VII
ont péri tous ses ainés, Avec ces protecteurs nous pouvons espérer de voir s’écrouler à néant toutes nos loc. vic. dont le nom est légion. Sans eux, nouveau Don Quichotte, nous nous battons contre des moulins à vent.
— ais quels sont donc ces protecteurs ?
La réponse vient au-devant de nous: Ce sont les hommes qui président aux destinées de l’éducation en ce pays, et qui forment ce corps imposant et important qu’on appelle Le Conseil de l Instruction publique ! Voilà les orais protecteurs, les seuls protecteurs ! Et nous croyons avec une décourageante conviction que sans leur protection officielle, oui OFFICIELLE, et pas d'autre, notre pauvre boiteux restera sans béquilles, notre oiseau, sans ailes, notre vaisseau, sans pilote. ... et notre livre aura vécu ce que vit l’écho de la motte de terre qu’on jette sur une tombe et qui redit lugubrement : Mort ! Néant ! Mais non, espérons que le Conseil, comme un soleil bienfaisant, laissera tomber sur notre œt#fyre (ou tout autre à son choix : c’est le but que nous envisageons) un de ses rayons qui donne la fécondité et la vie, et c'est à Lui que nous le devrons si nous redevenons français par la langue !
Écrivons maintenant un nom à jamais cher à tout Canadien désireux d'améliorer son langage : le nom de M. Peter S. Murphy, commissaire des écoles catholiques de Mortréal. Le premier (que nous sachions) il a eu la noble pensée de corriger le
.VIIT
langage du peuple par ce stimulant efficace qu’on appelle l’encouragement. T1 a fait frappé des médailles d'argent dont l’un des côtés est destiné à recevoir le nom de l'élève Canadien qui parlera le plus correctement le français. Ces magnifiques médailles sont décernées tous les ans aux élèves de l’Académie du Plateau de Montréal,
Nous ne faisons pas ici des compliments à M. Murphy, car, sans doute, comme tous les bienfaiteurs de l’humanité, il doit se rire de ces sépulcres blanchis, et son grand cœur doit se sentir mal à l’aise quand on lui fait respirer cet encens nauséabond,
Nous constatons donc et disons tout bonnement que cet acte mérite une mention spéciale dans les pages de l'Histoire ; d’autant plus que cet Honorable citoyen n’est pas Canadien (!) ce qui, dans le cas présent, est tout à sa louange, et, ajoutons-le : tout à notre honte! Heureusement, hâtons-nous de le dire bien haut, deux Canadiens intelligents de Montréal, ont compris la leçon de M. Murphy. Ce sont MM. Auguste et Israël Marion qui viennent de remettre au Rév. Père Beaudry, Directeur du Collège Joliette, les œuvres complètes de Jules Verne : 20 vol. in-4, illustrés et richement reliés ayant le même but patriotique que les médailles- Murphy.
Voilà, n’est-ce pas, des hommes qui comprennent et se comprennent. Où sont les autres ?
Il n’y a pas du tout de modestie à déclarer ici, publiquement, par écrit, signé et paraphé, qu’une
qu’on tailles voir le correces sont mie du
[. Muraiteurs s blanà l’aise abond.
nement ans les
Honodans le ons-le :
ns-nous ents de hy. Ce nent de ollège erne :
yant le urphy. ennent
rer ici, qu’une
compilation comme la nôtre, pour être bien faite, ne peut pas être l’œuvre d’un seul. Il faut le concours de plusieurs. Nous avons eu la bonne fortune de l’avoir et nous donnons ici les noms de quelques-uns de nos plus dévoués collaborateurs. À tout Seigneur tout honneur.
10. Le Rév. P. Beaudry, Supérieur des Clercs de St-Viateur, et Directeur du Collège Joliette.
Ce bon père nous a passé une liste à laquelle il aurait justement pu lui-même donner le titre que porte notre dictionnaire. Elle vaut presque un
volume ! Et les bons conseils !.... Et les encoura-
gements !....
20. Mr F. X. P. Demers, Directeur de l’Académie du Plateau, à Montréal.
Durant les trois années que nous avons passées à côté de ce Monsieur, nous avons su utiliser ce zèle et ce dévouement que tout le monde lui connaît, quand il s’agit d’une question d'éducation, et notre dictionnaire en a largement bénéficié.
Nous sommes fier d'écrire ici ces deux noms, car, par leur haute position, ces hommes font autorité et leur collaboration prouve que notre livre répond à un besoin, que sa place est marquée dans toutes les maisons d'éducation.
80. Mr Onésime Labrecque, de Montréal, Nous devons à ce Monsieur beaucoup de termes techniques qui nous étaient complètement inconnus. Nous
em mme pi
pouvons dire, en passant, que Mr Labrecque est un véritable furet de locutions vicieuses ; on dirait qu'il les sent de 10 lieues à la ronde,
Nous ajoutons avec reconnaissance les noms suivants :
Mr Godfroi Coffin, étudiant en droit, à Montréal. MM. Arvin Beaupré et Stephane Rochette élèves du Collège Joliette. Mr Chs. Arnoldi, de Montréal ; un grand nombre d'élèves de l’Académie du Plateau et du Collège Joliette. Nous pourrions aisément grossir cette liste jusqu’à demain, et nous passons sous silence plus d’un nom dont nous gardons le précieux souvenir dans notre cœur.
Toutefois,ce serait justice, et il nous serait agréable de donner ici un autre nom,celui d’un prêtre qui, à lui seul, vaut presque une académie. Cet homine ne voyant que le côté pratique et patriotique de notre œuvre, n’a pas hésité, malgré ses nombreuses occupations, à nous donner près d’un mois entier de son temps et de son travail pour nous aider à jeter les bases de notre dictionnaire. Malheureusement, les circonstances ne nous ont pas permis de jouir plus longtemps de sa précieuse collaboration, C’est cet homme qui nous disait, avec la franchise et le sans gêne qui le caractérise : « Mr Manseau, votre dictionnaire est relativement complet, mais, croyeznous, quand vous l’aurez limé et relimé, poli et repoli, il sera encore à dégrossir. Pour le parfaire, il faudra, après l'avoir offert à la critique, vous
st un dirait
noms
itréal.
res du 1 ; un eau et ;rossir y Sous écieux
agréae qui, omine ue de reuses ier de À jeter ment,
jouir
C’est > et le votre royezboli et rfaire,
vous
adjoindre un comité d'écrivains pour tout reviser. C’est alors que votre dictionnaire pourra faire auto-
rité.» A quoi nous répondimes : Amen.
Eh bien, nous n’écrirons pas le nom de cet homme, tout simplement parce que certaines personnes diraient que nous l’avons fait afin de donner plus de relief à notre maigre travail. Soit, qu’il suffise donc de dire que....ses chants tonnaient jadis dans la basilique de Québec !
À tous nos aimables collaborateurs nous disons donc un cordial : Merci, Messieurs / d'autant plus cordial que sans eux, nous n’aurions jamais eu la force d’aller jusqu’au bout. Combien de fois, en effet, avons-nous été sur le point de nous décourager, d'aller jusqu’à vouloir vider notre encrier, briser notre plume et jeter au feu notre interminable et assommant manuscrit : mais un solennel et formidable : Æn avant / nous a toujours retenu sur le champ de bataille.
Oui, nous sentons le besoin de le dire nous-même puisque personne ne parait s’en douter : Quel travail ingrat que la compilation d’un dictionnaire comme celui-ci ! œuvre de patience s’il en est une! Que de nœuds à raboter ! Que d’écume à enlever ! Jamais de crême à fouetter | Qui le sait mieux que nous qui y avons dépensé les douze plus belles années de notre vie !
Aussi, pour répondre d’avance à ce critique bargneux et refrogné que nous apercevons là-bas,
trempant déjà sa plume de Zoïle dans une encre fielleuse et saturée d’absinthe, nous nous hâtons de dire : Médecin, quéris-toi toi-même !.... et haussant la voix d’un double dièze, nous disons wrbi et orbi : I1 y a de ces choses qu’on ne peut toucher sans se salir, or, les loc, vic. sont de cette espèce : ça salit le style.
Donc,.... voici le centre de la terre, si vous ne le croyez pas, vérifiez-le |
De plus, mon beau monsieur, quand vous serez akuri de nous lire, vous l’avez belle, allez vous reposer en respirant le doux parfum des Fleurs boréales de notre jeune lauréat, le Victor Hugo du Canada !
Terminons en disant qu’avec la dernière livraison de notre dictionnaire nous donnerons quelque chose de nouveau : Un Dictionnaire Canadien. Ce sera notre Benjamin, cher agneau élevé à la cuiller, Maintenant, la parole est à Mr Legouvé. (Ecoutez ! )
— « Prêchez à vos enfants l’observance rigoureuse || « des lois de la prononciation ; l’usage leur apprendra ail « toujours assez tôt à les violer : forcez-les à pro- « noncer frop bien, il apprendront toujours assez vite « à prononcer assez mal.» (L'art de la lecture.)
J. À. MANSEAU.
Québec, 26 avril, 1881.
le encre tons de Jaussant
et orbi :
sans se a salit le
us ne le
us serez US repo-
boréales Canada !
e livraiquelque ien. Ce cuiller, outez ! ) oureuse prendra ÿ À prosez vite ecture.)