ACI — AGI
prétation de ce chiffre soit fondée, car les estampes à' Adrien Coliaert, sont marquées des lettres initiales AC , indiquées dans la seconde partie, et ces pièces sont gravées dans un tout autre goût.
211. Cette marque appartient à un graveur qui n'est pas connu^ il a fait une copie d'après une estampe à'Albert Durer connue sous le titre : Le joueur de cornemuse. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 492) en parle aussi, mais il n'a pas donné la marque d'une manière assez «xacte.
'212* BROECK, Crispin VQn den, peintre et graveur d'Anvers, dont nous avons déjà indiqué une marque au No. 106. Suivant une note manuscrite de feu Mr. Hazard on trouve celle-ci sur les dessins de cet artiste et cet connaisseur l'explique par : CRISPIN INVENTOR ANTWERPIAE. Cet artiste se servait encore de plusieurs autres marques qui sont indiquées aux Nos. 824 et 846.
213' Le catalogue d'estampes de feu l'assesseur //ar//au& deRatisbonne rapporte ce chiffre, comme se trouvant sur des estampes. Nous n'avons pas eu l'occasion de le trouver, à moins que le dit catalogue n'ait voulu indiquer les marques rapportées au No. 218.
214- CARRACCI, Annihaî^ dont nous avons aussi parlé au No. 98 et 171; On trouve la marque ci-mentionnée sur des estampes qui représentent les cris de Bologne gravés par Simon Guillain.
215* GRAFF, Jean André, peintre d'architecture, de portraits et de fleurs de Nuremberg qui florissait vers 1680 et qui mourut en 1701 âgé de 64 ans. Nous n'avons jamais trouvé nous même le monogramme cimentionné. C'est Christ (p. 93 T. F. p. 28) qui l'indique et la seule marque que nous connaissons de Jean André Graff, est rapportée au No. 408.
216* CASOLANI, Alexandre, peintre et graveur dont nous avons déjà indiqué une autre marque au No. 196- On trouve les deux premières ci-mentionnées sur des clair- obscurs gravés par André Andreani entr'autres l)sur le portement de croix, 2) sur une Ste. Vierge, représentée à-mi-corps et regardant l'enfant Jésus qu'elle tient entre ses bras, et qui prie les mains jointes. 3) La Ste. Vierge accompagnée d'un S. Evêque. 4) Saint François d'Assise embrassant une croix. Bartsch en a fait une description détaillée P. Gr, T. XII. p. 42, 57, 63 et 81. La troisième de ces marques se trouve sur une estampe de Lucas Hilian représentant la même Ste. Vierge accompagnée d'un S. Evéque dont nous avons parlé plus haut. Cette dernière marque est aussi indiquée par Christ (p. 134 T. F. p. 61) parmi les anonymes, mais elle doit être lue: Alexander Casolani Pittore Senensis inventer et Lucas Kilian fecit.
217' Ces marques dont la seconde &\^n\ïie ipent-ètre Michel Ange Bona rotti se trouvent sur une estampe bien faite, représentant une femme qui embrasse son enfant; ce morcean appartient à une suite d'estampes gravées d'après les peintures àe Michel Ange dans la chapelle Sixtine à Rome. Les marques sont au bas sur une pierre sur laquelle la femme est assise. Cette suite consiste en dix feuilles in 4to, au moins nous n'en connaissons pas davantage, elles sont accompagnées d'un titre sur lequel on voit un génie tenant une tablette au dessus de sa tête, sur laquelle est écrit: M. Ange inv. et pin. Nella Capella Sistina in Vaticano. Ces estampes dont nous n'avons pas pu découvrir le graveur, ne nous paraissent point être des copies d'après les estampes d'Adam Ghisi, quoiqu'elles soient faites par un graveur qui florissait plus tard.
^18' Nous avons sujet de croire que ces marques signifient Charles de TILL auquel on attribue aussi les marques indiquées au No. 1341; car on trouve le nom en toutes lettres de cet artiste sur une estampe qui est absolument gravée dans la même manière que les pièces marquées des chiffres ci-mentionnés, et de celles décrites au No. 1341. Cette pièce représente Minerve couronnant le buste de Ferdinand Taiientschger y sur le piédestal du buste on lit: FERDINANDUS TA- LIENTSCHGER AUSTRIACUS , au bas dans la marge des vers latins et à gauche M. Merian delineav. Romae 10 Octo 1644-; et à droite /oA. Cari von Till in aqua Jorti ejfigiav. Les monogrammes ci-mentionnés se trouvent l)sur le buste d'un jeune homme en manteau, vu de trois quarts, tourné du côté droit, portant des moustaches et un chapeau rond pointu. La première marque est en haut à droite sur un fond ;blanc. Haut. 3 p. 6 lign. Larg. 2 p. 7 lign. 2) sur un Saint Jérôme représenté au milieu de la planche assis sur un rocher, tourné du côté gauche, ayant les mains élevées et la tête tournée vers un crucifix. A
ACK — ACM
droite on remarqua? un lion et à gauche à travers la fente d'un rocher, une campagne. La seconde marque se trouve à<çauche sur une pierre» Larg. 5 p. 3 lign. Haut. 3 p. 2 lign. Doppelmmr (p. 234) nomme cet artiste Thill et selon cet auteur il naquit à Nuremberg en 1624,, étudia chez Chrétien Hupert , alla plutard à Roine , et mourut en 1676.
^ - •\Stx>^ 219* Nous avons trouvé ce* marques sur une estampe en bois dont J^^Jy^^X» ^^^C9ir inaL/ Tautcur n'est pas connu, la première semble appartenir au dessinateur et la seconde au graveur qui d'après le travail de cette pièce était d'origine allemande. Cette estampé en bois réprésente le sauveur entouré de plusieurs tablettes, dans lesquelles on lit différentes inscriptions. En bas on voit à gauche un homme à genoux qui adore le sauveur, au-dessus de cet hamme.on lit: Caspar Schwenckfeld von Ossi'ngy Nil Christo triste recepto. A droite est un autre homme qui adore pareillement le sauveur et qui est suivi d'une foule de personnages. Au-dessus de célui-ci on lit dans un cartouche. Und die Mit-Bekenner der Glorien und Pfhhrheit Jesu Christi^ La marque entre l'année 1562 est au milieu en bas sur un ornement, la seconde se trouve à droite auprès de l'homme à genoux. Haut. 10 p^ 11 lign. Larg. 7 p. 2 lign.
220- LEBSCHÉ, Charles Auguste^ peintre de paysages et graveur à l'eau forte né à Schmygel, petite ville de Pologne, en 1800. Ses parens s'établirent à Munich en 1807 où le fils étudia à l'académie des beaux arts sous le professeur Guillaume Hobell avec beaucoup de succè»* Nous avons trouvé sa marque sur ses tableaux, sur des dessins à Vencre de la Chine et sur des jolies eaux fortes représentant de» paysages et des animaux. Il se servait plus souvent d'un monogramme composé des lettres G. L. qui est indiqué au No. 1363.
221' GLOCKENTON, Albert le Jeune. Nous avons trouvé cette marque sur de belles peintures sur verre dans la collection de feu Mr. de Derschau à Nuremberg, et le catalogue de la dite collection interprète cette marque par :* Albert Glockenton le jeune et remarque que Doppelmair a oublié d'indiquer cet artiste habile dans son genre. Noua avons aussi rapporté au No. 177 un monogramme qui pourrait appartenir au même maître.
222* CALIARI, Paul dit Veronese^ célèbre peintre né à Vérone et mort À Venise en 1588 âgé de 62 ans. Christ (p. 93 T. F. p. 29) indique cette marque comme se trouvant sur des dessins qu'il présume être de cet artiste. Nous ne l'avons jamais trouvée et nous ignorons par conséquent si l'on peut ajouter foi à cette interprétation. La plus grande partie des estampes gravées d'après Paul Peronese se trouve décrite dans le catalogue de Winkler (T. H. p. 1107) et au Cabinet de Paignon Dijonval (S. P. p. 43).
223- OSELLO, Caspar, nommé Gaspar ab AVIBUS ou Gaspar PATA- VINUS dont nous avons déjà parlé et indiqué une autre marque au. No. 199 et 204. Celle ci - mentionnée est rapportée par Huber (Handbuch etc. T. III. p. 202), mais nous n'avons jamais pu la trouver et nous la croyons imaginaire.
224* MANINI, Jacques Antoine, peintre et graveur né à Bologne en 1646 et mort dans la même ville en 1752. Il fut disciple à' André Monticelli et à.e Dominique Santi et s'acquit le nom de très habile peintre de perspective, d'ornemens et d'architecture. On a de lui seize estampes, qui sont gravées à l'eau forte d'une pointe légère et pleine de goût, elles forment une suite de 16 vues perspectives, qui portent pour la plupart la marque ci-mentionnée ou les lettres initiales G A M. Cette suite a pour titre : Vedute deliciose dedicate al merito singulare delV illustre Sig. Gio. Giacomo Monti, Giacomo Ant^ Manini Jnuen e Jece. Marc Ant. Fabbri forma in Bol^ 1676. Bartsch (P. Gr. T. XIX. p. 322) donne une déscription détaillée de cette suite.
fk A1C\ . ^L\TSYS, Corneille, graveur sur lequel on ne trouve point de
/ (ôA j yicj/ détails, si non qu'il a marqué quelques pièces de son nom et qu'il a - j travaillé entre les années 1530 et 1560- Le même artiste se servait C aussi d'un monogramme composé des lettres G ME indiqué au No. 1202
ou des mots abrégés COR MET, dont il sera parlé dans la troisième partie. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 90 et p. 97) indique ces marques comme appartenant à deux artistes, et. en décrit 76 pièces, mais son catalogue n'est pas complet, attendu que nous avons vu plus de vingt pièces qui ne sont pas mentionnées par le dit auteur. Plusieurs écrivains, avant Bartsch ont regardé les marques composées des lettres
ACM — A)CR
CM A et CME ainsi cfue' -le nom COR MET comme appartenant à Corneille Mat&ys seul. Bartsch fut, à ce que nous savons, le premier, qui a pensé que ces monogrammes désignaient deux différens artistes et qui pour cela accusa Heineke de l'erreur de les avoir rapporté comme étant du même maître. Dans nos voyages, nous avons eu les occasions de voir non seulement toutes les pièces décrites par Bartsch, mais aussi beaucoup dWtres qui ont échappé à ses recherches, et néanmoins nous ne pouvons partager son opinion que les pièces marquées des monogrammes CM A et CME soient de deux artistes difFérens, attendu qu'elles se ressemblent tellement pour la manière et le travail que Bartsch lui-même ce classé une pièce marquée du chiffre CME, parmi luie siiîte qu'il attribue dans son catalogue à Corneille Matsys. Cette pièce représente la Charité décrite par Bartsch sous No. 40. On acquiert encore plus positivement la certitude que toutes ces pièces proviennent d'un seul maître, lorsqu'on rassemble tes copies que cet artiste a fait d'après d'autres estampes, quand même on ne voudrait par avoir égard à la ressemblance de l'écriture et de la marque.
226* MENAROLA, Crestano, peintre d*histoîre qu'on dit écolier d'u^/#xandr» Maganza. Il imitait michel Ange Bonarotti dtins ses figures gigantesques et le Paul Veronese dans ses riches compositions , il travaillait à Bassano et j mourut en 1640. Suivant ?a5s// (Allgemeines Runstlerlexil(on) cet artiste doit avoir gravé quelques estampes d'après Jacques de Ponte, mais nous n'avons pas pu nous en convaincre, et il est à croire que Fussli a voulu parler de Pierre Menarola^ qui a gravé d'après différens maîtres italiens.
227- MAURER, C/im^û>p/i^. Cette marque formée des lettres G M se (aA trouve ains-que son monogramme indiqué au No. 1164 sur des estampes ^* en bois faites par différens graveurs en bois. Ces estampes en bois forment une suite de 304 pièces dont Bartsch n'a pas parlé; elle porte ce titre : NOVAE SAÇRORUM ^y^hlOWM figurae versibus Latinis €t Germanicis exposita , das ist : Neue biblische figuren mit lateinischen und deutschen Versen ausgelegt etc. Durch M. Samuelem Glonerum, Poetam Lauretanum. Strasbourg gédrucht bey Chrîstoph van der Heyden MDCXXV.
^28* MALACH, Christoph. Nous avons trouvé cette marque sur des dessins historiques avec l'année 1614, qui étaient attribués à Christoph Malach , sur lequel nous n'avons pas trouvé de renscignemens.
229- NAUDET, Caroline, graveuse de genre, qui travaille actuellement, CAt à ce que nous savons, à Paris; nous n*avons rien pu apprendre relati- cJw^ vement aux circonstances de sa vie, mais elle paraît être parente de ce Naudet dont Fii*^/i parle d'après le magazin encyclopédique 1806 et d'après les nouvelles des arts T. II. p. 354.
230* Cette marque a été employée par un ancien peintre travaillait au commencement du seizième siècle, ses tableai être peints à l'huile et rapellent les premiers ouvrages de Sodoma, ils n'en ont pas le mérite, car l'exécution est plus sèche et les ombres sont noires et manquent de transparence. On trouve entr'autres un tableau de cet artiste à St. Simon à Viterbe, qui représente l'annonciation à la Sainte Vierge et qui porte la marque ci-mentionnée.
231- OSELLO, Caspar, nommé Caspar ah AVÎBV S ou Caspar F AT A- QU (tà VINUS, les deux premières de ces marques se trouvent sur différens / ^
portraits et autres estampes de ce graveur, et la troisième est indiquée par Bartsch comme il adéjà été dit au No. 204.
232» Cette marque accompagnée de celle à' Antoine Tempesta, se trouve ^ ^ rrji -pf
sur une estampe en bois gravée d'après un dessin de cet artiste dont le ^ <t\ tl *
graveur n'est pas connu, au moins nous n'avons pas pu le découvrir. Ce morceau représente la tentation de S. Antoine qui appartient à une suite de plusieurs autres sujets de la vie de ce Saint, tous d'après la composition de Tempesta. Çuelmies pièces de cette suite sont aussi marquées AT, c'est à dire Antoine Tempesta et des lettres initiales PM du graveur dont nous ignorons également la signification. Ces morceaux portent 7 p. 3 lign. de hauteur sur 4 p. 4 lign. de largeur.
:233- RENESSE, A. C, habile dessinateur et graveur à l'eau forte, dont l'histoire de l'art ne fait presque point mention, il se distingua cependant par son talent, et il travailla tellement dans le goût de Rembrandt qu'on peut prendre ses eaux fortes pour des productions de ce grand maître. Bartsch a adopté de lui une seule pièce dans son catalogue de Rembrandt
italien, qui ^ I,
lUX semblent | rf\.fO
'odoma, mais V.W\ t les ombres ~3 ^
ACR — AD
Je
(T. II. p. 104 No. 18). Les estampes de Renesse prouvent qu'il a vécu entre les années 1649 et 1661 , et il doit avoir fleuri en Hollande où l'on ignore également les particularités de sa vie, car Roeland van Eynden et Jdrien van der JVilligen (Gesch. der vaterl. Schilderkunst T. I. p. 298) n'indiquent de lui qu'un beau dessin au crayon noir, marqué de l'année 1669, et ils ne donnent d'ailleurs aucun détail sur cet artiste. Nous ne connaissons de lui qu' onze estampes à l'eau forte, et de ces onee pièces il n'y en a qu'une seule qui porte son monogramme savoir le portrait d'un homme à mi-corps, vu de face; portant un baret et tenant un burin de la main gauche qui est posée sur une table. Ce portrait qui doit être celui de l'artiste est gravé à l'eau forte et terminé à la pointe sèche. La marque est au bas à gauche. Haut. 2 p. 11 Hgn. L,arg, 2 p. 7 lign. Les autres estampes de cet artiste portent presque toutes le même monogramme, mais accompagné des syllabes enesse.
234* GELDER, Arnould de, peintre distingué dans la manière et le goût de Rembrandt né à Dort le 26 octobre 1645, il fut élève de Samuel Hochstraaten et de Rembrandt et mourut dans sa patrie en 1727. Descamps (T. III. p. 176) rapporte d'autres particularités de la vie de cet artiste ; nous avons trouvé sa marque sur ses tableaux et sur ses dessins historiques.
23Ô- SCHÛTT, Corneille, peintre et graveur à l'eau forte naquit à Anvers vers 1590 et y mourut en 1660. Il fiU disciple de Rubens et devint un habile peintre d'histoire. On a de lui un grand nombre d'eaux fortes de sa composition d'une pointe large, mais facile et spirituelle dont deux portent la marque ci - mentionnée , savoir 1) un^ petit Christ avec le petit Saint Jean et 2) un Christ flagellé et lié à une colonne. C. Schiitt se servait ordinairement d'un monogramme composé des lettres CS indiqué au No. 1472. Huber (Ilandbuch etc. T. V. p. 343) et le Catal. de Winhler (T. III. p. 974) détaillent beaucoup d'estampes de cet artiste.
236- CUYLENBURG ou KUILENBURG, Abraham van, peintre dans la manière de Poelenburg, Selon Roeland van Eynden et Adrien van der Willigen (Gesch. der vaterl. Schilderkunst T. I. p. 52) cet artiste naquit à Utrecht, où il fut vécu en 1639 comme maître au collège des artistes. Pilkington (p. 149) le compte parmi les élèves de Poelenbourg, parceque ses compositions ressemblent à celles de son maître. Cependant A. Cuylenburg dessinait ses figures plus grandes, et il n'a jamais atteint le mérite de Poelenbourg. Nous avons trouvé la marque cimentionnée sur ses tableaux.
237- WIERINGEN, Nicolas, C'est Christ (p. 134 T. F. p. 62) qui explique ainsi cette marque ; nous n'avons jamais trouvé de monogrammes de cet artiste formé de cette manière, mais bien un qui est composé des lettres CCW ou des lettres initiales CCW dont il sera parlé an No. 1167 et dans la seconde partie.
238- WEYER , Gabriel, bon peintre de Nuremberg qui travaillait beaucoup à Cobourg pour les graveurs et qui mourut en 1640. Doppelmair (p. 222). Nous avons trouvé les marques de Gab. Weyer sur ses dessins à la plume et sur dos estampes d'après ses dessins par P. Isselburg et autres, dont les dernières sont indiquées au Catalogue de Winhler (T. L p. 870).
239' DURER, Albert, très habile peintre et graveur au burin et à l'eau forte né à Nuremberg le 20 Mai 1471 et mort dans sa patrie le 6 Avril 1528. Il est un des artistes qui ont fait le plus d'honneur à l'école allemande par sa touche ferme et vigoui;'euse; cependant on lui reproche d'avoir quelque fois mal choisi ses sujets 5 sa manière n'est point gracieuse, ses expressions peu nobles et ses draperies peu naturelles. Il a gravé au burin et à l'eau forte et tous ses ouvrages dans ce genre font l'ornement des cabinets des curieux surtout ses estampes au burin qui sont d'un grand fini. Bartsch (P. Gr. T. VII^ p. 1) en donne un catalogue qui contient 108 pièces gravées à l'eau forte ou au burin, et 170 pièces en bois, ainsi qu'un appendice de 62 pièces douteuses. Les cinq premières marques ci-mentionnées se trouvent ou sur les tableaux de ce maître ou sur les estampes que Durer a gravé lui même ainsi que sur celles gravées d'après ses tableaux ou d'après ses dessins. La sixième marque se voit suivant Bartsch (p. 494) sur une copie en contre-partie d'un estampe de Durer représentant St. Eustache No. 57 de son oeuvre. La septième se trouve sur une gravure en bois gravée par Corneille van Sichem d'après une gravure au burin de Durer lui même, représentant la Ste. Vierge avec l'enfant
Jésus