THÉODORE
liai mon bon mari! comme en diz El en faiz de nuit cl de jour Je travaillera; île labour A fin qu'escliapper le méfiait Puisse quej'ay contre loy fait Et conceu.
« C'est après s'être éloignée de son mari qu'elle prononce ses regrets. Le malheureux époux ne doit plus voir sa femme que bien longtemps après...
•t Cependant Théodore, obligée de séjourner à Rougeval,dont l'abbaye était assez distante, à ce qu'il paraît, a bien innocemment séduit, par sa jolie figure la lille de
l'auberge, qui, la croyant un homme, vient, sans façon, la requérir d'amour. Théodore, indignée de cette impudence, la repousse. La demoiselle jure de se venger... Sollicitée par un de ses amants, elle devient mère. — Et de qui cet enfant? lui demande son père. — De frère Théodore, répond-elle. — Grand scandale dans Landerneaul L'abbé en est informé par l'hôte lui-même, qui apporte l'enfant à l'abbaye, et dit goguenardement au père abbé, en lui présentant le marmot :
Dans aldjes, (maître aaoe) ou'ici voy pré- Tcncz, recevez le présent [seul,
Que vous apport.
l'abbé.
A nioy, mon ami ? c'esl à ton, Portéz-Ie ailleurs. Vous esles nices (niait) En (ici) ne sommes-nous pas norriecs
D'enfans peiiz.
l'oste.
Voslre moine à mon pain feliz L'a fait, que le dyable y ail pari !
Si demourra, se Dieu me garl
A l'abbaie.
l'abbé.
Vous me faites loule esliaye Ma pensée, el esire en trisicsce.
Pour Dieu ! Diles-moy : lequel esl-cc?
Ne l'celez oie.
l'oste.
C'est voslre moine Théodore.
Or le gardez.
l'abbé.
Ha Théodore !.. Or regardez Le lionlage et le grand anui Que par vous avons au jour d'ui...
Voiremeni dit-on voir (unit) : l'a huit Ne fait pas le religieux.
Comment avez si oulirageux Eslé, biau frère ?