‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 60 sur 503 · CG — CG · texte numérisé non relu

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12Ô5- Cette marque tout à fait semblable â la précédente, dont on JL^ ne connaît pas non plus la signification, se trouve aussi sur de beaux portraits peints dans le goiit de Geldorp.

1256' C'est le monogramme d'un peintre flamand, dont nous n'avons pas pu découvrir le nom, il a peint dans la manière de Caspar Netscher, mais sa touche était moins finie et un peu plus hardie j aussi peut-il avoir vécu dans le tems de Netscher,

12Ô7- GRAIIL ou GRAHLEN, Conrad, graveur médiocre du commen- (y.^ ^ N

cément du dixseptième siècle. Nous avons trouvé la première de ses VÎscJ Qj; /«^''^/tr. nu d/?

marques sur le portrait de Jean Trigler à mi. corps, vu de profil et gr^

tourné vers la droite, dans un ovale autour duquel on lit: Joannes x . — .

Trigler aeta XXXII. Haut. 5 p. 7 lign. Larg. 4 p. 3 lign. La marque

est au bas à droite dans l'ombre. Ce portrait se trouve ordinairement

à la téte de son livre intitulé: Sphaera, das ist ein hurzes astronomisches

Tractatîein von der Sphaera und dem Himmeîsîauf etc. Imprimé à Leipsic en 1614 un volume in 4'"- La seconde marque se trouve sur

une estampe satyrique contre le Pape. Pièce en petit folio en largeur.

On la voit encore accompagnée de la syllabe sculp sur le portrait du théologien Paul Laurent vu à mi -corps et presqu'en face, tenant un livre sous le bras droit. Dans la marge en haut on lit: Imago reverendi atque Excellentiss. Theologi Domini D. Pauli Laurentij etc. Dans la marge en bas des vers latins qui commencent ainsi: Ore gravis Paulus una Laurentius iste etc. Tout au bas à gauche est le chiffre du graveur. Pièce in S"'"- Le même artiste se servait aussi des lettres CGF dont il est parlé dans la seconde partie.

1258- Bartsch (P. Gr. T. IV. p. 16) indique cette marque parmi les anonymes qui se trouve sur une suite d'estampes offrant les sept planètes, représentées sous les figures des divinités qui leurs président. Hauteur 2 p. 10 à 11 lign. Largeur 1 p. il lign.

J.259* GALLE, Corneille le Jeune, graveur naquit à Anvers en 1600 on ^ ^ ^ ■ voit la première de ces marques ou le nom C. Galle sur des portraits

de Jésuites et autres moines remarquables, d'après J. Franquart ainsi

que sur des emblèmes.

La seconde marqvie, tout à fait comme celle de Corneille Galle

se voit encore sur deux estampes qu'on attribue à Conrad GOLTZIUS,

qui se servait ordinairement du cliiffre rapporté au numéro suivant.

Nous n'avons cependant pas pu adopter celte opinion vu que la

manière est différente de celle de Conrad Goltzius; nous ne pouvons

pas non plus les prendre pour l'ouvrage du maître au monogramme

précédent et nous les croyons gravées par un tout autre graveur qui

n'est pas connu et qui par hazard se servait du même chiffre. Une

de ces estampes représente un mourant dans le giron de la religion.

ïln haut au dessous de la sainte Trinité est une banderole sur laquelle

est écrit: Haec Porta Domini , jvsti intrahvnt in eam Ps. 117 et au bas

dans la marge on lit: EGO SUM VIA ET VERITAS ET VITA,

NEMO VENIT AD PATREM NI PER ME. Joan. 14. La marque est

^u bas à gauche. Haut. 4 p. 2 lign. Larg. 2 p. 11 lign. La marge

■d'en bas 4 lign. La seconde estampe représente l'ange Uriel, figure

debout sous un arc, tenant de la main gauche une fleure de lys.

Dans la marge on lit: S. VRIEL et la marque du graveur. Ce sujet

€St entouré d'un cadre composé de fleurs et d'insectes entre lesquels

on remarque au bas le chiffre 4, qui fait croire que cette pièce appartient à une suite. Haut, avec le cadre 3 p. 9 lign. Larg. 2 p. 6 lign.

1260- GOLTZIUS, Conrad, graveur dont on ignore absolument les circonstances de sa viej on le croit fils ou parent de Henri Goltzius auquel il était cependant très inférieur dans l'art. Nous avons trouvé sa marque sur une petite estampe représentant un sujet de l'histoire de Susanne où est écrit dans la marge : JVDÏCIS OFFICIO PVER ALTA MENTE POTITVS, FASILOQVVM PRODIT CRIMINA DIRA SENVM. La marque , mais plus petite, est au bas à gauche et dans la marge est le chiffre 5. Larg. 3 p. 2 lign. Haut. 2 p. 2 lign. Haut de la marge 4 lign. Cette pièce appartient à une suite de sept morceaux de l'histoire de Susanne dont deux portent le nom de Conrad Goltzius en toutes lettres, et dont une est marquée des lettres initiales CG et l'année 1587, comme il est indiqué dans la seconde partie.

1261- CL AM-G ALLAS, Chrétien comte de, amateur et graveur à l'eau /py ^ forte, né en 1771, chambellan de S. M. l'impereur d'Autriche et H/^ to Of^SJ^^x-lx'. membre honoraire de l'académie I et R des beaux arts à Vienne. 11 a fait pour son amusement quelques pièces, dont nous connaissons

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deux qui portent les marques ci-mcntîonnées. La première représente un chat qui dortj la marque accompagnée de Tannée 1801 est au bas à droite près d'une clef, à gauche sont les lettres J.B. probablement de Joseph Berglei'. La seconde marque se voit sur une pièce in 8''° en largeur, qui représente le tems assis, montrant par une lanterne magique. Tannée 1808. La marque est au bas un peu vers la droite, et sur une pierre sur laquelle est posée la lanterne, on lit: GraJ von Clam-Gallas.

1262» CASSANOVA, Jean^ peintre né à Venise en 1750 qui se forma à liome so\xs Mengs ; il se fixa après à Dresde, où il devint professeur et directeur de Tacadémie des beaux arts. Nous avons trouvé cette marque, qui signifie Gi'ovan Cassanova delineavit, sur quelques estampes représentant des antiquités d'Herculanum gravées par différens artistes. Heineke (Dict. des Art. T. III. p. 686) indique des estampes qu'on a gravées d'après les compositions de cet artiste.

CSO 1263- GEYSER, Chrétien Godefroj^ dessinateur et graveur à la pointe «// et au burin, il était de Gôrlitz, depuis 1768, il demera à Leipsic et fut élève à'Oeser. Il a beaucoup travaillé pour les libraires et son oeuvre est d'environ 3000 morceaux. Nous avons trouvé la marque ci -mentionnée sur une eau forte dans le goût de Rembrandt qui représente le buste d'un jeune homme vu de trois quarts, tourné vers la gauche et portant un baret. La marque est en haut à gauche. Pièce en lô"""- Cet artiste se servait encore plus souvent des initiales G. se. et G.f. qui sont indiquées dans la seconde partie. Huher (Ilandbuch etc. T. IL p. 268) et le catalogue de Winkler (T. 1. p. 285) indiquent plusieurs estampes de cet artiste, mais leurs catalogues sont très incomplets.

TÈrf 1264* Celte marque appartient à un graveur allemand du seizième siècle dont le nom n'est pas encore découvert, nous connaissons de lui avec cette marque une estampe qui représente Lucrèce s'enfoncant avec la main gauche un poignard dans la poitrine, et tenant de Taiître son vêtement qui couvre son sein à droite. A gauche près d'elle est écrit sur un piédestal: Lucretia lux romanae puditiae etc. Dans le fond on remarque quelques bâtimens et la marque de l'artiste se trouve au haut à gauche. Haut. 2 p. 9 lign. Larg. 1 p. 9 lign.

1265. CHATILLON, H. G., graveur français qui a travaillé pour le musée français et qui a marqué quelques ouvrages avec ce chiffre. Nous n'avons pas pu nous procurer d'autres renseignemens sur cet artiste.

.jRî, 1266- C ANTA - GALLINA , Remî, peintre et graveur qui se servait ordinairement des marques indiquées au No. 1453. Malpé (T. IL planche II. No. 36) lui attribue aussi la marque ci-mentionnée mais nous n'avons jamais pu la trouver sur les ouvrages de cet artiste* Il en est aussi parlé au No. 1165.

1267 Nous avons sujet de croire que celte marque est composée des lettres C.G.S. et qu'elle signifie Christophe GOTTWALD sculpsit, médecin à Dansic né en 1636 et mort en 1700; car il est prouvé qu'il a dessiné et gravé une pièce in folio, qui se trouve, ainsi que son portrait, gravé par G, Edeiinck, à la téte d'une suite d'estampes représentant différens sujets de l'histoire naturelle de sa propre collection. Cette pièce représente le chiffre de C. Gottwald entouré d'une couronne de grandes fleurs entre lesquelles on lit au bas: C Gottwald D, M. inve. et sculp. Plutard en 1782, Jean Samuel Schroter de Nuremberg a publié ces planches de nouveau, avec une description et ce titre : MVSEI GOTTWALDIANI TESTAUORVM, STELLARVM MARINARVM ET CORALLIORVM QVAE SUPERSVNT ÏABVLAE — Die Conchylien.^ Seesterne und Meergcwàchse der ehemaligen Gottwaldischen Naturalien- Sammlung etc. Un volume in folio. Dans cette nouvelle édition manque cependant la pièce avec le nom de Gottwald; mais les planches II, III, X, XI, XII, XVI, XIX, XXII, XXVII, XXXII et XXXV. portent le chiffre ci-mentionné et selon toute apparence elles sont gravées par Gottwald lui même. Il y en a aussi qui sont marquées des chiffres indiquées' au No. 1692, ou d*î;s lettres I initiales S.D. S. dont on ne connaît pas la signification.

g ^^^^rf I 1267 Ce monogramme se trouve sur une gravure en bois, reprél^^^^fi sentant les armoiries de la famille de Tenagler , et il y a beaucoup I d'apparence que ce chiffre désigne plutôt le nom de cette famille que

A celui d'un graveur. On y voit un écu tranché, d'une licorne sautant

et de trois clous^ il est timbré d'un héaume qui a pour cimier une

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couronne et la licorne. L'écu est posé sur une tablelte sur laquelle on lit: TENAGLER. Le chiffre se trouve en haut à droite près d'un feston de fleurs. Haut. 6 p. Larg. 4 p. 1 lign.

1268- VENENTI, Jules César, gentilhomme bolonais qui a gravé pour (jr Jl) 3 ÏT/^'^^ son amusement quelques pièces qui portent ces marques, la première , r/M^V''^ ci-mentionnce se trouve sur une estampe d'après Annibal Carrache

représentant une cariatide assise, ayant les deux bras sur la tète, accompagnée de deux génies. La marque est au bas à gauche, et un peu plus haut du même côté on lit: Ànib, Car. Pinxit. Pièce en grand folio. Nous avons déjà parlé plus amplement des deux autres marques au No. 1222.

1269- CORNELIS, Corneille, ou Corneille de HARLEM, peintre d'histoire /^"Y^ • ) |

dont nous avons déjà parlé et indiqué des marques aux Nos. 1146 et // — j y

1195. Nous avons trouvé les trois premières marques ci-mentionnées \l 1 ^

sur des tableaux d'histoire de ce peintre, qui quoique nombreux, L } I / L^/l

sont difficiles à trouver, par le cas que les connaisseurs en font, particulièrement les flamands. Suivant Descamps (T. I. p. 242) Cornelis eut plusieurs élèves, qui ont soutenu sa réputation, tels que Gérard Pieters de Delft, Corneille Jacob s , Corneille Enghelsons, Gérard Nopf Zacharie d'Alcmaer. Cependant de tous ses élèves aucun n'a eu le mérite de Cornelis qui faisait aussi très bien les portraits quoiqu'il n'aima pas ce genre. Christ (p. 141 T. F. p. 69) attribue encore à ce peintre la quatrième marque ci - mentionnée , mais nous n'avons jamais pu la trouver; il en rapporte ce qui suit: Un C, à ce qu'il paraît, ou peut-être un D renversé, joint à un H caractère romain, est le chiure d'un très bon peintre d'histoire flamand, et se trouve avec Vannée 1633 sur des tableaux qui représentent des nudités. On l'explique communément par CORNELIUS HARLEMENSIS. Mais Vannée et le pinceau uni de ces peintures ne s'accordent point du tout avec l'âge de ce maître qui aurait alors 71 ans; et la manière et le dessein sont fout à-fait différens de ses autres ouvrages. En effet, il n'est pas vraisemblable que Corneille Cornelis ait encore peint avec vigueur dans cet âge avancé, aussi nous n'avons jamais trouvé de tableaux de ce peintre datés après Tannée 1620 , et non plus avant l'année 1600, on peut donc admettre que la plus belle époque de cet artiste fut entre les années 1600 et 1620.

1^270- HOLSTEYN, Corneille, peintre d'histoire, né à Harlem en 1653; on le croit élève de son père qui peignait en gouache et sur verre. On ignore quel est le maître qui rendit Corneille Holsteyn si bon peinre d'histoire , dont le goût rappelle celui de Jacques Jordans. Selon Descamps (T. HL p. 305) C. Holsteyn est mort si subitement que l'on a supconné que sa mort n'était point naturelle. Nous avons trouvé sa marque sur ses tableaux.

Cette marque appartient à un peintre flamand , dont nous n'avons pas eu occasion de découvrir le nom, il semble avoir fleuri au milieu du dixseptième siècle et il a peint des intérieurs, des maisons, des cabarets etc. dont quelques-uns sont marqués du monogramme cimentionnée et dont les lettres IN. signifient selon toute apparence Inventor.

1272* Cette marque appartient à un peintre de portraits qui a travaillé à Nuremberg vers le milieu du dixseptième siècle. Nous avons fait d'inutiles recherches pour découvrir son nomj il était au reste assez médiocre.

,J[273- HEINZMANN, Charles, peintre de paysages né à Stuttgart en 1792. Il apprit les élémens de son art chex Seele dans sa ville natale, et étudia plutard dans l'académie des beaux arts à Munich où cet artiste est actuellement employé à la manufacture de porcellain royale. Nous avons trouvé sa marque sur ses tableaux et sur ses dessins parmi lesquels se distinguent particulièrement des costumes, qui sont fait» à l'aquarelle et d'une netteté admirable. Cet artiste a aussi gravé à l'eau forte différens paysages, dont quelques-uns sont marqués des initiales CH. qu'on trouve indiquées dans la seconde partie.

1274- HEIDELOFF, CW/ef, peintre et graveur à l'eau forte de' yif^ -r^ ^ Stuttgart, acluellement établi à Nuremberg. Il a travaillé beaucoup JlMl / i

pour les libraires, et éxceîlait surtout dans le genre de décorations, et le château de Cobourg contient de beaux ouvrages de lui, il dessine Jov^ CÉCt. aussi des ornemens gothiques avec beaucoup de goût, des costumes etc. Nous avons trouvé les marques ci-mentionnées ou son nom en toutes lettres sur des esîampes a l'eau forte in 4'* gravées par le peintre

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