‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 3 sur 503 · AAN — AB · texte numérisé non relu

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62* Cette marque, qui représente, selon toute apparence, quelque ordre, peut-être celui de Sainte Anne, pend au cou d'un portrait à mi-corps, et nous ne rapportons ce chiffre que pour convaincre les amateurs qu'il n'indique point le nom d'un artiste, attendu que ce portrait , vu de trois quarts , tourné vers la gauche , portant un bonnet et un habit garni de pelisse, est gravé par un graveur anonyme d'après un tableau de Jean Baldung - Grun , qui se trouve dans la collection de Mr. le baron de Nagler à Berlin. Dans la marge d'en haut de l'estampe on lit: // Lvdovicvs natvs anno MCCCCLXn vnïcvs Friderici victoriosi svpersies Filivs et haeresy Principatvm Paternvm Philippo Electoralis Djnastiis Dignatem a Caesare Maximiliano,

63. AERTSEN , Pierre , surnommé LANGEPIER (Pierre le long) peintre de genre, né à Amsterdam en 1519; il fut élève à'Alaert Classen et mourut dans sa ville natale en 1573. On trouve sa marque sur des tableaux représentant des intérieurs des cuisines et des ustensiles. Descamps (T. I. p. 108), qui rapporte encore quelques particularités de la vie de cet artiste, dit que Pierre Aertsen a peint également de bons tableaux d'histoire, dans lesquels on ne retrouve plus le peintre de cuisines. Nous ignorons, s'il a marqué de la même manière ses tableaux d'histoire, n'ayant pas eu occasion de trouver un seul.

64* HARLINGEN, Pierre van, nommé Pierre Feddes; cette marque est ainsi interprétée par Christ (p. 333 T. F. p. 244). Nous avouons n'avoir pas eu occasion de la trouver de cette manière; les véritables monogrammes de cet artiste sont indiqués au No. 479, 2456, 2464 et 2476 où nous parlerons aussi plus amplement des ses ouvrages.

6ô- ARETIN, Anne baronesse rT, né baronne de Strommer ^ qui a dessiné pour son amusement quelques paysages à l'encre de la Chine et qui a gravé à l'eau forte quelques pièces d'après A van Ostade^ d'après Chodowieckiy et d'après ses propres compositions, dont quelques-unes portent la marque ci mentionnée. Ces estampes ont été gravée vers 1820, pendant que son époux le baron à''j4retin était ministre de S. M. le roi de Bavière à la diète de Francfort.

66* Cette marque n'est pas connue, on la trouve sur une copie d'une estampe de Martin Schongauer représentant la tentation de S. Antoine. Bartsch décrit l'original P. Gr. T. VI. p. 140 No. 47. Sur la copie on lit dans la marge d'en bas S. ANTHONIUS; à gauche la marque de Durer et à droite celle de cet article, que nous croyons d'un graveur moderne qui a employé cette marque et l'année 1530 pour tromper les amateurs.

67' WATERLOO, Antoine^ peintre et graveur à l'eau forte. Nous avons trouvé cette marque sur un tableau de paysage qu'on assurait être de cet artiste, et cette interprétation nous a paru avoir beaucaup de fondement, vu que le paysage ainsi marqué était beaucoup dans le goût, qui caractérise les ouvrages de fVaterloo, Cet artiste se servait ordinairement des chiffres indiqués au No. 396 et 767.

68 A. Ce monogramme, qui n'est pas encore expliqué, se trouve sur des dessins historiques de la collection royale de Munich. Ils sont faits à la plume, lavés à l'encre de la Chine et en couleur rouge, ils paraissent plutôt parvenir d'un artiste flamand qu'allemand.

68 B. BADILE, Antoine, peintre d'histoire de Vérone, né en 1480. mort en 1560. Il fut le maître de Paul Veronese qui était son neveu. Selon Lanzi (Sforia pittorica délia Italia T. III. p. 161 Edit. de Pise) il fut le premier qui fit voir à Vérone la peinture entièrement dépouillée de tout vestige de l'ancien style, et eut le mérite de bien peindre, non seulement l'extérieur des corps, mais encore les mouvemens et les affections de l'ame. Il a marqué du monogramme cimentionné un tableau à San-Nazzaro à Vérone, représentant plusieurs saints évêques. Nous ignorons si le trait, qu'on remarque en haut à droite de la lettre A, est ajouté par hazard ou s'il doit former un F,^ n'ayant pas trouvé d'autres ouvrages à' Antoine Badile ainsi marqués.

69; BREUGHEL, Abraham, connu sous le nom de Breughel le Napolitain, peintre de fleurs et de fruits; on le croit fils et élève d'yïmbrosie Breughel, directeur de l'académie d'Anvers entre les années 1653 et 1670. Les tableaux d'Abraham Breughel dont quelques-uns portent la marque ci-mentionnée, sont d'un grand mérite, les fruits et les fleurs sont représentés avec une grande vérité , une couleur chaude et beaucoup de facilité. Selon Heineken (Dict. des Art. T. IIL p. 343) Abraham Breughel est mort en 1690, et cet auteur prétend

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aussi quil a gravé à \'eau forte el en bois; mais nous n'avons jamais rencontré d'estampes qu'on puisse attribuer avec fondement à cet artiste.

70. Selon de Mechel (kais. iionigl. Jiildergalerie in Wien p. 341) cette , InJ nn marque doit appartenir à Ambrosie BREUGHEL lorsqu'on la trouve /U Hji sur des tableaux de fleurs. Nous ignorons jusqu'à quel point cette i X interprétation est fondée, mais ce qui est sur, c'est qu'il y a beaucoup de confusion et de contradiction rélativement aux dates de naissance d'Abraham et à'Ambrosie et surtout dans tout ce que Descamps en a rapporté (T. IV. p. 466).

71. BLOEMAERT, Abraham, doit être l'artiste désigné par ce chiffre, le catalogue raisonné de plusieurs excellens tableaux du marquis Alphonse Tacoli Canacci à Florence (Parme 1796), en parle à l'occasion d'un petit portrait d'homme de moyen âge en habit noir, ayant sur la tcte un bonnet de la même couleur. Nous avouons n'avoir pas vu de tableaux (VA. Bloemaert ainsi marqués; les marques qui se trouvent sur les estampes d'après ce peintre, sont indiquées au No. 76 et 140.

72. BRETSCHNEIDER , Abraham, dessinateur et graveur qu'on dit né à Leipsic vers 1578; on ne trouve rien de positif sur les circonstances de sa vie; on sait seulement qu'il a travaillé pour les libraires saxons depuis 1600 jusqu'en 1640. Voyez Heinehen (Dict. des Art. T. III. p. 332) et Malpé (T. I. p. 124.) On trouve ses marques entr'autres sur des estampes qui représentent I) Jésus Christ expiré sur la croix. La marque accompagnée de l'année 1601 est au bas à gauche, et dans la marge on lit: Christus passas est pro nobis etc. Haut. 7 p. 3 lign. Larg. 5 p. 5 lign. La marge d'en bas 6 lignes. II) Gustave Adolph roi de Suède à cheval entouré des vertus et d'autres figures allégoriques. La marque est au bas à droite sur la base d'une colonne. Larg. 10 p. 7 lign. Haut. 6 p. 4 lign. III) Un gentilhomme espagnol dans un paysage. Le monogramme est au milieu en bas. Svo. IV) Un écu d'armes aux trois chiens ; dans un oval autour duquel on lit: CHRISTOF V. DORSTAD A. I. GG 1614. La marque est au bas à gauche. Haut. 6 p. 1 lign. Larg. 4 p. 5 lign. Cette dernière pièce se trouve à la tête d'un livre intitulé : SPHAERA , das ist ein hurzes astronomisches Tractàtlein von der Sphaera und dem HimmelslauJ etc. Imprimé à Leipsic en 1614. Un volume en 4to.

73- BRAUN ou BRUN, Augustin, peintre de Cologne vers la fin du JCS seizième siècle. On trouve cette marque sur des estampes d'après / B" lfut<^les compositions de Braun, gravées par J. Hoogenberg et Gelle, qui forment une suite représentant des sujets de l'histoire de l'enfant prodigue. Heinehe (Dict. des Art. T. III. p. 391) en parle aussi, ainsi que de quelques autres estampes gravées d'après cet artiste.

74- BETOU, Antoine, graveur français florissant vers 1647, mais sur lequel on ne trouve j)as des renseignemens; on a de lui des estampes gravées d'après le Primatice qui forment deux suites de sujets mythologiques et de fantaisie, dont quelques pièces sont aussi marquées d'un monogramme qui semble être composé des lettres ABT et comme il est indiqué au No. 161. Le catalogue de Winhler (T. II. p. 786) indique encore une troisième suite de douze feuilles numérotées, qui représentent des armes et armures de toute espèce ainsi que diverses sortes d'instrumens de guerre etc. Cette suite doit être marquée: Bologne inv. Fontainebleau^:. Ant. Betou fecit 1647.

75. BLOCKLANDT, Antoine, aussi nommé MONTFORT, peintre, né en 1552, il fut élève de François Floris et mourut à Utrecht en 1585. Descamps (T. I. p. 150) rapporte d'autres particularités de la vie de cet artiste. Nous avons vu sa marque sur une estampe ovale qui représente trois Apôtres assis, gravée par Jérôme Wierix et il est vraisemblable, que Blochlandt marquait ses dessins ou ses tableaux de la même manière quoiqu'on lui attribue aussi le monogramme indiqué au No. 579. Heinehen (Dict. des Art. T. III. p. 21) rapporte des estampes d'après lui.

76' BLOEMAERT, Abraham, peintre célèbre né à Gorcum en 1567; il fut disciple de François Floris et mourut à Utrecht en 1647. Nous avons trouvé ces marques sur des petits paysages en largeur gravés par Frédéric Bloemaert son fils, sur des petits sujets champêtres gravés en . ^ Jh

par Jean Couvay, sur des sujets allégoriques gravés par Lucas Vors- ^ iermann et sur les quatre élémens gravées par Corn. Bloemaert. uci'l>t, \lu.

Pièces in 8vo en travers. Heinehen (Dict. des Art. T. III p. 22) et le

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catalogue de Winhler (T. I. p. 74) font mention de différentes estampes gravées d'après les compositions de cet artiste.

^ 77- BOSSE, Abraham f peintre et graveur né à Tours en 1610; il

travailla à Paris et mourut dans sa patrie en 1678. Les estampes portant ce chiffre représentent pour la plupart des modes, des habillemens, la manière de vivre et des sujets de conversation de son tems; ses pièces sont presque toutes gravées à Feau forte et faites avec une netteté qui en ôte Tesprit et qui les rend trop sèches. Heinehen (Dict. des Art. T. III. p. 198) Huher (Handbuch etc. T. VII. p. 150) et le catalogue de Winkler (T. IV. p. 45) indiquent plusieurs ouvrages de cet artiste.

78« BOTH, Andréa peintre distingué dans son genre, né à Utrecht en 1610; il a travaillé toujours avec son frère Jean qui prit Claude le Lorrain pour modèle, et André suivie la manière de Pierre de Laer, Tous les tableaux que ces deux frères ont peints, sont terminés avec soin et élégance. André tomba dans un canal à Venise et se noya en 1650. Nous avons trouvé la marque ci-mentionnée sur des estampes d'après André Both par Antoine Hiedel, dont l'une représente la tête d'un vieillard et l'autre la téte d'une vieille femme. Bartsch (P. Gr. T. V. p. 214) donne un catalogue des eaux fortes à' André et de Jean Both et il remarque que les détails données t^^ly Heinehen sont défectueux et pleins d'erreurs.

LttAf f BALESTRA, Atoine ^ peintre et graveur né à Vérone en 1666 et

y V • mort dans la même ville en 1740; il fut élève à' Antoine Bellucci et

de Charles Maratti, Ses estampes à l'eau forte sont faites avec

2^.f7L beaucoup d'esprit et de goût. Bartsch (P. Gr. T. XXI. p. 293) en

détaille quatre et Heineken (Dict. des Art. T. II. p. 71) parle encore

J^^^ I P R* ^® quatre autres ainsi que de différentes estampes d'après Balestra.

La première de ces marques se trouve sur le buste d'un guerrier entouré de cinq autres têtes d'hommes et d'une tête de cheval; pièce très légèrement griffonnée par Balestra lui même. La seconde se voit sur le portrait de l'architecte Michel San Michèle en folio. La troisième sur le génie de la géométrie, eau forte de Balestra lui-même. La quatrième sur une vignette avec deux figures qui tiennent un drapeau avec les mots: Verona fidelis^ et la cinquième enfin accompagnée des lettres IPR se trouve sur une petite pièce gravée par Pierre Rotari représentant une tête ayant les yeux levés vers le ciel.

Ap\ 80- BLOOTELINGK, Abraham, graveur au burin et en manière noire naquit à Amsterdam en 1634 et y mourut en 1676. On trouve cette marque sur des portraits gravés au burin et en manière noire d'après diflférens maîtres flamands et hollandais. Heineken (Dict. des Art. T. III. p. 57). Haber (Handbuch etc. T. IV. p. 82), le catalogue de Winkler (T. III. p. 99) et Malpé (T. I. p. 82) indiquent plusieurs ouvrages de Blootelingk qui se désignait encore avec les marques indiquées au No. 86 et 136 ainsi qu' avec les lettres initiales A. B. dont il sera parlé dans la seconde partie.

81« BROUWER, Adrien, peintre célèbre né à Harlem en 1608 et mort J^y à Anvers en 1640, il fut disciple de François Hais, et ses tableaux offrent des sujets rustiques, dont quelques-uns portent la marque ci-mentionnée , que l'on voit aussi sur des estampes d'après lui par Lucas J^orstermann et /. L. Kraft, savoir I) Buste d'un homme barbu à chapeau pointu et très haut. II) Vénus à mi- corps et III) Jeune fille devant une table ayant la tête appuyée sur la main. Heineken (Dict. des Art. T. III. p. 375) cite quelques estampes que Brouwer doit avoir gravé lui même ainsi qu'un grand nombre d'estampes d'après ses tableaux et ses dessms.

.jft SviUh. 82' Cette marque accompagnée de la syllabe sculp et de l'année 1795 se trouve sur des eaux fortes représentant des vases et d'autres ornemens, qui semblent avoir été faits par un amateur d'après les estampes de Saint -Non. Ces pièces sont en 8vo. en travers, et la marque se voit toujours au bas à droit. Quelques personnes interprètent ce chiffre par AUBOUR, mais nous n'avons pas trouvé de renseignemens sur un artiste ou sur un amateur de ce nom.

- 83- Malpé (T I. p. 112) attribue la première de ces marques k Alexandre

' I * BOTICELLI, mais nous croyons cette assertion sans fondement, car

les estampes que nous avons vu de cet artiste ainsi que celles de Baccio Baldini ne portent ni marque ni nom. Heineken (Dict. des Art. T. I. p. 490) indique la seconde marque accompagnée d'un petit p. comme se trouvant sur des portraits gravés par Michel Auhei^t pour

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ïa suite à'Odieuvre. L'auteur cité semble avoir ignoré la signification ^ du chiffre, et nous n'avons également pas pu la découvrir. iÔ08

84* On attribue cette marque à A, BALLER lorsqu'on la trouve sur des dessins historiques faits à la plume et lavés à l'encre de la Chine. Nous ignorons si cette interprétation a quelque fondement, n'ayant point trouvé de renseignemens sur aucun artiste de ce nom; cependant on dit que ce Baller était de Dachau petite ville près de Munich.

85. BADIALE, Alexandre^ peintre et graveur à Teau forte, né à . J^l tuL'Qe (T^T Bologne en 1623; il fut disciple de Flaminio Torre et mourut dans ^-vl>' * sa ville natale âgé de 45 ans. On trouve cette marque sur une estampe qu'il a gravé d'après Charles Cignani, représentant la Sainte Vierge assise ayant sur ses bras l'enfant Jésus, qui tient de la main droite une petite croix et de l'autre une pomme. Bartsch (P. Gr. T. XIX. p. 226) décrit cette pièce sous le No. 1 ainsi que quelques autres que ce maître a fait d'après F. Torre et qui portent ou la ïiiarque indiquée au No. 114, ou son nom en toutes lettres.

86« BLOOTELINGK, Abraham, graveur au burin et en manière noire jT^ ir\ y»

dont nous déjà indiqué une autre marque au No. 80. On trouve -yJ^ y ^ «-^CÉ5j^,

celles-ci sur des gravures en manière noire, savoir la première sur ^

un chat qui dort, et sur une Andromède. La seconde sur le 23ortrait ^../jlj JT et e^. etic-^t/

de Pierre de Cortone, sur un paysan qui compte de l'argent et sur —-r 'l^ i* \

un Saturne à mi-corps dans un médaillon en 12mo. La troisième sur J^cit, %J

une téte de femme d'après Pierre Leljr, et la quatrième sur une petite ^ pièce qui représente un jeune homme dessinant devant un buste antique d'après Abrah. Bloemaert.

87- CASENBRODT, Abraham^ dessinateur et graveur flamand qui /R^Ç doit avoir travaillé en Italie; on ignore l'époque à laquelle il a vécu. 1/ '

On trouve sa marque (qu'on doit lire ABRAHAM FECIT) sur des estampes à l'eau forte représentant des marines et des vues de ports de mer, dont quelques-unes portent aussi les lettres initiales A. b. c. f. ou le nom en toutes lettres. Suivant Heineken (Dict. des Art. T. III. p. 688) les marines qui viennent d'être citées portent ce titre : Urbis iVIessinae eiusdemque maris, portuum et navium prospectus. Abr. Casenbrod del et inc. Leur nombre n'est pas indiqué et nous ne connaissons que dix de ces pièces.

88' BRINHAUSER, A., ce nom ou la marque ci-mentionnée se trouvent sur des paysages gravés à l'eau forte qui n'ont pas un grand mérite. Nous ne connaissons aucun renseignement sur ce graveur.

89* Nous avons trouvé cette marque sur des gravures à l'eau forte représentant des alimens préparés tels que cochon de lait, chapon, canard etc. ainsi que sur quelques planches où sont représentés des grands couteaux et fourchettes; elles appartiennent à un ouvrage intitulé: Trincier oder Vbrlegebuch etc. de Jacques Procachi Leipsic MDCXXIV. Ce titre a une bordure analogue, on y voit, au bas, dans une salle, une table servie, occupée par plusieurs dames et cavaliers. Au dessus de la voûte de la salle on lit: Andréas Bretschneider. La manière dont ce titre est gravé, prouve que la marque qui se trouve sur les autres pièces signifie également André BRET- SCHNEÎDER, graveur, dont nous avons déjà indiqué deux autres monogrammes au No. 72.

90» BLOEMERS, A., peintre en fleurs de^ beaucoup de mérite. On trouve de ses tableaux ainsi marqués. A ce que nous savons, il travaille actuellement à Amsterdam et il peut être âgé de 54 ans. Nous n'avons pas pu nous procurer d'autres renseignemens sur cet artiste.

91' BAADER, Amalie, Dame amateur a signé quelques-unes de ses jD J» eaux fortes de cette manière; elle est née à Erding en Bavière en ^/ ^ *^

1765, et fut écolière de Jacques Dorner directeur de la galerie à Munich. Ses chiffres se trouvent ordinairement sur des estampes ou copies d'après Rembrandt , d'après Schmidt de Berlin , et d'après quelques maîtres italiens.

92- On trouve des estampes en manière pointillée ainsi marquées qui Qyl^^ offrent des ornemens d'orfèvrerie, faites dans la manière des pièces du maître aux lettres I S et de l'année 1582, attribuées à Jean Stephanus. Nous n'avons pas pu découvrir le nom de l'auteur de ces estampes, qui semble avoir été d'origine allemande. -

93* On rencontre des dessins à l'aquarelle ainsi marqués; dont on ne ïîul Toa^I^^

connaît pas l'auteur, nous avons vu entr'autres une pièce de cet artiste ^ ^vjS"

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représentant le Bucentaure richement décoré et d'autres barque* sur le canal de Vénlse. Le mot Parisiis qui accompagne la marque fait croire que ce dessin est d'un artiste français. 94. Christ (p. 75 et 113 T. F. p. 13 et 47) et Malpé (T. II. planche I. No. 9 et 10) attribuent ces chiffres â Boetius et à Schelde à BOLSWERT. Nous avouons n'avoir jamais pu les trouver sans qu'ils fussent accompagnés des noms en toutes lettres, quoique nous ayons eu l'occasion de voir beaucoup d'ouvrages de ces artistes, dont plusieurs sont rapportés par Huher (Handbuch etc. T. V. p. 284) et dans le cabinet I de Paignon DijonvaL

/t*\\\ On trouve d'anciens tableaux d'histoire d'un peintre italien portant

/\* XlJ ce chiffre, qui n'est pas connu. Ses ouvrages ressemblent à ceux de Bernard Luini , mais moins habilement traités et plus secs. 96" BOBA, George^ peintre et graveur qui n'est connu que par Charles van Mander qui le nomme parmi les disciples de François Florisj en le qualifiant de bon peintre et inventeur. Nous avons trouvé son chiffre, très petit, sur des paysages ornés des sujets historiques d'après le Primatice, d'une pointe légère et dans le goût des autres maîtres de l'école de Fontainebleau. Suivant Bartsch (P. Gr. T. XVI. p. 363) elles forment une suite de six morceaux dont deux portent son nom écrit en toutes lettres; les autres sont marquées de son monogramme.

Ç Cf 97. ALBERTI, Chérubin, aussi nommé BORGHEGIANO, peintre et

^ graveur né à Borgo San Sepolchro en 1552 et mort en 1615. Il

travailla dans le goût de Corn. Cort. et à'Augustin Carrache et on ^ prétend qu'il a été élève de ces artistes. Bartsch (P. Gr. T. XVII.

Cj y\ V' ^5) donne un catalogue des estampes de ce maître qui contient

r soixante douze pièces. Les quatre premières marques ci-

rapportées se trouvent ordinairement sur les estampes de Cher. Al- ■ herti. Selon Gori et Malpé il employait aussi la cinquième marque;

mais nous n'avons pas encore eu occasion de la trouver. La sixième et la septième de ces marques se trouvent sur des copies d'après les estampes de cet artiste, savoir I) sur un génie en l'air soutenant de la main droite trois fleurs de lys. (Cat. de B. No. 132); II) sur un autre génie en l'air tenant une palme de la main gauche (Cat. de B. No. 140); III) sur un génie assis sur une nuée, sonnant de la trompette (Cat. de B. No. 141) Chérubin Alberti se servait encore d'une marque composée des lettres AC sans le B, elle est indiquée au No. 169. 98. Bartsch (P. Gr. T. XXI. p. 52) interprète la première dç ces marques à rebours par Jean Baptiste GALLESTRUZZI peintre et graveur de Florence vers la moitié du dixseptième siècle. On la trome sur une eau forte représentant la pentecôte qui diffère beaucoup d'autres estampes de ce maître qui se servait ordinairement d'un chiffre composé des lettres G B G indiqué un No. 941. Nous connaissons avec la seconde marque une autre eau forte qui est indubitablement du même artiste , mais elle diffère encore plus des ouvrages de Gallestruzzi et nous fait croire que la marque signifie plutôt Annibal CARRACCI Bolognese que Jean Baptiste Gallestruzzi ^ quoique nous n'osons pas soutenir que l'une ou l'autre de ces pièces

soit gravée par Carrache lui même. Cette eau forte représente St. Jean assis à terre dans un paysage, tourné vers la droite et accompagné d'un agneau. La marqiie est au bas à droite sur une pierre. Larg. 5 p. 10 lign. Haut. 4 p.

Ofi 99* Ce chiffre, dont nous n'avons pas j)U découvrir la signification,

se trouve sur le portrait du comte Louis de Barbiano en buste dans un ovale, gravé par César Laurentio^ pièce in 4to, ainsi que sur quelques autres portraits gravés par G. Tasniere. lOO* CORDUBA, François, on trouve son nom en toutes lettres ou cette marque ou les lettres initiales F. C. F. R. dont il sera parlé dans la seconde partie, sur quelques feuilles d'une suite de fontaines publiées à Rome par J. Rossi sous le titre: Nuova raccolta di fontane che si vendono nell aima città di Roma, Tivoli e Frascatiy avec une dédicace à André Corsini. Conjointement avec Corduba ont travaillés â cette suite de 58 pièces Jean Maggi et Dominique Barrière etc. Fr. Corduba est désigné comme chevalier, peintre et graveur,

ay^"";^^ qui florissait à Rome au dixseptième siècle,

f ULl rtt AOl. Florent le Comte (T. IIL p. 296) Christ (p. 113 T. F. p. 47) et f oCjl Malpé (T. II. planche I. No. 10) attribuent ces marques à Schelde

/ V^^Vy^ ^ à BOLSWERT dont il est déjà question au No. 94; mais nous n'avons pas pu les trouver et nous les croyons imaginaires.

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102' BRUYN, ISicohs de y peintre d'histoire et graveur, né à Anvers en 1570; il était le fils d'Abraham et il travailla dans un goût gothi-

5ue approchant de celui de Lucas de Leyde. Nous atons trouvé les eux premières marques sur des estampes de sa propre composition ainsi que sur celles qu'il a gravé d'après David Vinkenbooms et Gilles Coninxloo. La troisième marque est indiquée par Heinehen (Dict. des Art. T. III. p. 432), mais nous n'avons pas encore pu la trouver. iV?c. de Bruyn se servait encore des marques indiquées aux Nos. 841 , 868, 1073, 1082 et 1666, ainsi que des lettres initiales N. d. B. dont il sera parlé dans la seconde partie. Le catalogue le plus complet cjue nous connaissons des estampes de cet artiste a été donné par Heinehen (ouvrage cité ci-dessus).

103* Cette marque qui peut être composée des lettres ABCFHI, se trouve sur des paysages gravés à l'eau forte assez médiocrement. Nous n'en avons pas pu en découvrir l'auteur, mais il semble avoir travaillé en Allemagne vers la fin du dixseptième siècle.

£04. Marque inconnue, au moins nous n'en avons pas pu découvrir sa signification. On la trouve sur des estampes à l'eau forte dans le goût de fV, Hollar représentant différens morceaux d'architecture ; selon toute apparence l'artiste qui se servait de cette marque, était de l'école de PV. Hpllar et a travaillé avec son maître pour plusieurs livres.

X05« APPIANUS, GeorgCf éditeur et imprimeur de Landshut en Bavière florissant vers le commencement du seizième siècle et qui doit encore avoir travaillé à Ingolstadt en 1540. On trouve sa marque sur des estampes en bois représentant des titres de livres et des vignettes, mais nous n'avons pas trouvé des renseignemens qui prouvent qy^Ap. pianus ait gravé en bois lui même.

106* BROECK, Crispin van dan, peintre, architecte et graveur d'envers né en 1530 et mort en Hollande âgé de 71 ans. Il était disciple de François Floris et il travailla dans un goût particulier, mais moins maniéré que son maître. On trouve cette marque sur ses tableaux d'histoire, mais Crispin van den Broeck se désignait encore de différentes autres manières , comme il est indic^ué au No. 207» 808 et 830 Heineken (Dict. des Art. ï. III. p. 360) décrit les estampes que cet artiste doit avoir gravé lui même, ainsi que celles qu'on a gravé d'après lui.

107» BRUYN, Abraham de, peintre et graveur né à Anvers vers 1538 et mort à Cologne très âgé. Nous ignorons si cet artiste a marqué ses tableaux de cette manière, n'ayant trouvé que des estampes avec les chiffres ci-mentionnés , et qui sont dures avec les extrémités très négligées et cependant recherchées par les amateurs parcequ'elles sont d'une grande properté de burin. Les catalogues que nous connaissons des estampes de notre artiste ont été donnés par Heineken (Dict. des Art. T. III. p. 429) et Huber (Handbuch etc. T. V. p. 155). Abraham de Bruyn se désignait aussi par les lettres A de B dont il sera parlé dans la seconde partie.

X08- ALTENBURGH, Daniel, graveur sur lequel nous n'avons pas pu nous procurer de renseignemens; on lui attribue cette marque lorsqu'on la trouve sur une estampe représentant Jésus Christ au mont des oliviers dans un ovale entouré de quatre fleurs et autour duquel on lit. CVNCTA. VOLVNTATI. PATRIS. COMMENDAT. JESVS. ARBITRÏS. DOMINI EST CRUX TOLERANDA DEVI.

i09' Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 529) rapporte cette marque parmi les anonymes; elle se trouve sur une copie en contre-partie d'une estampe âi Albert Durer représentant, trois paysans s'entretenant ensemble No. 86 du catalogue de l'oeuvre de Durer.

I IQ. BYE, Adrien de, peintre d'histoire et de portraits natif de Lière en 1594. H apprit la peinture chez Vautier Abts peintre médiocre. L'élève surpassa son maître en peu de tems et travailla en France et en Italie. En 1623 il retourna dans sa patrie où il fit beaucoup de bons tableaux et des portraits, dont quelques-uns portent la troisième marque ci - mentionnée. Nous n'avons cité le premier chiffre que parceque quelques amateurs pourraient y chercher le monogramme d'un artiste, tandisqu'il signifie Armand de Bourbon prince de Conty ; îl ^ se trouve deux fois sur le portrait de ce prince représenté à mi- corps dans une bordure ovale, gravé par Claude Mellan. Pièce in folio. Enfin la seconde marque se trouve sur le portrait de Jean

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