SCÈNE III
THÉOPHILE, Seul
[Théophile quille Salatin et pense que c'est trop fort de renier Dieu; il dit :)
Théophile. Hélas! hélas! que vais je devenir? Le cœur me faillira avant d'en venir à celle extrémité.
Hélas, que faire? Si je renie saint Nicolas, saint Jean saint Thomas cl Notre-Dame, que deviendra mon .une cbélive. Elle brûlera dans les fl mîmes du sombre enfer. C'est là qu'elle devra rester. Quel hideux manoir! Cen'eslpas une vaine parole : dans ces feux perpétuels, il n'y a personne qui ait le coeur bon; lous sont mauvais. Ce sont des démons. Telle est leur nature. Leur maison esl si obscure qu'un n'y vil jamais la lueur du soleil. C est uu trou ple.n d'ordures. Irai-je là ? Les dés sont bien autres, quand pour le peu que j'aurai mangé, Dieu m'aura chassé comme étranger de ses demeures ; et il aura raison. l'util jamais un homme aussi perplexe que moi? D'autre côté, Salalin dit qu'il me rendra ma richesse, mon avoir, que jamais personne n'en saura rien. Je le ferai. Pieu m'a accablé, je l'accablerai. Moi, le servir jamais? Non! non!! Je serai riche, de pauvre que je suis. Si Dieu me hait, je le haïrai. Qu'il s'avise, qu'il nielle en mouvement ses escadrons, il a loul en main, et le ciel et la lene. Eli bien, je lui crie quille, si Salatin me lient ses promesses.