POUD
Là petite Poste de Paris fut établie, en 1789, par le philanthrope Chamoussel.
POT A FEtF. Cette espèce d'arme fut inventée en France sons Frànçols I er .
POTASSE. C'est à M, Braconnot, de Nancy, qu'est due la découverte de la Potasse dans une foule de plantes (1808).
POTASSIUM. Ce métal fut découvert , en 1807 , dans la Potasse , par M. Davy*
POTERIE. L'invention de la Poterie appartient, suivant les Grecs, àEpiméthée, qui façonna des vases de terre , vers l'an ivBo av. J.-C» « • {
POTOSE* La découverte des mines de cette contrée fut due au hasard. Un indien nommé Hualpa, poursuivant des chevreuils > aperçut un morceau d'or natif; il confia son secret à un voisin, qui le transmit à un autre. 11 arriva ainsi à Pizarre, qui fit exploiter La mine et y fonda une ville (1 5^5).
POUDRE A CANON. Suivant les annales des Chinois , ils commencèrent à employer la poudre, comme moteur des projectiles en usage, k la guerre , vers l'an «3a , bien qu'ils connussent cet agent terrible depuis «700 ans.
On attribue généralement, en Europe, l'invention de la poudre au moine Schwartz , qui aurait dû cette découverte au hasard , et à l'explosion d'un mélange de soufre , de salpêtre et de charbon qu'il pilait dans un mortier (i35o). Cependant on est fondé il croire que, dès 1 294 » Roger Bacon connaissait le* effets de cette composition, et que même , dès le 12* siècle, elle avait été employée à des travaux de mines, près Gaslar. On peut présumer aussi que les Arabes la connaissaient avant les Européens , et l'avaient reçue des Chinois , par l'entremise des Tartares, et par suite de iears conquêtes dans ces contrées. V< Arme à feu.
En 1819, le colonel anglais Gibbs trouva le moyen â T augmenter la , force de la Poudre à canon, en y faisant entrer , une portion de chaux vive. En i8aa , M. Scrutas parvint à enflammer la Poudre sous l'eau ,
3i8 POÛR
au moyen d'un mélange fulminant Je charbon, d'antimoine et de potassium , qui prend feu par le contact de l'eau. < • ,
POUDRE ANTI- CHARBONNEUSE ET VÉ- GÉTATIVE. Cet engrais v qui augmente la récolte d'un quart, «t la préserve du charbon, de l'irg*/, de la mè/e f de la rouille et des insectes , est de l'invention 4e . AL Venant
POUDRE A POUDRER- Suivant l'EtoUe, celte Poudre fut inventée , en iSq^J, par des nones, qu{ croyaient remplacer par là^ sur leurs têtes, les cendres de la pénitence. Ce ne fut, toutefois, que long-temps après que ce signe d humilité devint un objet de parure à l'époque de la régence. D'autres auteurs prétendent que la Poudre Cul inventée par les- Polonais, qui s'en servaient comme remède de la plique , maladie dans laquelle les cheveux suintent du sang.
POUDRE VEGETATIVE. La conversion des matières locales en Poudre végétative, est due à AI* Bridet
^FoUDRETTE. V. Fesses mobiles iuoâonx.
POULIE. Celte invention, dont la définition serait inutile , est due à Atxbitas , mécanicien de Tarente. Celle 4e la Vis lui appartient également (38i ans av. J.-G),
POULIE MOBILE. Cette Poulie est do l'invention d!Arcbimède (sao ans av» J.-G).
POULS. C'est dans la diastole des artères que consiste le Pouls. Héropbile , médecin carthaginois , est le premier qui l'ait étudié (4 e siècle av. J.-G). Galien en réduisit la connaissance en méthode. Solano, de Lucques> «en tira les pronostics des crises des maladies (17* siècle). Plus tard , Borde u perfectionna celte méthode.
POURPRE. C'est au hasard seul , suivant la tradition
lus rapportent qu'un chien de berger , pressé par la faim, ayant brisé un coquillage, le sang qui en sortit loi teignit la gueule .couleur de pourpre , ce qui donna l'idée de l'employer à la teinture des étoffes. Palaephatus place
PRES 3i 9
telle découverte sous le règne de Phénix , a* roi de Tyr , dans le 16 e siècle avant J.-C. ; Suidas, a l'époque où le premier Minos régnait en Crèle, i£3g ans environ avant J.-C. Mais le plus grand nombre s'accorde à en faire honneur à l'Hercule tyrien, qui en présentâtes premiers essais au roi de Phéuicie. Ce priace fut, dit-on , si jaloux do la beauté de cette nouvelle couleur, qu'il en défendit l'usage à tous ses sujets , la réservant pour les rots et pour l' héritier présomptif de la couronne. Quelques ailleurs font intervenir l'amour dans la découverte de la Pourpre. Hercule, disent-ils, était épris des charmes d'une nymphe appelée Tyros : son chien ayant brisé un coquillage , se teignit la geule en pourpre ; la nymphe le remarqua , et charmée de l l éclat de cette nouvelle couleur, elle déclara à son amant qu'elle le quitterait s'il n« lui donnait un habit teint d'une couleur semblable. Hercule y parvint, en broyant un grand nombre de coquillages. Ces traditions paraissent fabuleuses, en considérant les détails et les soins minutieux qu'exigeait la préparation de celte couleur, suivant le rapport de quelques auteurs anciens.
PROCESSION DES ÉQUINOXES. V. Astronomie et lùtminoxe.
PRÉCIPITÉ DE CASS1US. On nomme airsi, du nom de son auteur, une couleur violette dont on se sert dans la Peinture sur Porcelaine.
PRÉCIPITE ROLJCE. V. Ovide roiige de Mercure.
PRESSE. La Presse est une machine qui sert a serrer, à comprimer fortement. Les Presses typographiques sont celles que I on emploie pour l'impression : cites sont aussi anciennes que 1 imprimerie; mais, de nos jours, on y a apporté un grand nombre de perfectionnements. Parmi les plus ingénieuses-, nous citerons la Presse de M. Durand , qui peut imprimer jusqu'à mille fcuilles par heure; la Presse en fer, de lord Stanhope , * dont l'usage est devenu très commun en France (181 5) ; ce1LedeM.Wood(i8i9)ïCelledeM.GilbcrtBurks(i8ao). Oest en Angleterre qu'on a commencé à faire mouvoir les. Presses par la vapeur. On cilc entre autres le pro-
3*o PUIS
cédé de AL Koenig (1819), et celui de AL SeDîgoe
PRESSE HYDRAULIQUE. Cette utile machine est de 1 invention de Descartes (1637)* En 1801 , M. Bra> mah, de Londres, inventa une Presse dans laquelle, en combinant l'action de 1 eau, le poids de Pair, et la force de l 1 homme, on produit, a l'aide d'un levier de quinze pouces , une pression égale à 4-, 608 livres*
PRESSOIR. Diodore en attribue l'invention k Yao& çien Racchus. On voit, dans la Bible l qu'il était déjà connu du temps de Job.
PRINCESSE ROYALE (îles de la> Ces îles fur^ni découvertes, en 1787, par Duncan.
PRISME. On donne, en général, ce nom h tout solide qui pourrait Être engendré par une figure rectiligne glifr»sant parallèlement à elle-même le long d'une ligne droite. C est plus spécialement le nom d'un solide triangulaire et transparent, dont on se sert pour décomposer les rayons de la lumière. Pline passe pour en être l' inventeur (i er siècle).
PROBABILITÉS ( calcul des ), Oest à M. oc la Place qu'est due la méthode d'application du Calcul des. Probabilités aux lois des phénomènes de la nature (i8x5).
PRONOl IOGRAPHE. V. Chambre obscure.
PROTOX1DE D'AZOTE. Ce gaz fut découvert , en 1772, par Priestlcy, et analysé en 1785, par Berthollet, On lui a donné successivement les noms de Gaz ni freux ù'rflogLsfîqiié } à'oxide nitreux , tfoxide d'azote x et d'ûerAàu/e (V azote*
PROTOX1DE DE BAR1UM. Cette substance, à la* quelle on donne encore le nom de Barite, fut découverte, en 1774., par Schéele , dans le Peroxide de Manganèse» 11 fut obtenu par MM. Fourcroy et Vauquelin.
PRUSS1ATE DE FER. F. Bleu de Prusse.
PSY1L1RE. Cet instrument de musique, de forme triangulaire , fut inventé par les Trogloditcs.
PUISSANCES MATHÉMATIQUES. L'expression actuelle des puissances d'un nombre est due à Descartes , qui imagina d'exprimer la seconde puissance ou carré,
PYRO 3ai
par un 2 au-dessus do la lettre qui désigne la quantité élevée à celte puissance ; le cube par un 3 , et par un 4 k quatrième puissance (i638).
PURGATION. Les Grecs en attribuent le premter usage à Mélampus , fils et petit-fils d'Abas, roi d'Argos, qui Pavait eu d'idoménée , sa fille. 11 gardait les trouvpeaux y comme les princes d'alors ; et ayant remarqué que des cbèvres étaient violemment purgées , lorsqu'elles avaient mangé de l'ellébore , il en fit boire le lait aux filles de Proclus, successeur d'Abas, qui s'imaginaient être métamorphosées en vaches, et parvint à les guérir de . Cette maladie. D'autres disent qu'il employa l'ellébore pwr.
PUTRÉFACTION. K Acide Pym-ligneua.
PYRAMIDES. La tradition en attribue l'invention aux Atlantes, qui, après la submersion de leur confinent y portèrent leurs arts chez les Egyptiens , vers Pàn £020 avant J.-C. La première Pyramide dont parle l'histoire est celle qui fut élevée , 229a ans avant J.-C, parNilocris, reine d'Egypte/ D'autres rapprochent <k 47 ans l'érection des premières Pyramides.
PYRAMIDE MARITIME. V. Balise.
PYREOLOPHORE. CeUe application d'un nouveau moteur, dû à la raréfaction de l'air par le calorique , es» de l'invention des ; frères Nicpce> de Châlons-sur-Saône (1806).
PYR1QUE (feu ), Ces espèces d'artifices, exécute^ ordinairement au moyen de transparents mobiles, furent inventés, dans le cours du 18 e siècle 1 par Ruggiéri , de Bologne. , / '
PYROMETRE. Cet instrument, qui sert & mesurer l'intensité du calorique dans les métaux et les corps so&lides, est du à Muscembroeck (17 e siècle). Desaguilliefs et l'abbé Nollet le perfectionnèrent. Dans le cours du dernier siècle , Wedgwood imagina un autre Pyromètre basé sur le retrait proportionnel que la chaleur fait éprouver à l'alumine* Plus tard , Morveau basa le sien sur la presque invisibilité du Platine. Enfin, de nos jours t M. Rrogniart en inventa un autre sur les mêmes données que Morvcauu
3*a QUAD
PYROPHORE. On nomme ainsi une préparation chimique qui a la propriété de s'embraser lorsqu'elle est exposée à Pair humide. Homberg, chimiste de Batavia, en est l'inventeur (17 e siècle)* Ou donne le même nom à. des métiers à lau terne , de Y invention de M. Schivic— Içrdy ; ils échauffent Les pieds du cavalier % el édaireut 1» rpnte pendant la nuit (1816).
PYROTECHNIE. I*a< Pyrotechnie est Tari de faire des feux d'artifice. Cet art n'a point été inconnu aux anciens. Ou trouve* dans Qaudkn, la description ù°un feu d'artifice qui ferait honneur aux artistes modernes; mais on ignore quelle matière les anciens employaient à ta confection de leurs pièces d'artifices: car ils ne connaissaient point la Poudre. Les Chinois , qui la possèdent de temps immémorial , ont poussé très loin la Pyrotechnie. Parmi les inventions qui s'y rattachent, nous citerons le procédé imaginé, en 174.3 y par Ruggiéri, arlifiejer <ie Bologne , pour communiquer le feu à une pièce fixe, parmi artifice mobile. Plus tard, Margraf inventa le Feu cctxl. De nos jours, les frères Huggiéri ont inventédes feux de plusieurs couleurs.
PXRRYQUË. V. Danse.
QUABRATRICE. Cette courbe, au moyen de laquelle on peut irouver des rectangles ou carrés égaux à ties portions de cercle, ou d'espaces curvilignes, fut inventée par Diuostrate, contemporain de Platon (3Go ans. av. J.-C) V. Géométrie*.
QUADRATURE. On donne ce nom à l'opération par laquelle on réduit une figure quelconque à un carré qui a la même surface. 1 '
La Quadratui'e du txrc/e , dont les plus grands mafhéimti riens se sont occupés, est un problème qui sera probablement toujours insoluble. Parmi les anciens , Arcluméde eut celui qui 'en a le plus approché; quelques uns des xno&raes ont été ])lus heureux sansFèlrc tout- à-fait. JLuddpLe de Ceuku a trouvé qu'en supposent que le dia-
QUÀtt 5*3
mètre du cercle soit i , la circonférence est plus grande que 3, i4i5g3653589793i384.626433832795o ; mais que celle môme circonférence serait plus grande si l'on mettait l'unité pour dernier chiffre. Logni a poussé ce calcul beaucoup plus loin : Leîbnilz et Newton ont aussi donne des méthodes pour en approcher.
Li Quadrature de la cycldide n'a pas encore été trYHfvëe non plus ; cependant on est parvenu à en quarrer quelques segments. WVen , Huyghens , Leibnitz et Bernouifli sont les premiers géomètres qui y aient réussi (if e siècle)^
La Quadrature de l'hyperbole fut trouvée par Mercator, du Holstein (17 e siècle)-
La, Quadrature des lunules , ou de portions de cercle , fut trouvée par Hippocrate, de Chio, qui cherchait la Quadrature du cercle (4*9 ans av. J.-Ç.).
Enfin , la Quadrature de la parabole fut découverte par Archimèdc (3 e siècle av. J.-C.). V. Géométrie,
QUADRUPLE LOUIS» Cette pièce d'or fut fabriquée. , en 1641 , sous le règne de Louis XIII , et valait vingt livres.
Q U ARÉOGR APIIE. Cet instrument, au moyen duquel on peut dessiner la perspective, avec la plus grande précision, est du à M. Guracher, d'Aurach, général autrichien (1820).
QUART ou QUATIER ANGLAIS. Cet instrument, quf sert à prendre en mer la hauteur du soleil, et la distance entre deux astres., fui inventé par l'anglais Davis
QUART DE CERCLE. Le Quart de Cercle est tm instrument d'Astronomie qui sert à mesurer la hauteur des astres au-dessus de l'horizon; on n'en connaît pas (Inventeur. En 1667 , Picard et Auzout y appliquèrent line lunette à laquelle Marin avait pensé dès i634~ Ticho- Kraiié est l'inventeur du Quart de Cercle mural (16 e siè— de). Plusieurs autres instruments du môme nom sont employés à diverses opérations astronomiques ou géû> métriques.
J^UART D*CU^ Cette Monnaie d'argent, tg&tit-
QUIP
sait le Quart de VÉai d'or , fut fabriquée sous Henri 1IL QUEllUTRON. L'emploi de celte écorce d'un chêne jaune de la Nouvelle-Angleterre , est due au docteur JBancroft , qui le premier en a tiré une belle couleur jaune , bien préférable à celle produite par la gaude.
QUINQUET. Les Lampes à double courant d'air, appelées Lampes d'Argand, et depuis Quinquefs , du nom de celui qui en avait donné la première idée, furent mises en usage par Argand, en ij85*
QUINQUINA. Celte écorce est originaire du Pérou, où sa ver!u fébrifuge fut connue des naturels, par un hasard singulier, à ce que rapportent les traditions locales. Quelques branches de Quinquina étaient tombées dans une petite mare dont elles rendirent l'eau amère. Un fiévreux , tourmenté d'une soif ardente, en but et fut guéri. Les Indiens cachèrent long-temps ce fébrifuge aux Espagnols que lafièvre décimait. Mais ils se décidèrent toutefois à guérir la comtesse de Chinchon, épouse du vice- roi, dont 1 humanité avait souvent engagé son mari à protéger Jes indigènes contre la barbarie espagnole. Malgré les pré^ cautions prises pour que le secret ne fut pas découvert r on recueillit quelques brins de l'écoree apportée à la comtesse, et le Quinquina permit aux Espagnols de braver la fièvre , la seule garantie que les Sauvages eussent contre leur rapacilé (ifcte). Ce remède prit d'abord le nom de Poudre de la Comtesse , puis de Poudre des Jésuites^ qui en firent une espèce de monopole (i638). Le Quinquina fut introduit eu Espagne et en Italie, dans le cours de Tannée 16^9. Le cardinal Lugo l'apporta en France» en i65o. D'autres prétendent que ce fut le chevalier anglais Robert Talbot, ou Tahor (1679), et qu'on le nommait alors Remède anglais. V. Uiianuea*
QUINZA1N D'OR. Celte monnaie fut fabriquée en ijoq, et valait i5 livres.
QUlpOS. On appelle ainsi des cordons de diverses couleurs, et portant une infinité de nœuds placés à des distances déterminées. Les Américains s'en servaient, avant l'arrivée des Européens, comme d'une espèce d'écriture , pour conserver les souvenirs historiques. Quei-
REFR a? 9
ques auteurs en attribuent l'invention h Soui-Giiv-Qii , souverain de la Chine , mais sans en fixer l'époque.
RABDOLOGIE. On nomme ainsi un procédé imaginé par Ncpyer, ou Napîer, baron écossais, inventeur des Logarithmes, et qui a pour but de faciliter la multiplication et la division, en les réduisant à l'addition et 4 la soustraction, au moyen de baguettes marquées de quelques nombres (17 e siècle).
RAGE. K Hydrophobic.
RAJUSTES. Voyez J. et V.
REACTION. On doit à Newton la découverte de ce principe , que la réaclion entre les corps est toujours égale à l'action*.
RECRÉATION (île de ïa> Cette îleûjt découverte* eti 1 73 2 , par Rogge ween.
REDINGOTTE. Ce vêtement v d'origine anglaise > fut introduit en France en 172$$..
R EDI NG OTTE ANGLAISE. V. Condon*.
REFENDRE ( machine a ). On nomme ainsi une machine destinée à diviser les peaux par tranches, sut-» vont leur épaisseur. On en obtient ainsi différentes qualités de peaux, dont la première est un excellent vélin. MM. Buscarlet, de l'Ain , et Chaumert* de Londres > en sont les inventeurs.
RÉFLECTEUR VERTICAL. En 182*, un Réflecteur vertical, construit par M. Matlbieu, astronome français , fut élevé, aux Dunes de Haslings , en Angle* terre ; sa lumière est visible à plus de trente lieues
REFLEXION. K Ijimîère et Optique.
REFLEXION (cercle de). C'est à Borda qoton e* dcTTt l'usage (1802).
RÉFRACTION. V. hunière et Option*
REFROIDISSEMENT ARTIFICIEL. X'empiôi des Sels, comme moyen de Refroidissement, est dû à Boylc, qui cependant ne fit que le renouveler des Perses et des Egyptiens , chez qui ou en fait usage de temps îm-
3aG RETI
mémorial (i6G3); En 1729, Farcnheit parvint à produire 00 froid considérable, en versant de l'esprit de nilre sur de la glace piléc; enfin, Lowitz, chiniisie russe , produisit le plus grand froid connu, par un mélange de buit parties de tuuriate de chaux r et de six parties de nei^e non comprimée (1 798).
RÈGLE. R!>vcus> architecte du Labyrinthe de Samoi, passait chez- les Grecs pour l'inventeur de Ll Règle [$- siècle av. J.-C)..
REGULATEUR A TOURBILLON. Ce nouveau mécanisme d'horlogerie est du à B reguet (1821).
RÉGULE D'ANTIMOINE. Celte découverte appartient aux Suédois (1748).
REINE D'OR. On donne ce nom à une monnaie frappée sous le règne de BJanche de Castillc > mère de Saint-Louis.
RELIEF. V. Dessin.
RELIURE. Cet art n'est guère connu que depuis l'invention de l'Imprimerie. Auparavant, on ne faisait que rouler le parchemin , ou les feuilles sur lesquels les livres étaient écrits. V. Livres^
RELIGION. V. Cérémonie religieuse.
REMORQUE (bateau de> Cette machine', destinée à faire remonter aux bateaux les fleuves et les rivières, au moyen d'un mécanisme mu par le courant de l'eau , fut inventée par M» Briesla de ikuival, de Paris ► 1816).
REMPART. V. Fortification*
RESERVE (corps de). Végècc attribue' aux Spartiates l'inven im de ces corps, destinés à soutenir l'attaque , lorsque l'armée est affaiblie. Les Carthaginois t p«is les Romains les imitèrent. D'autres auteurs en font remonter l'origine au moins à Cyrus , dont la réserve r composée de chameaux montés par des archers, £t làcher pied, aux Lydiens»
RETICULE. On appelle ainsi un instrument composé de plusieurs fils placés au foyer d'une lunette , pour mesurer le diamètre des astres t ou pour observer les différences de leur passage , OU enfin pour mesurer la
RIO 3a 7
grandeur (Tune éclipse. 11 lut invente a la fin du 17* siècle, par quelques membres de l'Académie des $cieoces.
RETINE. La Réline est une membrane formée par Fexpansion du nerf optique, et <{uî tapisse le fond de f œil. KcppYer est le premier qui ait démontré que les fonctions de la Rétine sont de recevoir 1 imago des objets au fond de l'œil (t6oo). On doit à Régis la décourverte de ce principe 'd'optique , que la grandeur apparente d'un objet dépend uniquement de la grandeur de son image sur la Rétine (1690). .
RÉVERBÈRE. Cest seulement en 1770^ «fauîres disent 176G y que Ton commença à substituer, cfens tVris, les Réverbères aux Lanternes, qui auparavant éclairaient cette capitale. M. Bordier-Marcet est 1 inventeur des Réverbères à réflec-v:ur parabolique (i8oi)>
REVOLUTION (iLLS de. la). Ces îles furent Amourettes, en 1790, parle capitaine français Marcband»
RHODIUM. Ce métal fut découvert , en l$ok r par Wollaston , dans la mine de Platiue.»
RHUBARBE. Les propriétés médicinales de la Rbu* Barbe furent découvertes , par les Arabes, vers, l'an 8a4-
RICOCHETS. V. Batteries.
RIME. On désigne, par ce mot , Puniformîté tte son dans la terminaison des vers. Les Grecs cl les. Romains emmurent la Rime , mais n'en faisaient qu'un usage modéré ♦ et remployaient principalement daus la prose, a la fin d'une période composée. L'introduction de la Rime dans les vers est due , suivant les uns , au pape Léon 11 (7* siècle); suivant d'aulrcs, à Paul, diacre d'Angouleme, et secrétaire de Didier, roi des Lombards (S a siè-* de). Enfin on l'attribue encore à un religieux de Vissem- Lourg, nommé Alfred, qui l'employa 4an$ un poçmet latin sur la çrâce. Marot passe pour avoir imaginé le mtélawge des Rmves masculines et féminines ; mais Rousard, «m coniein^oraia , est le premier qui les ait employées régulièrement ( i& c siècle\ k ,
RIO- JANEIRO. Ce'fleuve et Celui de la Plata fcncut découverts, en i$i5, par l'espagnol lUaa de S s olis.
3î« ROUE
ROGGEWEËN (Île de> Cetie tle fut dédrciverte, en 1722 , par le navigateur du môme nom.
ROMAIN. V. Caractère.
ROMAINE. V. Balance.
ROMAN» L'origine des Romans remonte à Fan ffioè Oïl donna ce nom à ces sortes d'ouvrages, parcequ'iis étaient écrits en langue romance , alors la plus universelliment répandue.
RONGEUR. Tel est le nom donné , par M. Daniel Kœchlin, leur inventeur, aux agents chimiques > au moyen desquels on enlève le rouge d'Andrinople, également de son invention, pour appliquer à sa place d'autres codeurs dans l'impression sur tissu.
ROSÉE. La Rosée, dont nous nous dispenserons de donner la définition , est un phénomène qui jusqu'à nos jours n'avait pu être expliqué d'une manière satisfaisante ; cm en doit à M. WelU la véritable théorie. On sait que la Rosée n'a lieu que dans les nuits sereines de l'été : lat terre,, fortement échauffée, abandonne à l'air une grande quantité de calorique rayonnant y et ne peut en recevoir., Le refroidissement est tel que les vapeurs répandues à la surface dans l'atmosphère se condensent et s'attachenf aux' plantes sous forme de gouttelettes. Lorsque le temps est couvert, le rayonnement est réciproque entre- la terre et les nuages ; alors il no se forme pas de rosée*
ROSTRALE. V. Colonne.
ROUE. V. Churs.
ROUE ASTRONOMIQUE, Cet instrument , propre à observer les éclispes de lune * fut inventé j en 1-776, par Jacques Ferguson, écossais*
ROUE A VAPEUR. Cet appareil , beaucoup pins' simple et moins dispendieux que la machine à vapeur > remplit le môme but. Il est de l'invention de M. Dielz.
ROUE-POMPE- A-EAU. Cet appareil, de la piusr gronde simplicité, est, ainsi que son nom l'indique f destiné a élever l'eau à une très grande hauteur. M.Dietz en est l'inventeur.
ROUE DE POTIER. Celte invention est due à Actle, ou Perdix , élève et revenu de Dédale (1 230 ans av. J.-C;-