‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 61 sur 503 · CH •— CH · texte numérisé non relu

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Hartman de Nuremberg et par Adam; elles forment une suite de quatre pièces qui ornent un poème de J. A. Hoch intitulé : Hermans des frommen Schdfers Erscheinungen zu Frankenthal oder Grûndung der fVallJarthS'Iiirche Vierzehn Heiligen etc. 1820. Nous ignorons si Heidelqff a marqué d'autres ouvrages de la même manière.

C jii20 /820 1275- HOLDERMAN, Charles, peintre de décorations, et, à ce que 1 1 /o y nous savons, actuellement comédien à Weimar. Cet artiste a fait de

— ^ jolies eaux fortes d'après ses compositions et d'après d'autres maîtres j

4w / outre cela il a encore gravé à Taquatinta et essaya de graver en bois.

ÇIS' Quelques-uns de ses ouvrages sont marqués des chiffres ci-mcntionnés

entr'autrcs 1) une femme qui chante accompagnée d'un garçon d'après P. Potter. La marque est en bas à droite. 2) Deux chèvres sous des arbres d'après N. Berghem. La marque est en bas à gauche. 5) Un groupe de trois moutons et deux têtes de chèvres d'après Dietrich. La marque en haut à gauche. 4) Un tartare uralique, galoppant vers la gauche dans un paysage. La marque est à gauche en bas. On voit encore la marque et le nom de cet artiste sur quelques pièces représentant des cosaques, sur des copies d'après Dietrich et sur quelques paysages et vues des environs de Weimar.

"'feT'F' 1276- COLLAERT, Hans (Jean), graveur dont nous avons déjà parlé ^ ^ plus amplement et indiqué des marques au No. 1224. On trouve

celles ci-mentionnées sur ses estampes gravées dans une manière très délicate et presque toujours d'après des maîtres flamands, ou sur des frises avec différens oiseaux qui forment une suite de huit pièces. Larg. 6 p. 11 lign. Haut. 1 p. 5 lign. On attribue aussi les mêmes marques à Jérôme COGK mais sans fondement car cet artiste travaillait dans une toute artre manière.

T6î 1277' LIEFRINCK, Hans (Jean), graveur auquel le catalogue de yVinhîer (T. L p. 533) attribue la marque ci-mentionnée. Nous avouons n'avoir pas eu occasion de la trouver, et nous ne croyons pas qu'elle indique le nom de cet artiste, auquel on attribue aussi un monogramme composé des lettres HL indiqué aux Nos. 1901, 2385 et 2391.

1278' Selon Heller (Geschichte der Holzschneidekunst etc. p. 248) ■ cette marque appartient à un graveur en bois qui n'est pas connu;

il doit avoir travaillé vers 1600 pour Georg Straub à un livre de costumes. Nous connaissons ce livre, mais nous n'avons pas trouvé une seule pièce marquée de ce chiffre, il est donc à croire que Heller a vu une pièce marquée du chiffre mentionnée au No. 2449^ ou une partie de la lettre 0 a manquée, de manière qu'il a pris l'O pour un C.

clcC 1279* HELMSAUR, Charles Auguste, dessinateur et graveur à l'eau forte né à Heidelberg en 1789, actuellement établi à Eichstadt et employé dans l'administration des forêts. Il a gravé pour son amusement quelques eaux fortes qui portent son nom en toutes lettres et l'année 1807. J. H. Jack (Leben und Werlte der Kiinstler Bambergs T. I. p. 125) décrit de lui trois pièces, dont une représentant un groupe de trois arbres dans un paysage, qui est marquée du monogramme de l'artiste 5 ce monogramme se trouve aussi sur un dessin lithographique d'après une estampe de Henri Goltzius représentant Vénus et l'Amour. La marque de Goltzius est au bas à gauche et celle de Helmsaur au bas à droite de la pièce.

eocax^çêat, 1280' COCK, Jérôme, graveur et marchand d'estampes né à Anvers et mort dans la même ville en 1570. Cette marque, qui signifie Hieronymus Cock excudebat, se trouve sur des estampes d'après Martin Hemskerken.

3fi 1281* CROOCK, Hubert de, ancien graveur en bois qui doit avoir * fleuri vers 1490. Bryan (T. IL p. 680) lui attribue la marque cimentionnée, qu'on doit trouver sur une estampe en bois représentant la sainte trinité, bien exécutée dans le vieux style, sujet qui a été gravé par Albert Durer d'une manière supérieure et d'une exécution plus libre. Nous n'avons pas eu occasion de trouver cette pièce.

1282- CAPEL, Henriette, ou Henriette FORD, femme d'un gentilw§\0 homme anglais nommé Richard Ford dont il est parlé dans la seconde partie. Cette dame a gravé pour son amusement quelques jolies copies d'après Guide et d'après Parmesan qui portent un monogramme composé des lettres HF et l'année 1825 , comme il est indiqué au No. 1885. La marque ci-mentionnée, composée des lettres CH, se trouve sur une estampe à l'aquatinta que Madame Ford a gravée

selon

CH — cm

CH

selon toute apparence d'après son propre dessin , elle représente un moine vu en profil et tourné vers la droite 5 au fond on remarque un couvent et au bas de la planche on lit: C/n R. R. P. Dominicain, La marque est au bas à droite de la planche. Pièce en petit folio.

1283- HOEKGEEST, G., habile peintre d'intérieurs d'églises et autres bâtimens, qui florissait en Hollande vers le milieu du dixseptième siècle. Roeland van Eynden et Adrien van der fVilligen (Gesch. der vaterl. Schilderkunst T. I. p. 66) le croyent fils de Joachime Hockgeest indiqué par Van Gool (T. H. p. 508. Nous avons trouvé la marque ci-mentionnée, composée des lettres G H, sur les tableaux de ce maître qui se servait encore de la marque indiqué au No. 2110.

1284- HONDHORST, Gérard, habile peintre d'histoire né à Utrecht / y en 1592 qui fut élève Abraham Bloemaert. Après avoir passé quelques V J années en Italie, il se fixa à la Haye avec le titre du peintre du prince d'Orange. Selon Descamps (T. I. p. 403) Hondhorst travaillait encore en 1662. Il peignait des sujets d'histoire qu'il éclairait par des flambeaux ou par des chandelles et il savait représenter leur éffet avec beaucoup de vérité. La marque ci-mentionnée composée des lettres G H lui est attribuée par une note manuscrite de feu Mr. Hazard. Nous n'avons pas encore eu occasion de la trouver nous même sur les tableaux de ce maître. Il doit encore avoir signé ses ouvrages avec les initiales G H qui sont indiquées dans la seconde partie.

128Ô- HOBBEMA, M., excellent peintre de paysage. Selon une note manuscrite de feu Mr. Hazard la marque ci-mentionnée doit se trouver sur quelques tableaux de cet artiste, mais nous n'avons pas eu occasion de la trouver. Il signait souvent ses tableaux avec son nom, précédé d'un M (signifi'ent) Meindert. Selon Roeland van Eynden et Adrien van der yVilligen (Gesch. der vaterl. Schilderltunst T. I. p. 122) Hobbema était, d'après l'opinion de quelques auteurs, d'origine frisonne, à quoi son nom de famille et l'existence de plusieurs de ses ouvrages en Frise donnent quelque probabilité, d'autres le comptent parmi les peintres de Harlem et le disent élève de Jacques Ruysdael, enfin d'autres assurent qu'il naquit à Coeverden, et dans, ce cas ou pourrait expliquer la marque par: Hobbema Coeverdensis. Au reste ce peintre était contemporain des plus grands maîtres de l'école hollandaise vers le milieu du dixseptième siècle, comme de Berghem, Adrien van der Velde, J. Ljingelbach, J. van Loo et autres qui ont orné ses paysages de figures et animaux. L'année 1663 se trouve sur un des meilleurs tableaux de Hobbema.

1286* Cette marque dont on ne connaît pas la signification, se trouve svir une estampe qui paraît être d'un graveur du seizième siècle^ elle représente sainte Mathilde debout sous une arcade gothique, dont les colonnes sont ornées de deux autres petits saints. La sainte est vêtue d'une longue robe , et tient de la main droite un livre dans lequel elle semble lire, et de l'autre une crosse. La marque est sur une tablette suspendue à une branche d'arbre qui est à droite au pied de la colonne. Haut. 3 p. 11 lign. Larg. 2 p. 8 lign.

1287* Cette marque, qui semble être composée des lettres th, se Xk trouve sur une ancienne estampe, dont on ne connaît par le graveur 3 elle représente la sainte Vierge avec l'enfant Jésus sur un croissant, entourée de quatre anges, dont deux tiennent une couronne par dessus la tête de la Vierge. Dans les quatre coins on remarque des fleurs, la marque de l'artiste en bas à gauche et au milieu en bas l'année 1504. Haut. 3 p. 2 lign. Larg. 2 p. 2 lign.

1288- HÏRSCHELY, Caspar, pjeintre de fleurs vers 1741, auquel on ^'/f^^f

attribue la marque ci-mentionnée lorsqu'on la trouve sur des tableaux s/" — "m ^ j a

de fleurs. On conserve de lui des ouvrages dans la galerie de Schleis- Jt */ ^/

' Leim prés de Munich, mais nous n'avons pas trouvé de renseignemens sur cet artiste.

1289 û. Selon Christ (p. 215 T. F. p. 137) cette marque doit appar- (Tl^^

tenir à un graveur en bois allemand , qui travaillait à Strasbourg f \ a vers l'an 1590 d'après des dessins de Tobie Stimmer, Nous n'avons pas eu occasion de la trouver.

1289 ^- Cette marque, accompagnée des syllabes: Med. Stud. ad viv. /T? /"^^ /i\ / del Aû. 1674, se trouve sur des estampes médiocres, et probablement / ( «/ jux/Vovtù d'un amatpiir. mii reTirpsentnnh dpR viips dft Ifl villp dn Jpnn. Pi<>rpc

d'un amateur, qui représentent des vues de la ville de Jena. Pièces in folio en largeur. Nous n'avons pas encore pu déchiffrer cette marque et le graveur se marquait également des lettres iV, H. Norib. se BrvllioI; Dict. des Monogr. I. 21

cm — CHR

Lipsiae qui ne s'accordent pas tout à fait avec les premières lettres du monogramme ci -mentionné , dans lequel nous ne voyons que les lettres J.C.H.

1290- IIALLER DE HALLERSTEIN, Christophe Guillaume Charles Joachime haron^ né en 1771 à Hippoltstein près de Nuremberg. Il étudia d'abord la jurisprudence, se voua ensuite à l'étude des beaux '7^ arts, et est actuellement inspecteur de la galerie de Nuremberg. Haller est un homme très instruit sur tout dans tout ce qu'y a rapport â l'histoire de la ville de Nuremberg. Dans sa jeunesse il a gravé à l'eau forte des paysages, différens caprices et des vignettes dont quelques-uns portent la marque ci-indiquée.

l5m C^l^ 1291* Ces marques, dont nous n'avons pas pu découvrir la signifi-

VjKNt*' inuz f cation, se trouvent sur des estampes qui paraissent élre de la com-

Îjositîon d'un artiste italien. Christ (p. 154 et 143 T. F. p. 62 et 70) es attribue tantôt à un artiste flamand tantôt à Jérôme MOZETUS, mais il n'y a aucune vraisemblance dans cette attribution. On les /->0 o y explique aussi avec peu de fondement par Matthias COCK et par

V-rNV fttverUcrs / \^^\ Jérôme COCK etc. Nous avons trouvé ces marques sur cinq pièces a savoir 1) Jésus Christ parmi les docteurs. 2) La flagellation de Jésus

Christ. Composition de cinq figures. 3) La résurrection de Jésus Christ, gravée dans la manière de Corneille Cort. 4) La conversion de saint Paul. Cette pièce porte outre la marque les syllabes DV. E. CO. ST. CA. et l'année 1539. 5) Un saint Jérôme assis; au bas on lit sur des tablettes: Vanitas vanitate et qui Vanitas — Semper sonat in auribus etc.

1292* On trouve des dessins historiques faits â la plume qui portent la marque ci-mentionnée; l'auteur n'en est pas connu au moins nous n'avons pas pu découvrir son nom, mais, d'après le style de ses ouvrages, il paraît avoir travaillé en Allemagne vers le commencement du dixseptième siècle.

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1293- SAFTLEVEN ou ZACHTLEEVEN, Corneille, peintre et graveur à Feau forte né à Rotterdam en 1612; il peignait dans le goût d'Adrien Brouwer et de David Teniers. Le tems et le lieu de sa mort sont inconnus. On trouve la marcjue ci-mentionnée au bas à droite sur une eau forte de ce maître qui représente un chien couché et tourné vers la droite ayant la tète en face. Larg. 2 p. 4 lign. Haut. 2 p. 8 lign. Le catalogue de Higal page 325 indique d'autres estampes de Corneille Saftleven, qui se servait encore de la marque indiquée au No. 1381.

T /V UI 1294- Bartsch (P. Gr. T. VIL p. 542) indique cette marque parmi les JLvJL JCl anonymes; elle doit se trouver sur une estampe ronde représentant

Judith coupant la této à Holoferne. Le monogramme est au milieu

en bas. Diamètre 5 p. 3 lign.

UkZr A295- HARTMANN, Mathias Christophe, peintre de genre et en minia-

X^X ture de Nuremberg, la seconde de ces marques a été déjà indiquée ^ au No. 27, parcequ'on peut y trouver des lettres AACH.

1296- OTTO, C. H., graveur saxon sur lequel nous n'avons pas pu trouver d'autres renseignemens si non qu'il doit avoir été élève de Chrétien Guillaume Ernest Dietrich et qu'il a travaillé à la manufacture de porcellaine à Meisscn. Nous avons vu sa marque ou son nom sur des gravures à l'eau forte représentant pour la plupart des chèvres, des moutons, des boucs etc. Pièce en 12"*" en travers.

1297* Nous avons trouvé ces marques, dont on ne connaît pas la signification, sur des petits portraits peints en miniature â l'huile; elles semblent appartenir à cet artiste qui se servait aussi du monogramme cité au No. 1306, accompagné du mot Copenhagen.

/ry /TOT 1298» RTJTHARD, Charles y habile peintre de chasses et graveur à / vvt ^\J\l l'eau forte qui florissait vers 1666. On ignore les particularités de sa vie, mais il paraît avoir été d'origine allemande. Nous avons trouvé la première des marques ci-mentionnées sur ses tableaux et les deux autres sur ses estampes qui paraissent être très rares, attendu qu'aucun catalogue (à ce que nous savons) n'en fait mention; nous n'avons pu trouver en Hollande que trois pièces qui appartiennent selon toute apparence à une suite de 4 ou de 6 morceaux. Im première représente un cerf attaqué par deux tigres. La marque est au milieu en bas. La seconde offre un cerf attaqué par deux loups. La marque est au milieu en bas. La troisième représente deux cerfs attaqués par des léopards. La marque est au bas à gauche. Ces trois pièces ont 8 p» 4 et 6 lignes de hauteur et 6 p. 7 et 11 lign. de largeur.

CHR — CHV

1299* Cette marque dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, se trouve sur une estampe dont on attribue l'invention à François Çaesnel^ représentant TAmour assis et peignant un tableau posé sur le dos d'un satyre. À droite on remarque un autre Amour qui broyé les couleurs. La marque est au bas à droite. Cette pièce est gravée à l'eau forte et terminée au burin. Haut. 5 p. 8 lign. Larg. 4 p. 5 lign.

1300 «• REMBRANDT, peintre et graveur à l'eau forte, très renommé. On trouve cette marque sur différentes têtes gravées d'après cet artiste et publiées par dartres. Nous parlerons plus amplement de ce maître aux monogrammes HR qu'on trouve sur ses propres estampes.

1300 Selon J. C. Steîlwag (MonogrammenlexilionPrem. Part. No. 641) cette marque appartient à C. H. ROSENKRANZ peintre de paysages florissant actuellement à Francfort sur le Mein. Nous n'avons pas encore eu occasion de voir de ses ouvrages.

1301. STIMMER, Christophe, et Christophe uan SICHEM, on explique ainsi les marques ci-mentionnées, mais nous ne pouvons pas adopter cette dernière interprétation, car Christophe van Sichem se servait ordinairement des marques composées des lettres CVS indiquées au No. 1478. Il n'est pas probable que C. van Sichem se soit signé dans le même ouvrage de deux différentes manières, car on trouve les marques ci-mentionnées et celles composées des lettres CVS de van Sichem dans l'oeuvre de Flavius Josephus , Tite Livius et dans le Fîorus allemand ainsi que dans d'autres livres ornés des tailles de bois. Il est cependant à croire que les monogrammes ci-mentionnés appartiennent à Christophe Henri STIMMER qui selon Sandrart fut frère cadet de Tobie Stimmer et qui doit avoir été un célèbre graveur en bois. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 331) ne veut pas adopter que Christophe ait ^ravé en bois parcequ'il a été employé au service de trois administrations de l'Autriche antérieure et receveur général des deniers publiques d'Alsace et de Sundeau; mais il est néanmoins possible que Christophe ait préféré plutara un état pour ainsi dire plus distingué que celui de graver en bois. Au reste Bartsch n'a pas parlé des marques ci-mentionnées, dont une, savoir la troisième, se voit aussi très petite sur une eau forte, la seule que nous ayons trouvé ainsi marquée; elle représente un écu d'armes aux trois fleurs de lys, surmonté d'un casque au haut duquel on voit un coussin avec trois bâtons dont les bouts sont encore ornés de fleurs de lys. Ces armoiries sont dans un ovale entouré d'ornemens , dans lesquels on voit enhaut deux figures nues à mi-corps et au bas deux génies. La marque de l'artiste est au bas à gauche et dans une petite marge au bas est une banderole vide, vraisemblablement destinée à quelque inscription. Haut. 4 p. 11 lign. Larg. 3 p. 3 lign. Haut, de la marge d'en bas 6 lign.

1302' Nous avons trouvé cette marque, qui a beaucoup de ressemblance avec les précédentes , sur une estampe médiocre qui paraît être faite par un graveur flamand du dixseptième siècle. Cette estampe représente un paysage, où l'on voit sur le devant Jésus Christ avec deux disciples. Au second plan s'élèvent des deux côtés des groupes d'arbres, entre lesquels on apperçoit une ville. La marque est au bas à gauche sur une pierre. Pièce in 4*°

1303* SCARSELLO, Jérôme^ peintre et graveur à l'eau forte à Bologne et disciple de Gessi; selon Malvasia (T. IV. p. 557) il a travaillé pendant quelques tems à Milan et ensuite vers Tan 1670 à Turin. On attribue la marque ci -mentionnée à ce maître quoique l'estampe qui la porte, soit traitée plus largement que ses autres eaux fortes qui sont ordinairement marquées des lettres G S, GSF et HSF comme elles sont indiquées dans la seconde partie. La pièce en question représente différens génies dont six voltigent autour d'un terme de Pan pour le couronner, pendant que les autres sont au bas du terme, parmi ceux-ci on en remarque un qui décoche une flèche. La marque est au bas à droite. Haut. 6 p. 10 lign. Larg. 5 p. 5 lign. Bartsch (P. Gr. T. XIX. p. 249) décrit de Scarsello six pièces, mais il ne parle ni de cette marque ni de la pièce ci - dessus décrite, qui ne nous semble pas avoir été gravé par ce maître.

1304* CLEEF, Henri van^ peintre de paysage et graveur, né à Anvers en 1510; il était le frère de Martin et fut reçu à l'académie de peinture à Anvers en 1553 et y mourut en 1589. dn trouve ces marques ou son nom Henricus Clivensis fecit sur des estampes représentant des paysages, dont plusieurs sont indiqués par Hcinehe (Dîct. des Art.

(Bl

cm

CHV — CI

T. IV. p. 126) par Huher (Handbuch etc. T. V. p. 92) et par Malpé • (T. I. p. 180). Il est très probable que Henri van Cleej marquait ' quelques-uns de ses tableaux de la même manière.

1305- CULMBACH ou KULMBACH, Hans (Jean) van, peintre d'his- ^' ' " ^ableaux avec les monogrammes

écrit aussi KULMBACH. Jlpin

toire qui marquait ordinairement ses tabl indiques au No. 2358, et dont le nom s'écr

(Anleitung Bildnisse zu sammlen etc.) lui attribue aussi la marque ci-mentionnée que nous n'avons pas eu occasion de trouver. Selon Bartsch les estampes de ce maître sont marquées des initiales I C dont il sera parlé dans la seconde partie.

1306' Nous avons trouvé cette marque accompagnée du mot Copenliagen, sur des tableaux de genre, dont nous n'avons pas pu découvrir Fauteur; il travaillait dans le goût de Slingelandt , mais d'une manière moins finie. 11 paraît au reste que cette marque appartient au même peintre qui se servait aussi des monogrammes mentionnés au No. 1297.

1307* Cette marque appartient à un dessinateur et à un peintre allemand qui travailla au commencement du seizième siècle. Nous n'avons pu découvrir ni son nom ni le lieu où il habitait; on trouve des ses dessins dans Fuggers Ehrenspiegel qu'on conserve à la bibliothèque royale à Munich et qui est mentionné par Aretîn (Beitrâge zur Geschichte und Litteratur T. I. p. 49). Il est à remarquer qu'à proximité de la marque , on voit encore un cor de chasse et un rat, qui nous semblent avoir quelque relation avec le nom de l'artiste.

1308' COCK, Jérôme, graveur, libraire et marchand d'estampes à Anvers vers 1558. On trouve cette marque sur des estampes qui représentent des paysages avec des sujets mythologiques. Heineke (Dict. des Art. T. IV. p. 233) indiqvie différens autres ouvrages de ce maître auquel on attribue aussi les marques indiquées aux Nos. 1224) 1270, 1280 et 1291.

1309- CAXiLOT, Jacques, dessinateur et graveur à l'eau forte et au burin, né à Nancy selon les uns en 1586 , selon d'autres en 1593. Les ouvrages de ce maître sont faits avec un talent extraordinaire ; ils consistent pour la plupart en batailles, foires, fêtes de village, costumes et autres petites caprices, dont un petit nombre seulement portent la marque ci-mentionnée. Son oeuvre passe 1500 pièces, dont Gersaint dans le cabinet de VOrangère et Heineke (Dict. des Art. T. III. p. 495) décrivent une grande partie.

1310- WAUDANUS, Jean Corneille, dessinateur ou peintre des Pays- Bas sur lequel nous n'avons pas trouvé de renseignemens , Fûssli (Allgem. Kùnstlerlexilton) en parle, mais le peu qu'il en dit, nous semble être puisé dans des sources incertaines. Le premier monogramme ci-mentionné, qui signifie proprement JAN COKNEL, ou les noms abrégés J. C, Wou et J. C. n^oud, se trouvent sur des portraits à mi-corps et en pied gravés par Charles et par Christophe van Sichem dont les premiers appartiennent à une suite des plus fameux hérétiques, et les autres à une suite de princes; ornant une description des troubles de Pays-Bas. La seconde marque qui paraît aussi appartenir à im artiste flamand du dixseptiéme siècle, se trouve sur une estampe allégorique gravée par le maître au monogramme No. 999. Il est aussi possible qu'elle désigne également Jean Cornel Waudanus.

1311' CAMPAGNOLA, Jules, ancien graveur italien dont on prétend' qu'il n'a été que simple amateur et qu'on regard comme l'inventeur de la manière pointillée. Il était le fils de Jérôme, et né vers 1481. La date de sa mort n'est pas connue. Nous avons trouvé cette marque sur une estampe qui représente un vieux berger couché à terre, la tête appuyée contre un bat. Bartsch (P. Gr. T. XIIL p. 374 No. 7) décrit cette pièce parmi quelques autres de ce maître, mais il ne parle pas de cette marque qui se trouve au haut à droite.

1312- JAMITZER, Christophe, orfèvre et graveur de Nuremberg né en 1563 et mort dans la même ville à l'âge de 56 ans. On a de lui une suite des grotesques et jeux d'cnfans gravée assez proprement. Christ (p. 144 T. F. p. 71), Huher (Handbuch etc. T. I. p. 222) et Malpé (T. I. p. 345) lui attribuent la marque ci-mentionnée, mais nous n'avons jamais pu la trouver sur des ouvrages de cet artiste.

(F / lf(r / ^ 1313- VERMEYEN, Jean Corneille, peintre d'histoire et graveur à

^ / ' y j^^ ^ VcAu forte de Beverdyck près de Harlem, né en 1500. Il fut peintre

de l'empereur Charles V. qu'il suivait dans toutes ses expéditions, sa taille était fort élevée et sa barbe si longue qu'elle traînait à terre»

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