‹ Dictionnaire des locutions vicieuses du Canada avec leur correction [microforme]Chapitre 80 sur 110 · V. BUT · texte numérisé non relu

V. BUT

Attelage, atteler.

On a tort d'employer attelage pour désigner tout l'équipage servant à atteler un cheval de carosse ou de charette (cellier, selle, bride, etc.) ;

c'est harnais qu'il faut dire. On dit aussi harnoïs, mais ce mot ne s’emploie qu’en poésie ou dans le discours soutenu. - Attelage ne se dit que du nombre de bœufs, de chevaux, de mulets nécessaire pour tirer la charrue ou pour trainer des voitures. En parlant des voitures de luxe, il se dit de quatre, six ou huit chevaux propres à être attelés ensemble.

L'action de mettre le harnais à un cheval se traduit par les ‘verbes harnacher et enharnacher. C’est ce que le peuple appelle toujours atteler ; ce qui est incorrect puisque atteler signifie : Attacher un cheval à la voiture qu’il doit trainer. On n'’attelle un cheval qu'après l’avoir Aarnacher où enharnacher.

On dit également bien :

Attelée.

| Atteler un cheval ou atte-

ler une voiture; aussi :

Atteler & une voiture ou simplement atteler. Mais on ne dit pas: Atteler sur une voiture. Le contraire de atteler est dételer ou déharnacker.

Quelques -uns disent désharnacher mais c’est évidemment une faute, attendu que la lettre X étant aspirée dans Aarnacher, on ne peut mettre d’s euphonique, sans quoi la lettre À deviendruit muetle.

Quelques -uns n’em ploient le mot Aarnais que pour désigner cette bande de cuir fort large et fort épaisse qu’on met sur la selle du cheval de limon, et qui sert à soutenir les brancards toujours à la même hauteur.

Le vrai nom de cette Bande est dossière, f.

Temps pendant lequel des animaux de tirage restent attelés. (Littré.)

Ceci est loin de signifier peur, inquiétude, alarme, venelte, ou fatique, comme on semble le croire généralement.

J° dis qu’en v'ià ane ATTE- LÉE | On ’n a eu ane ATTELÉE !

Autre contresens :

Dans ces sortes d’expressions, attelée a une secrète entente et une grande affinité avec les mots æbord et escousse que le lecteur peut consulter,

Attelles (su’ l’s),

L’attelle (s. f.) est un Morceau de bois chantourné qu’on attache au collier des chevaux de harnais.

Rapprochez cela de ceci :

Le pauvre cher homme, il est su’ l’s attelies ! ilenapas

(ll pour longtemps.

quel rage tré.) nifier mme xéné-

sens :

ATTEX- ELÉE |!

d’ex-

une

une bc les se que ulter.

st un ntourcolhar-

de

me, 4 a pas

C’est l'expression générale parmi le peuple, en parlant d’une personne Jaiblu maladive, languissante, affaissée, appesantie, qui couve une maladie.

Absorbé (employé sans complément ) serait préférable, et nous ôterait la peine de voir un homme traité comme un cheval.

Attende,

Corr. de attendre. v. a.

REM.— Attendre pour entendre se dit cent et une fois le jour....(sans compter la nuit.)

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