‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 130 sur 503 · LP — LP · texte numérisé non relu

LP — LP

2813. Cette marque est attribuée à Corneille POELENBURG, lors- "P quon la trouve sur une eau forte que cet artiste doit avoir gravé ^ — ^ lui mémej elle représente un ange ailé à mi - figure qui tient de la main gauche un glaive; il est vu de profil et tourné vers la droite ou la marque est sur un nuage. Hauteur 4 p. Largeur 5 p.

10 lign. Nous n'avons pas pu nous convaincre que cette pièce soit de Poelenburg même , nous la croyons plutôt de J. G. Bronchhorsty vu qu'elle a beaucoup de ressemblance avec la Ste. Madelaine qui n'est pas décrite par Bartsch et avec la Ste. Vierge décrite au catalogue de Rigal (page 76 No. 26). De plus, Poelenburg se servait ordinairement des lettres initiales CP ou GPF, dont il est parlé dans la seconde partie. Nous supposons donc que la marque ci-

j mentionnée a une toute autre signification et qu'elle appartient à j quelque artiste flamand, ou peut-être que cette eau forte a été faite d'après un dessin de Pierre LASTMAN qui se servait d'une ! marque pareille. Voyez No. 2816.

i;8l4' LOMBART, Pierre^ graveur au burin né à Paris en 1613, mort ^ \ dans la même ville en 1682. Les estampes de cet artiste se font \ connaître de celles des autres maîtres qui se servaient de pareilles î marques, par une manière froide et dure tt par des liaclnircs serrées. I II s'est distingué surtout dans le genre du portrait. Hiiher (lland- !buch etc. T. VII. p. 155), Malpé (T. II. p. 58) et le cabinet de ^ P ai gnon Dijonval (S. P. p. 128) indiquent des ouvrages de Lomhart^ dont quelques-uns sont encore marqués des lettres initiales PL, dont

11 est parlé dans la seconde partie.

81 5* Nous avons trouvé cette marque sur deux estampes d'après jO Bart. Passerotti qui semblent avoir été gravées par un artiste italien, \^ j dont le nom nous est resté inconnu. La première représente saint Sebastien lié à un arbre, tourné vers la droite et percé de trois flèches. Au bas à gauche on lit: B. Passeroto Inue et la marque du ' [graveur se trouve sur un tronc d'arbre du même côté. La seconde pièce représente saint Roc debout, tourné du côté gauche et appuyé contre un arbre; l'on voit son chien derrière une colline. Au bas à droite on lit: B. Passeroto Inue et la marque se trouve sur le tronc d'arbre. Pièces in folio.

\]\Q. LASTMAN, Pierre, peintre et graveur qui naquit à Harlem D T) ^

en 1562 et qu'on croit le maître de /lem&r«7ic?f. On trouve la première — ' f ^M^^att-

marque ci -mentionnée sur une eau forte dans le goût de Rembrandt p 1,1 «représentant Judas et Thamar dans le carrefour sur , le chemin de c/rL^ QJ

(,rhamnath. La marque se trouve au haut à gauche sur un arbre.

j,Haut.'7 p. 11 lign. Larg. 6 p. 6 lign. La seconde marque accompagnée

les lettres M S est aussi supposée de Pierre Lastman^ elle nous a

•té communiquée par Mr. Shapshancks de Londres comme se trouvant

;ur une eau forte qu'on suppose d'après M. Sorg^ où l'on voit sur 5 'e devant un bourgemaître allemand qui donne i'aumonc à un petit s Ijarcon, à gauche dans le fond est assise une égyptienne également f lans une attitude de mendiante. Nous n'avons pas encore trouvé llf îette pièce , et Baj'tsch n'en parle pas non plus.

^ l^' Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signifi- p !' ation, se trouve sur une estampe dans la manière de George Ghisi ^ Mantuan, mais d'un artiste moins habile. Elle représente le portrait .u Pape Pie V, vu à mi -corps, portant une calotte et tourné vers a gauche dans un ovale entouré d'architecture, au-dessus de laquelle in voit deux anges qui tiennent les armes du Pape et aux côtés la istice et la prudence représentées par des figures de femmes. Dans n cartouche au-dessous du portrait on lit: Pivs V^. gislcrivs Pont. rJajc. Anno Sal. MDLX VI. aetatis suae LXII. pontijficatvs primo. ur le piédestal de la justice est écrit: Diligite justitiam qui iudicatis rram et sur le piédestal de la prudence: in corde requiescit sapientia. a marque de l'artiste est au bas à gauche du cartouche. Haut. 12 p. arg. 8 p. 10 lign.

218« LOUVELL, Pe , ce nom ou la marque ci - mentionnée , mais p ion petite, se trouvent sur des petites estampes représentant des )ldats flamands du dixseptième siècle; elles forment probablement le suite de plusieurs pièces. Nous n'en connaissons que trois, dont porte le nom Pe. Louell fecit , une seconde qui est marquée X chiffre et une troisième qui est sans marque et sans nom. Celle ec la marque, représente un soldat debout, vu de profil, tourné 'rs la droite ayant les mains sur le dos. Haut. 2 p. 3 lign. Larg. p. 6 lign. La pièce avec le nom représente un soldat vu presqu'en Brvlliot , Dict. des Monogr. I. 47

ÎTO —

face tenant des deux mains son fusil comme s'il se défendait contre quelqu'un; son chapeau est orné d'une grande plume. A droite et à gauche on remarque quelques arbrisseaux et le nom de l'artiste est au milieu en bas. Haut. 2 p. 4 lign. Larg. 1 p. 9 lign. La troisième pièce enfin qui est sans marque représente un officier allant vers la droite, tenant un bâton de la main gauche et appuyant la main droite •iir sa hanche; il porte un chapeau orné de deux plumes. Au fond à droite on remarque un soldat à cheval. Haut. 2 p. 1 lign. Larg. 1 p. 4 lign. Nous n'avons pas pu trouver des renseignemens sur cet artiste, mais c'est selon toute apparence Peregrin Loiwell qui a tra- , vaille vers 1647, dont on a des portraits graves tout à fait dans la manière de PVenceslaus HoUar^

p Ç 2819- Suivant //ei'^ieAô (Nachrichten von Kiinçtlern. T. n. p. 509) cette

I— €UC c*/* marque doit se trouver sur une copie en contre partie d'une estampe

de Marc Antoine, représentant la danse des Amours, dont l'original est décrit par Bartsch sous No. 217. Nous n'avons pas encore eu occasion do trouver cette cojîie.

E 2820- Malpé (T. n. planche IV. No. 60) attribue cette marque à Lucas PENNI peintre d'histoire qui naquit à Florence vers l'an 1500. Il fut élève de Raphaël et de Perin del Vaga. Nous avouons n'avojr jamais trouvé cette marque sur des ouvrages qu'on puisse attribuer â cet artiste et toutes les pièces, que Malpé indique pour être gravées par Lucas Pennî , sont faites par d'autres graveurs et ne portent I j point la marque ci-mentionnée. On attribue encore à ce peintre les i 28 monogrammes indiqués aux Nos. 2826, 2827 et 2846. ! 1;

E 2821- ,LANGER, Jean Pierre de, excellent peintre d'histoire et graveur I ^ à l'eau forte né â Kallium dans le duché de Bcrg en 1759, mort à ^ Munich en 1821. Il apprit les élémens de l'art à l'académie de DiisseJ-i dorff dont il devint plutard professeur et directeur. En 1806 le roi; ' de Bavière l'appella à Munich comme directeur de l'académie et^eni 1808 il le nomma chevalier de l'ordre du mérite. Ce peintre s'est| • ^' fait grand honneur en rétablissant en Bavière la peinture d'histoire; qui en était presque bannie par les tableaux de genre. Il a formé k des jeunes artistes fort habiles, dont quelques uns sont actuellement fais occupés à faire une partie des grands ouvrages, dont le roi fait orner k les nouveaux bâtîmens de la capitale. La marque ci-mentionnée ne U se trouve cependant que sur des tableaux que Langer a peint dans sa m jeunesse pour imiter le genre de Gérard Dow et d'autres maîtres tto ^ flamands. Il y en a de très beaux dont quelques-uns sont encore b

marqués des lettres I. P. L. indiquées dans la seconde partie, où il est ippai aussi parlé de ses eaux fortes. feoi

2822' Nous avons trouvé cette marque sur un tableau qu'on conserve! ^"^"^

dans la galerie du château royal de Berlin qui représente St. Philippé îjjp,

baptisant l'eunuche de la reine Candace. Ce tableau est peint par Sois ,

un artiste flamand de peu de mérite. On donne ce tableau pour être, m

de VAN LAER qui n'est pas connu, ear Pierre de Laar est venu aui u^J

monde environ en 1613 et ne peut par conséquent pas avoir peinlj .îfs un tableau marqué de l'année 16u8.

2823- BOITABD, Louis Pierre, peintre et graveur français vers 1

r eloA ajt Jo- moitié du diïhuitième siècle. Il fut élève de R. La Page et s'établi * â Londres. Heineke (Dict. des Art. T. ÏII. p. 105) lui attribue 1ji

marque ci-mentionnée qu'on doit trouver sur le portrait de Meheméi !(),

Effendi. Nous n'avons pas eu occasion de voir ce portrait avec cetti| (itit

marque que Heineke explique par Louis Pierre (Boitard) delineavit 6\ itsii) sculpsit.

T 2824' Cette marque, probablement composée des lettres DL, es

1^ attribuée à Guillaume De LANDE lorsqu'on la trouve sur des tableau! «

T"'^ représentant des sujets de batailles. Nous en avons aussi parlé a] trijc

Jj k No. 1631 et nous la rapportons ici en cas que quelqu'un la prenn[ fen

comme composée des lettres LP ou PL. i toi

*m •fj 2825 JÂQUEMAIN, P. L. , graveur français pour des vignettes <j J cZ-^ sujets d'evantails qui doit avoir marqué ses ouvrages de cette manièr

/ nous en avons aussi parlé au No. 2586, parceque sa marque est pr<

bablement composée des lettres J.L.P.

/y\ 2825 ^- Heller (Monogrammenlexihon page 305) interprète cette marqi k par Pierre LUZIO peintre italien florissant entre les années 1495

C>s^ 1519. Nous, n'avons jamais rencontré ce chiffre et il n'est pas vrr semblable qu'un si ancien maître ait marqué ses ouvrages de cet

LPR — LPS ^71

manière. Au reste l'iiistoirc de c-e Pierre Luzio est un peu embrouillée, suivant Ridolphi un Pietro Lnzio de Feitre nommé Z.arato ou Zarotto qui élève de Gi'orgione , étant devenu son rival, lui enleva une femme qu'il aimait sans mesure et dont la perte l'affligea, dit-on, au point de causer sa mort. Suivant Lanzi ce Zarato doit être celui que Vasari nomme Morto da ^eltro : il ajoute qu'étant allé à Rome, dans sa grande jeunesse, il se distingua dans cette ville, à Florçnce et ailleurs pour l'art des grotesques; il retourna en suite à Venise, où il ai'Ja Giorgione à faire les peintures de l'entrepôt des allemands, vers 1505. Fnfîn , étant demeuré pendant quelque tcms dans sa patrie, il y prit l'iiabit militaire, fut fait capitaine, puis se rendit à Zara, où, peu de tems après, il perdit la vie dans un combat, à l'âge de 45 ans. Les dates que nous tenons de Vasari, dans la vie de Morto ne permettent pas qu'on lui donne pour maître Giorgione, qui^ était plus jeune que lui; on peut conjecturer seulement que Hido/phi regarda comme élève du Giorgione ce peintre, parcequ'il s'était associé à ses travaux.

'à826- Strutt (T. II. planche ÎX. No. 105) interprète cette marque* par Lucas PENNI Romanus. Nous n'avons pas encore eu occasion de la trouver ainsi formée sur des estampes qu'on puisse attribuer à ce peintre. Il est cependant à croire que vS^ru/f a voulu parler du monogramme rapporte au numéro suivant, qui est. formé des mêmes lettres, mais dont les lettres P et L sont à rebours. '

!2827' On attribue cette marque à Lucas PENNI Romanus lorsqu'on m ^ XI t la trouve sur une estampe gravée par Baptiste Coriolanus. Elle repré- ^-TV' ttec D Vy| sente une frise où l'on voit au milieu un Ijomme à genoux devant un reine assise à droite , accompagnée de quelques femmes de sa suite. ' A gauche on remarque encore quelques hommes qui semblent avoir accompagnés l'homme à genoux. La marque et les lettres B. C. f. se trouvent enhaut à gauche. Larg. 9 p. 4 lign. Haut. 2 p. 11 lign. Cettepièce n'est pas indiquée par Bartsch.

2828* On trouve cette marque sur une estampe d'après un dessein de Parmesan, qui représente Diogène assis en avant de son tonneau, faisant quelque démonstration avec une baguette qu'il tient de la main droite, les yeux baissés sur un grand livre ouvert qui est à terre sur le devant à droite etc. Bartsch croit que cette marque désigne le nom de PLATO, dont elle contient toutes les lettres. Cette interprétation nous semble un peu bazardée, car nous ne trouvons pas danr ia marque toutes les lettres de Plato ; nous croyons que cette marque appartient à quelque graveur italien dont le nom n'est pas encore découvert et que l'estampe en question n'a pas été gravée par Jacques ^CaragUo comme Bartsch le suppose.

9. SUEUR, Pierre le, "le père, dessinateur et excellent graveur en ois naquit à Rouen en 1656 et y mourut en 1716. Malpé (T. II. p. 237) lui attribue la marque ci-mentionnée et rapporte ds cet artiste «e que suit. ,,Rien de plus beau et de plus hardi que les tailles de ,,ses gravures. Non obstant le nombre d'ouvrages admirables que „nous avons de sa main, la seule pièce servant de billet mortuaire, „est capable de faire son éloge. Presque tous les ouvrages que ce „maitre a faits sont marqués du chiffre ci-mentionné." Nous avoiions cependant de n'avoir pas encore trouvé la marque de cet artiste.

830' Ces marques, dans lesquelles on peut aussi bien trouver les ^\ ^\ -tettres LPS que les lettres DLS, et dont la seconde est faussement X-2 imU/vCt ^attribuée à Léonard GAULTIER, se trouvent sur des estampes dont nous avons déjà parlé plus amplement au No. 1638.

31. Heineke (Dict. des Art. T. I. p. 610) indique la' première de es marques comme se trouvant sur le portrait de François I roi de Vance, copie d'après une estampe iV Augustin Vénitien, dont Bartsch écrit l'original (P. Gr. T. XIV. p. 378. No. 519). Nous n'avons pas encore rencontré cette copie, et Bartsch n'en parle pas non plus 5 mais Huher (Handbucli etc. T. III. p. 101) la rapporte également et d'après ce dernier elle doit porter ia seconde marque ci-tnentionnèe. Nous, ignorons laquelle de ces deux marques, est le plus exacte, n'ayant, comme il est dit, pas encore vu cette copie.

Î832- Ce monogramme est rapporté dans le catalogue des estampes de feu l'assesseur Hartlauh de Ratisbonne, comme se trouvant sur des estampes; nous n'avons pas eu occasion de la trouver, coînme il est déjà dit au No. 2199, où cette marque est aussi indiquée parjm Iss monogrammes composés des lettres GLP.

ii2

LPS — LPW

TE

ET

2833. SUEUR, Pierre le ^ fils du second lit, graveur en bois, naquît à Rouen en 1669 et mourut dans la même ville en 1750. Malpé (T. II.

S. 240) lui attribue la marque ci-mentionné et rapporte qu'on remarque ans les tailles de bois de cet artiste une grande facilité, mais peu de correcrion dans le dessin. Son chiffre se trouve sur des petites ; ^ pièces ovales représentant les fables d'Esope.

2834- TEST 4, Pierre^ peintre d'histoire et graveur à Teau forte naquit à Lucques en 1617 et mourut à Rome en 1650. Il fréquenta l'école de Pierre de Cortone et puis celle du JDomim'qiiin, Les marques l ci-mentionnées qui signifient Pietro Testa Luchesino ^ se trouvent sur | ses estampes dont Bartsch (P. Gr. T. XX. p. 213) a donne un catalogue, qui contient la description de 39 pièces. Pierre Testa se servait I aussi de la marque mentionnée au No. 3072.

2836- Selon le catalogue du Musée de Berlin par Mr. le directeur G. F. Waagen (page 209- No. 327) cette marque dont on ne connaît , pas la signification, se trouve sur un tableau qui représente une jeune ! \. fille assise dans une chambre, tenant de la main droite quelques habil- ^ lemen et de l'autre des ciseaux^ devant elle est une malle ouverte. C'est peut-être la marque de Pierre LASTMAN dont il est parlé au No. 2816.

2836- CLERC, Thomas îe, graveur auquel on attribue les marques ci-mentionni'es comme il est déjà dit au No. 1583. Nous les avons! encore une fois rapportées ici, parcequ'on pourrait les croire com- ' posées des lettres P L T. On doit les trouver sur des estampes en l manière de dessins appartenant à une suite de caprices et d'autresig" sujets de différens genres. JJ^J

2837' LÎNT, Pierre van, peintre d'histoire et de portraits né à Anvers!* en 1609- On ne connaît pas ses maîtres, on fait seulement qu'il apprit jiS'' la peinture à l'âge de dixsept ans, et qu'il fut fort jeune en Italie, Descamps (T. IL p. 145) indique quelques autres particularités de sa jî^i vie. Nous avons trouve sa marque, que Christ (p. 376 T. F. p. 283)! tiii rapporte parmi les inconnues, sur ses tableaux d'histoire et de por-i(|b traits, sur ses dessins et sur des estampes d'après lui gravées parijjan Bailliu, Pierre de Jode et autres. Le même artiste se servait aussi du chiffre indiqué au No. 2872.

Le catalogue de Blûcher (T. I. p. 222) attribue faussement cette! marque à Joseph VALERIANI peintre à'Aquila qui vivait au dixseptième siècle et qui entra dans l'ordre des Jésuites. '

2838. LISEBETIUS ou LEYSEBETTEN, Pierre van, graveur flamand de peu de mérite. Il travaillait au commencement du dixseptième! siècle et était contemporain de Troyen avec lequel il a aussi gravéj d'après différens maîtres italiens sous la conduite de JD. Teniers pourj la galérie de Bruxelles. Sa marque se trouve sur ses estampes donti quelques-unes sont indiquées par Haber (Handbuch etc. T. VI. p. 76).j

2839 ^- Cette marque, dont on ne connaît pas la signification scj trouve sur des tableaux de paysages avec figures, peints dans la ma-| nière de David Vinckenbooms ; mais le maître qui paraît être d'originei hollandaise, était moins habile que Kinckenhooms et ses ouvrages ne sont pour ainsi dire pas si achevés que ceux de ce maître. \

2839 ^- Cotte marque appartient à un ancien graveur allemand qui! n'est pas connu, et qui se servait encore des lettres initiales PvL indiquées dans la seconde partie. Bartsch (P. Gr. T. VIII. p. 24)l décrit de lui trois pièces. Nous en connaisson-; une quatrième avecj la marque ci - mentionnée qui représente Jupiter enlevant Europe. La marque est au bas à droite sur une pierre. Haut. 8 p. 9 lign. Larg. 6 p. 5 lign. Christ (p. 339 T. F. p. 249) interprète bien cette marque par Pierre van LOMBART, mais cette interprétation n'a pai! de fondement.

2840- La première des marques cî-mentionnées nous a été commu niquée comme signifiant Paul WIRTH, sur lequel nous n'avons pas trouvé de renseignemens. Nous avons eu occasion de trouver lîj seconde marque sur des tableaux d'histoire qui viennent selon toutu apparence du même artiste, mais nous n'avons pas pu découvrir sdi nom; d'après sa manière et ses ouvrages il semble être d'origine aile mande quoique ses tableaux rapellent le vieux Breughel dit Pitrr le drôle.

,iar(] 'ik :lirc, \kt iiits

al

iij)

Mi'

tilt

«if!

2841* LEEUW, Guillaume de, graveur flamand du dixseptième »iè dont nous avons déjà parlé et indiqué ces marques au No. 1642, pa qu'elles sont réellement composées des lettres DLW,

ècîe parcei

LPW — LRR

2842* C'est le timbre de quelque possesseur d'une collection d'estampes, duquel nous n'avons pas encore pu découvrir le nom. On le voit sur des estampes de différentes écoles, et il peut par conséquent tromper quelques amateurs.

2843* QUAGLIO, Laurent^ bon peintre de genre né à Munich en 1793. Il étudia d'abord l'architecture chez son pére, plutard à l'académie des beaux arts la peinture d'histoire et depuis plusieurs années il ne peint que des tableaux de genre et principalement des sujets champêtres des contrées montagneuses de la Bavière. C'est sur des tableaux de ce genre que Ton trouve la marque de ce peintre qui se servait encore des lettres initiales L. Ç. dont il est parlé dans la

i seconde partie.

I2844' Selon Christ (p. 246 T. F. p. 256) cette marque appartient à I un peintre, qui a travaillé vers l'an 1660. Nous l'avons trouvé sur ' une estampe pour la suite d'Of/iVwure représentant le portrait de ^/az'se , Pû5c«Z président à la cour des Aides, représenté en buste et gravé par D. Sornique. 11 est très vraisemblable que cette marque indique quelque peintre français, mais nous n'avons pas encore pu découvrir son nom. *

l>845' On trouve des dessins historiques d'un artiste allemand du seizième siècle qui portent ces marques, dont on ne connaît pas la signification, on attribue bien la première à RINGEL ou RINGLY,

. mais nous n'avons rien trouvé qui confirme cette indication. 11 en est aussi parlé au No. 2557 parmi les monogrammes composes des lettres HIW.

'846« Christ, Struft, Brjan, Malpé et autres indiquent ces marques pour celles de Lucas PENNI , dont nous avons aussi parlé aux Nos. 2820, 2826 et 2827. Nous avouons n'avoir jamais rencontré ni Tune ni l'autre sur des estampes gravées d'après les tableaux où d'après les dessins de cet artiste et les auteurs qui viennent d'être mentionnés ne détaillent aucune pièce qui doive porter la marque.

847' RICHTER, Louis ^ peintre de paysages et graveur à l'eau forte Saxon, actuellement à Rome. Nous avons vu de lui un tableau ainsi marqué à l'exposition de Dresde en 1824, qui montrait que cet artiste a beaucoup d'habilité, mais sa manière nous paraissait encore un peu dure. Nous n'avons pas pu nous procurer d'autres renseignemens : Ses eaux fortes sont marquées des lettres initiales LR, dont il est parlé dans la seconde partie.

848* RUGENDAS, Jean Laurent, peintre de batailles et graveur à ]'eau forte et en manière de lavis. Il était l'arrière petit fils de George Philippe Rugendas, et naquit à Augsbourg en 1775. Il apprit les élémens de l'art chez son père pour le dépôt duquel il a beaucoup travaillé en manière noire ainsi que pour Klauber. Plutard il a gravé [d'après ses propres compositions et a publié différentes batailles en ^manière de lavis parmi lesquelles se distinguent celles de Jena, à'Ejlau, d'Echmuhl et de Polotzk. Il est mort à Augsbourg en 1826 comme directeur de l'académie. Sa marque se trouve sur ses dessins représentant des sujets des batailles et militaires, ainsi que sur quelques dessins lithographiques.

[349' LOCHON, René, dessinateur et graveur au burin, naquit à 'Boissy en 1640. Sa manière s'approche de celle de Robert Nanteuil et il a travaillé d'après Guide, Nicolas Poussin, Philippe Champagne, François Chauveau et autres artistes français. Sa marque se trouve Isur quelques-unes de ses estampes, dont une partie est indiquée par ^Huber (Handbuch etc. T. VII. p. 501) et Y)av Malpé (T. II. p. 29), mais leurs catalogues sont incomplets. On voit cette marque aussi sur le buste (V Albert Durer qui est attribué à cet artiste. Voyez Heller fDas Leben und die Werlie Albrecht Durers. T. II. p. 332. No. 69).

;{50. ROUPERT, Louis, orfèvre qui selon FussU (Allg. Kiinstler- Jexikon) doit avoir été itabli à Paris et y être mort vers la fin du lixsepticme siècle. Nous avons trouvé le chiffre ci -mentionné sur les ornemcns d'orfèvrerie gravés par Louis Cossin ou Cossinus, qui "orment une suite dont quelques pièces sont aussi marquées des lettres iR indiquées dans la seconde partie. D'après le portrait de Louis Houpert, qui est aussi gravé par Louis Cossin et qui appartient selon oute apparence à la même suite des ornemcns d'orfèvrerie, il était orfèvre à Metz vers l'an 1668.

S74 LRV — LS ;

P 2851- REICHE, L. von, tlessinateur et lithographe, duquel nous! t'Vii » avons trouvé des dessins lithographiques ainsi marqués^ à ce que nous savons il a travaillé en 1824 à Berlin, mais nous n'avons pas pu nous procurer d'autres renseignemens relatifs aux circonstances de la vie de ce desssinateur.

jb 2852' Ces marques, dont on ne connaît pas la signification se trouvent|l 'tm g^ij. copies d'après les estampes de Hans Sehald Beham représentantl] les danseurs de noces et sur des copies d'après des estampes dell George Pencz, savoir: j) David appercevant Bethsabée dans le bain.ji B. Ko. 21. La marque de Pencz ainsi que celle du graveur et Tannéch 1570 sont à droite en bas. Larg. 2 p. 10 lign. Haut. 1 p. 10 lignJL, 2) Salomon adorant les idoles. B. No. 22. Le chiffre de Pencz se trouveW au haut à droite sur un mur et la marque du graveur et l'année 157QUf «ont vers le milieu enbas un peu à droite. Même dimension.

^ ^ ile^'Sr ^ 2853- STRA.UCH, Laurent, habile peintre de portraits et graveur à y/ ^ /6**0 l'eau forte de Nuremberg né en 1554, mort selon Doppeln^air (p. 2i7]\

* oy 'en 1630. Nous avons trouvé les marques ci -mentionnées sur des

estampes représentant les portraits de Jean Haufman, de Paul Holei ^ , et de Paul Juvenel gravés par lui même ou par George Strauch. 1]

^&/^e^ aJL rhvaTïL ^^'^^ vraisemblable que Laurent Strauch a marqué quelques tableauii

A (^f,^ de la même manière quoique nous n'ayons pas eu occasion de nou;

v/Tfo \\JQo^» convaincre. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 599) n'indique de cet artisK!

qu'une seule estampe, mais il en a fait beaucoup d'autres. | *

La dernière de ces marques, qui doit également signifier Laurm\ Strauch ad vivum deh'neavît Anno 1605 , se trouve sur le portrail -F^ du peintre Léonard Brechtl gravé par J. F. Léonard. Il est vu i' -s^'' mi -corps et de trois quarts, tourné vers la gauche et tenant soi manteau de la main droite. La marque est au bas à droite dans liMgg marge, dans laquelle est encore écrit: LIENHARDT BRECHTL Senio! Pictor Noricus, à droite J. F. Léonard Je. A. 1665. Haut. 4 p. 9 lign! fac Larg. 3 p. 9 lign. Haut, de la marge 10 lign. ^ue On attribue aussi cette marque à Jean LOBSINGER, mécaniciej| iiuti et dessinateur qui florissait à Nuremberg vers 1550. Ôn lui attribuj e[ii cette marque lorsqu'on la trouve sur des portraits gravés par J. ij Léonard. Nous ne pouvons cependant pas garantir cette indication) Ifuj n'ayant pas trouvé des portraits avec le nom de Lohsînger pouj Jda pouvoir les comparer. j .j^j

$t jJa'JL ftJCJit, 28Ô4- SCHNITZER, Lucas, graveur médiocre de Nuremberg qt Itrei

J ^ i / ' travaillait vers 1636. On trouve de lui ainsi marqués des portrailj «ui

et des vues de villes allemandes in folio en-travers qui appartienneii àV

à une suite dont quelques pièces portent le nom du graveur en touttj fe

lettres. Les estampes de Schnit2.er se distinguent de celles des autd las

graveurs qui se sont servi d'une marque pareille par une manièij ;iips

sèche et très médiocre. j ifc

2855- STOER , Laurent, peintre d'Augsbourg vers la moitié ^ %\. seizième siècle. On trouve la première des marques ci -mcntionaéj avec l'année 1556 sur des portraits peints â l'huile qui sont attribu! IÎïj à Laurent Stoer. I^a même marque sans l'année se trouve aussi sii iliiton

0^ des gravures en bois qui forment une suite de douze pièces comprj y'^i

kp û ce titre: Geometria et Perspcctiva , Hierinn etliche zerhrochene Gebe\ ;

j' den Schreinern In eingelegter Arheit dienstUch auch vil andern Liehhahe;

û j. rfj Z.U sonder gefallen geordnet vnndt gestellt durch Lorenz Stoer. Mali Inn Augshurg. d. Ilans Rogel Formschneider. On a de cet suite imc autre édition chez Etienne MichelsDacher de l'an 1617. il

suite une autre édition chez Etienne Michelspacher de l'an 1617. seconde marque se trouve sur ses dessins historiques faits à la plumi

28 Ô 6- Christ (p. 294 T. F. p. 209) et d'après lui Heller (Geschicbi ^jii der Hol/.scl)ncidelmBst etc. p. 217) interprètent îa première et j seconde marque par Laurent SAÛBERLICH ou SEUBERLICH, ii primeur et graveur de Wittcnberg vers la fm du seizième sièclj d'autres attribuent une marque pareille à Laurent SGTILUNG. Noj J avouons, n'avoir pas trouvé la moindre chose qui prouve que fi j^^^ indicTitions soient fondées. Nous avons bien vii la troisièmé marq, ci-mcntionnêe, dont nous ne connaissons pas la signification, sur (j cstamjX'S emblématiques d'après les dessins d'un maître anonyme dixseptièmc siècle. ^

^ 2857' SUEUR, Louis le, dessinateur et graveur né à Paris en 17'

/770 marques sur quelques paysages ou vues des environs

' ^ - Paris. Les renseignemens qu'on trouve sur cet artiste ne sont l|' j?^

satisfaisans; selon Malpé (T. IL p. 215) il a gravé lui même les vi'

Page 1