exige que la présence de deux hommes pourle diriger (i8i3).

ALBATRE. L'albâtre est un dépôt calcaire, formé, à la manière des stalactites, dans les cavernes des montagnes de marbre. Dès l'antiquité la plus reculée , on l'employait à faire des vases où Ton mettait des parfums

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Lear extrême poli fit donner à cette matière le nom dWbâtre , de l'a privatif grec , et de lambano , prendre , qu'on ne saurait saisir. Le véritable albâtre n'est pas blanc, comme le croit le vulgaire; il affecte au contraire une couleur rembrunie. On donne toutefois ce nom à un dépôt gypseux qui se trouve dans les carrières à plâtre , et qui est très commun en France. L'art de le sculpter prit naissance en Italie. Ce n'est qn'au commencement de ce siècle qu'il fut introduit en France par M. Gazzoli.

ALBION. La découverte d'Albion ou de la Grande*-. Bretagne, appartient au carthaginois lmilcon ( 3£o aiis avant J.-C.).

ALBION (Nouvelle-). Cette contrée, située dans l'Amérique septentrionale , fut découverte en 1578 par François Drake , navigateur anglais. Les indigènes voulurent l'élire roi.

ALCAIQUE (vers). Ce vers, grec ou latin, est composé d'un spondée ou d'un iambe, suivi d'une longue et de deux dactyles. Le poëte Alcée en fut l'inventenr.

ALCALI VAUQUELINE. Cet alkali, extrait de la fève de Saint-Ignace , ou de la noix vomique , est dû à M. Vauquelin qui lui a donné son nom. (1818.) Voyez, Chimie^ » »

ALKALI VOLATIL. F. Amman

ALKALIMETRE. Cet instrument , destiné à déterminer la quantité d' alkali contenue dans un corps quelconque, est dû à M. Fouque ( 1807).

ALCARRAZAS. Ces vases, qui ont la propriété de rafraîchir les liquides , sont connus depuis long-temps en Espagne , et dans le midi de la France où ils furent apportés par les Arabes qui les tenaient des Perses, de l'Inde et de la Chine. Les alcarrazas sont très poreux , et laissent suinter une petite partie du liquide, dont Tévaporation rapide enlève au liquide restant son calorique. En 1804, M. Fourmi introduisit en France la fabrication d'une espèce d'alcarrazas connue sous le nom de lîadaque. \

ALCHIMIE. On n'a que des données 'bien vagues sur l'origine de cette prétendue science , dont le but est

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