‹ Dictionnaire des lieux communs de la conversationChapitre 10 sur 31 · REIN · texte numérisé non relu

REIN

Le frein de la loi.

« Mettre un frein aux mauvaises passions d'une vile multitude.

[Propos des classes dirigeantes.)

RÉQUENTATioN. Les mauvaises fréquentations perdent la jeunesse. — Quel est le père de famille qui n'a pas tenu cent fois ce langage à ses fils ?

RèKE. Tous les hommes sont frères. — Qui s'en douterait?

EESQUE.

, a Les belles fresques de Raphaël sont un objet d'admiration pour tous les touristes qui visitent la Ville Etemelle. »

{V. les Guides Joanne.

aQLVS.

« Les frimas de novembre avaient répandu sur la campagne un linceul de neige. »

{Tableau de l'hiver.)

RINGANT.

.« Le fringant vicomte donnait le bras à la femme du ministre de..., une des reines de la mode. »

{Echos du monde.)

« Un fringant attelage parcourait la grande allée des Champs-Elysées. »

{Style de roman.) RIPER,

« Palsambleu , dit le vidame en fripant du bout de ses doigts aristocratiques la dentelle de son jabot, l'aventure est piquante; continuez, vicomte. »

[Jîoman genre xviii» siècle.)

HiSER. Friser la police correctionnelle. — Interrogez -les tous ces coquins qui frisent sans cesse la police cor- Teclionnelle : tous vous répondront que la plupart des métiers honnêtes ne nourrissent pas leur nomme.

« Ses cheveux d'un blond cendré frisaient naturellemen et formaient un contraste étrange avec ses yeux d'un noi: velouté. »

(Boman, côté des portraits.}

Frissonner. Frissonner des pieds à la tête. Frissonner d'hor reur au récit d'un drame épouvantable. Frissonner d'hor reur à la vue d'un hideux reptile. — Les pauvres gens, eux, frissonnent de froid six mois de l'année. C'est encore plus triste.

Frivolité. La frivolité est le caractère de la nation française. — La routine cependant est puissante en France définisse qui voudra ce contraste.

Froisser. Il ne faut froisser les opinions de personne. — Oi ne sait pas à quelle opinion on pourra un jour appartenir soi-même.

« Je ne voudrais froisser les opinions de personne; mai pour rendre hommage à la vérité, je suis forcé de dire qui la fraction, (|ue le parti {ad libitum) ne paraît pas entre voir la question avec tout le patriotisme qu'elle commande. ^ A l'ordre ! A l'ordre ! »

{Chambre des députés.)

Frondeur. La bourgeoisie en France est essenUellemm frondeuse. — Oui, mais le jour où elle est menacé dans ses intérêts, comme elle fait volte-face ! Gratta le bourgeois, vous trouverez le boutiquier.

Front.

« Son front vaste et légèrement bombé, où le génie sem blait avoir élu domicile, frappait au premier abord. »

Portrait du front du monsieur qui joue les grandi premiers génies dans les romans, et que, souvent, le romancier fait parler et agir comme un imbécile.

Front serein.

« Et sur son front serein cette noblesse empreinte. »

(Longepierre. Médée, acte I, se. i.)

Front d'airain

« J'ai vu que l'impudence est la reine du monde, « Et qu'il faut, quand on veut y faire son chemin, « Aller à la fortune avec un front d'airain. »

(La Chaussée. La Gouvernante, acte I, se. iu.>

« Il faut un front d'airain pour devenir heureux. »

^Lafont. Les Trois Frères rivaux , se. v.

'rou-Frou.

« Le frou-frou d'une robe de soie m'annonça l'arrivée de la princesse. Elle s'avança gracieusement à ma rencontre, et, me tendant la main à l'anglaise... »

(École moderne.)

auiT. Détruire son fruit. — Plaidoyer comme un autre en faveur du rétablissement des tours.

Les fruits de Vétude. — Quelquefois bien indigestes pour ceux auxquels on les fait goûter.

Les fruits d'une bonne éducation — Des fruits qui, aujourd'hui, arrivent rarement à maturité.

Le fruit de ses entrailles.

Elle nous demanda, à mains jointes, et d'un ton à fendre le cœur, de lui montrer ce tendre fruit de ses entrailles. » (V. Dacange. Léonide ou la Vieille de Suresne.) « Enghien, de son hymen le seul et digne fruit. »

(BoUeau. Épitre IV.) « Sais-tu bien qu'à l'instant que son flanc mit au jour « Ce triste et dernier fruit d'un malheureux amour. »

(Voltaire. Zaïre.) « Je suis de cet hymen le fruit infortuné. »

(Voltaire. La Mort de César, acte 111, se. ii.) « Au nom des tendres fruits d'un hymen malheureux. » (Longepierre. Médée^ acte II, se. ▼.)

ausTE. Son visage fruste commme une médaille antique. — Littérature de numismate.

DGITIF.

« Ces poésies fligitives ont vu le jour dans un de ces moments de tristesse où l'âme, à défaut de confident, aime à s'épancher sur le papier et à le rendre, pour ainsi dire, témoin de nos plus secrètes pensées. »

Préface de n'importe quel volume de poésies que l'auteur appelle fugitives, et qui n'ont pas encore assez fui au gré de l'infortuné lecteur qui s'y est laissé prendre.

ÎNÈBRE.

« Les honneurs funèbres étaient rendus par im peloton du... de ligne, auquel le défunt avait droit en sa qualité de membre de la Légion d'honneur. »

{Ne'cTologie.)

JREUR. Les fureurs de Bellone.

« La ftireur des vagues menaçai t'jà chaque instant de préd piter leur frêle esquif au fond du gouffre amer. »

{Surpris par la tempête.) « Les fureurs révolutionnaires pénétrèrent jusque dans no camps, t»

(L.-B. Picard. L' Honnête Homme y ou le Niais.]

Fusion.

« La fusion des partis est une de ces nobles utopies dont l réalisation est impossible dans notre malheureux pays, oi les germes de divisions ont des racines si profondes. »

{Tartine politique,)

Gaieté. Qaieté communicative. N'être pas ennemi d'ta

douce gaieté. La gaieté n'avait pa^ perdu ses droits. îl\

aura encore de beaux jours pour la vieille gaieté gauloist

« La décence, le bon ordre et la joie la plus franche oi

présidé à cette fête. »

{Journal des Débats du 8 ventôse an YIII. Compte rendu du b masqué donné le 7 ventôse au théâtre de la Mépublique eti Arts.)

Gage. Donner des gages à son parti. — S'être compromi plus ou moins pour un parti. — Avoir fait de la prisoi s'être fait condamner à mort par contumace : autai de gages donnés à un parti.

Gage de Vamour.

« Mais ce malheureux gage de notre coupable amour, o enfant abandonné comme sa mère... »

(Ch. Desnoyers et Nus-Follet. Jacques le Corsaire. ISU.

Galon.

« Quand on prend du galon on n'en saurait trop prendre. ^

(PaA*odie d*un vers du Roland de Quinault, acte II, se. r. « Quand on prend de l'amour, on n'en saurait trop prendre. • Alors, fait observer M. Ed. Fournier (VEsprit des autr^pour un nœud de ruban, une faveur, un galony on disa

un galant».. Pour désigner un galon et un amoureux^ un même mot suffisait donc, et dès lors jugez des équivoques. Pourquoi n'aurait-on pas fait dire à quelque fine mouche de soubrette :

Quand on 'prend du galant,.., etc.?

u Vous vendez dix rabats contre moi deux galans. » (Corneille. La Galerie du Palais^ acte lY, bc xid.) GaBDE-DU -CORPS.

« C'était, à celte époque, un sémillant garde-du-corps de Charles X. »

(Portrait d'un vieillard sympathique.)

Gaze.

« Une gaze légère enveloppait son corps, et en dessinait les contours harmonieux, qui eussent tenté le ciseau de Praxitèle et rendu Phidias rêveur. »

Voilà comment les romanciers les font belles à peu de frais.

Gazouillement.

« Elle s'endormit, doucement bercée par le murmure de Tonde et par le gazouillement des oiseaux. »

C'est ainsi que s'endorment, à la campagne, les amoureuses de roman.

Gémir. Gémir dans les fers. Gémir sur la paille humide des ca/ihots. Gémir sous le joug d'un prince barbare. Faire gémir la presse, — Il faut avouer que, souvent, ce n'est pas sans motif.

« J'ai déjà fait gémir la presse, et, sans me vanter, avec assez de succès. »

(L.-B. Picard. L'Honnête ffomme^ ou le Niais.)

a Plus de vingt volumes de moi firent, en moins de deux ans, gémir la presse. »

(Ducray-Duminil. Petit-Jacques et Georgeite.) « Alors gémit la presse, et, foulés avec bruit, « Ces types variés, que le métal produit, « Gravent d'un seul instant, ouvrage indélébile « Sur la feuille mouvante, une empreinte immobile. » (Bignan. Epître sur La découverte de l'imprimerie. 1829.)

Gémonies. Traîner aux gémonies, — C'est le revers de la médaille de bien des popularités, qui n'ont pas d'autre base que l'engouement aveugle des masses.

Généreux. — Un vocable dont toutes les femmes rêvent. — Généreux ami. Généreux coursier.

Génie. Avoir le génie de l'intrigue. — C'est un excellent moyen d'arriver à quelque chose, et quelquefois à tout.

Génie tutélaire.

« Et puisse le génie tutélaire qui présida à notre naissance.... »

(M"" Cottin. Claire (VAlbe.) « On dirait que ce fleuve (le Rhin) est le génie tutélaire de l'Allemagne. »

(M"»" de Staël. L'Allemagne, t. T., chap. i.) « Ce génie tutélaire (l'homme providentiel), une nation nombreuse le renferme toujours dans son sein. »

(Las Cases. Mémorial de Sainte- Hélène. 1823.)

L'empreinte du génie,

« S'il n'est pas ravi, pour ainsi dire en extase à la vue de l'empreinte sacrée du génie. »

(Lacépéde. Discours sur la manière d^étudier laphysique.)

Génie infernal. — Les orateurs de la Révolution donnaient avec plaisir « du génie infernal » à Pitt.

« Prenez donc des mesures contre le génie infernal de Pitt. »

(Fabre d'Eglantine. Convention nationale, rapport sur Vagwtage. Séance du 13 août 1793.) J

Germe. Le germe des mauvaises passions. Semer le germe

de la discorde.

Germer. La pitié, comme une plante bienfaisante, germe de

bonne heure dans le cœur de l'homme vertueux.

Glaive. Le glaive des lois. Le glaive de la justice.

u Le glaive de la justice, auquel bien peu de coupables parviennent à se soustraire, saura attemdre un criminel comme vous, qui n'a pas craint de tremper ses mains dans le sang d'une mnocente vicUme. »

(Péroraison du ministère public.) « Je laisse le glaive des lois « Pour porter celui de Belione. »

(Scribe et Dupin. La Jarretière de la Mariée, se. xvi. 1816.'

<( Tant que subsistera le glaive de la justice. »

(Victor Séjour. Les Noces vénitiennes, acte I, se. xn. 1855.)

« Que le crime poussé jusqu'à cette insolence, « Du glaive seul des lois tienne sa récompense. »

(Fabre d'Églantine. Le Philinte de Molière, acte IV, se. >^

Glaive vengeur.

« Armé du glaive vengeur, la justice attend, etc. » {Procès des assassins de Fualdès. Plaidoierie de M* Dubemard.,

Le glaive de la justice, qu'on a fait étinceler si souvent, apparait déjà dans VOrestie d'Eschyle.

« Le glaive de la justice atteint toujours le cœur du coupable. »

Glaner. Glaner des idées dans le champ d'autrui, c'est le fait d'un plagiaire. (Pensée de M. de la Palisse.) — S'ils ne glanaient pas un peu dans le champ d'autrui, bien peu d'écrivains auraient quelque chose à dire.

Glapissant. Voix glapissante, — L'avocat, à la fin de sa péroraison, l'orateur, à la fin d'un discours, ont la voix glapissante. Il 7 a en qui ont même la voix glapissante dès le début d'une harangue.

Glas. Le glas funèbre, — On n'ouvre pas, là-haut, à tous ceux pour qui l'on sonne le glas funèbre.

Glisser. S'engager sur un terrain glissant. — La gloire est un terrain glissant qu'il n'est pas donné à tout le monde de parcourir.

« Glissez, mortels, n'appuyez pas I »

(Roy. 1730.)

Mis au bas d'une gravure représentant l'hiver {les Patineurs,) Ce vers a été ainsi parodié pour l'usage des arracheurs de dents : N'arrachez pas, guérissez!

Globe. Les globes d'albâtre. — Ce qui veut dire, en vile prose, des « seins blancs». Les poètes du premier Empire ont beaucoup donné dans les globes a*albâtre. « Mais, Dieu ! qui n'aimerait d'une ardeur idolâtre, « Cette plaine de lait, ces collines d'albâtre, « Cette neige qui fond et brûle les amants, « Ces globes animés d'étemels mouvements? »

(Colletet. Les Âmoitrs de Claudine.)

tt Qu*ont-ils fait ces deux jolis globes que tu retiens, pour mériter des fers et languir dans une prison ? »

(Dovai, Imitations de poètes latins. Muret.)

Glorieux.

« Les vieux débris de nos glorieuses phalanges ont accompli leur pieux pèlerinage annuel au pied de la colonne. »

Phrase consacrée le 5 mai de chaque année sous le second Empire.

Encore un glorieux débris de la Grande-Armée qui vient de s'éteindre.

Phrase consacrée chaque fois que meurt un vétéran de la Grande- Armée.

Nos glorieuses institutions.

Gouffre. Le gouffre amer. — Pour la mer. (Style prétendu poétique.) Plonger au fond du gouffre amer pour satisfaire le luxe effréné de nos Lais modernes.

Gouffre immense, gouffre infini.

« Malheureux! un rocher inconnu, sous les eaux, « A-t-il, brisant les flancs de tes hardis vaisseaux, H Dispersé ta dépouille au sein du gouffre immense? > (André Chénier. Œuvres posthumes.)

Gouffres de Vinfini.

« Armé de cet admirable bon sens que j'ai signalé déjà,

ne craignez pas qu'il (J. Autran) se laisse emporter au large,

avec ces poètes audacieux qu'attirent les gouffres de l'infini. »

(Victorien Sardou. Discours de réception à l'Académie frast^nàst,

S3 mai 4818.) .

Goutte. Les gouttes de sueur brillent sur son visage,

u Les gouttes d'une sueur pénible brillaient sur son front. • (Chateaubriand. Atala.)

Gouvernement. Gouvernement protecteur.

« Le gouvernement, protecteur de nos droits et de nos libertés, paraît cependant sentir à la fin, mais trop tard, U nécessite de purger les administrations et tous les emplois publics de ces hommes de sang, reste impur de nos fatales discordes, de ces hommes dont le patriotisme a sa source dans les rapines, etc. »

[Chronique inéUscrète du xix* siècle. 4825.)

Grâce.

« M"e de X... a fait les honneurs de ses salons, avec son amabilité et sa grâce habituelles. »

{Fin obligatoire d'un compte rendu de bal ou de soirée.) « Au milieu d'elles parut une jeune déesse éclatante de grâces et de beauté. »

(M"« D... Maria.)

Le droit de grâce, la plus belle prérogative d'un souverain.

« Au moment où le chef de l'État prélude au droit de grâce et de pardon, la plus noble de ses prérogatives. »

(A. Wolff, Figaro du 19 nov. 1878.)

Grandir. Grandir dans Vestime publique. Grandir dans l'es time de ses concitoyens. — On grandit souvent d'aatanl

plus qn'oQ en a plus imposé ou que les autres se font plus petits.

Gras. Gras comme un moine, — Réclame une légère variante : Gras comme un moine... avant l'expulsion.

« Ainsi vivait dans ce nid délectable, « En maître, en saint, en sage véritable, « Père Vert-Vert, cher à plus d'une Hébé, « Gras comme un moine, et non moins vénérable. » (Gresset. Vert-Vert, chant U.)

Graver. Graver sur Vairain.

« Le souvenir de ses bienfaits restera gravé dans nos coeufs en traits ineffaçables.

{Éloge d'itn Âfontyon quelconque.)

« Ce sont des choses que la vertu grave en lettres de feu dans les âmes élevées. »

(M— Cottin, Claire dAlbe.)

« C'étaient de naïfs aveux, c'étaient de tendres serments qui, pour n'avoir jamais été prononcés (sic), n'en étaient pas moins gravés au fond du cœur. »

(Hallian, P. Tournemine et Bernard, Le curé Mérino, act. l", se. T. 1834.)

« L'amour lui-même en traits de flamme a Grava leur image en votre âme. »

(TiBsot.)

« Tandis que vous prononciez ce discours, gjavé en traits ineffaçables dans ma tête et dans mon cœur. »

(M"»e de Genlis. Pétrarque et Laure.)

a Le nom de mère, hélas 1 qui ût tout mon bonheur, « Ses accents douloureux l'ont gravé dans mon cœur. ■ (M«»« Badois. Elégies maternelles. 1805.)

Les soldats, pleins d'une amoureuse flamme, gravent encore sur l'écorce des arbres leur nom et celui de leur belle enlacés autour d'un cœur percé d'une flèche. C'est du classique sentimental, de la pastorale, de l'églogue à coup d'eustache. Nombre de bancs de nos promenades publiques sont illustrés de lettres enlacées et de cœurs percés de flèches.

a J'ai gravé son beau nom sur l'écorce des hêtres. »

(Segraîs. Eghgues.)

Grelot. Attacher le grelot,

« La folie agite ses grelots et convie à la lutte les gais enfants de Momus. »

C'est ainsi que les journalistes du bon vieux tempsl annoncent l'arrivée du carnaval.

Grelots de Momus. i

« Le vaudeville est forcé de s'emparer des grands hommesi

fi)ur les faire aimer davantage, au milieu des grelots de omus. » ;

{Journal des Débats, 22 ventôse an YIII.)

Grisette. La gentille grisette. La grisette, cette race aujourd'hui dispame comme les carlins. — C'est la faute à la prostitution qui marche à pas de géant.

Grossir. La peur grossit les objets. — D'autres fois, ce sont les objets qui grossissent la peur.

Grotte.

« Ils s'assiren* à l'entrée d'une grotte creusée par les mains de la nature, et firent un frugal repas, composé de figues sèches, de lait et de pain. »

^Excursion d'amoureux dan» un pays de montagnes.)

Le soit» ils sont ordinairement surpris par un orage.

Guêpe.

« Elle avait une taille de guêpe, qui eût tenu dans les dix doigts. »

« Sa 'taille de guêpe avait la souplesse d'une liane. » « Sa taille de guêpe, aussi souple qu'un roseau. » (Tiré des romans contemporains. J

La taille de guêpe, c'est le triomphe du corset et le martyre de bien des femmes.

Guerre. La guerre et ses horreurs.

« Le fléau de la guerre avait porté la désolation au sein de ces riches contrées. »

La guerre civile, le plus horrible des fléaux.

« Les agents de l'Angleterre, unis à des brigands, soulèvent les habitants des campagnes, et préparent le plus terrible des fléaux, la guerre civile. »

[Proclamation du général en chef Brune aux habitants des départements de FOuest, 2 pIuviAse an VIII.)

Guerrier.

« Cette gloire militaire de l'Empire, tant regrettée de nos fiers guerriers. »

[Almanaehde la Bonne Duchesse y dédié aux dames françaises, par J.-A Gautier, 1833.)

« Georges aussi admirait nos guerriers. »

(L.-B. Picard. L'Honnête Homme ou le Niais^ chap. i.)

DES LIEUX COMMUNS loi»

Hagard.

« Elle promenait un œil hasard d'un côté et de l'autre. » « Les cheveux dénoués, Toeil hagard, elle regardait sans voir. »

[Héroïne de roman en proie à un violent chagrinj

Haleine. L'haleine du zéphyr. Son souffle aussi pur que l'haleine du zéphyr,

« Elle racontait avec un son de voix aussi doux que Thaleine du zéphyr. »

(Arm. Charlemagne. Les trois B... ou Aventures et Mé' moires d'un boiteux, d'un borgne et d'un bossu. 1809.)

«i D'un zéphyr indulgent, si les douces haleines

« Ont conduit mon vaisseau sur des bords enchantés. »

(Ducis. V Amitié.) t Le zéphyr amoureux vous suit, haletant après vous, et vous pousse de son haleine chaude et humide. »

(Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature.) €( Des nocturnes zéphyrs je sens la douce haleine. »

(Marie-Joseph Ghénier. Élégies. 1806.)

Hanter.

« Le vieux château, perché sur le sommet de la colline, passait pour être hanté par des esprits. »

(Roman genre Arme Badcliffe.J

Harmonie. Harmonieux. Verser des torrents d'harmonie. « Les sons harmonieux du violon la plongeaient dans une douce rêverie, dans une sorte d'extase. »

(Roman hystérique.)

Hebbb. La mauvaise herbe pousse vite. — Cela se dit familièrement d'un enfant qui grandit beaucoup, a Mauvaise graine est tôt venue. »

(La Fontaine. L'Hirondelle et les Petits Oiseaux.)

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