THÉOPHILE, PIERRE, THOMAS
THÉOPHILE, allant à Pierre. Pierre, veux-ln apprendre une nouvelle ? La foriune t'est contraire, 111 as amené double as ; liens-loi à ce que lu as, car ni as manqué ma place, I'évèqne me l'ayant rendue. Du reste, je ne le dois ni reconnaissance ni remerciements.
pierre. Théophile, pourquoi ces mois amers? Hier encore je priais monseigneur qu'il vous rendit votre charge, ei ce n'était que justice cl raison.
Théophile. Eh ! c'était sans ilouie sans machinalion qu'on m'avait ainsi expulsé, et ce n'est pas malgré vous que je rentre en mou bien... Vous avez, vite oublié...
pierre. Ha foi, cher el beau seigneur, suivant mon désir, vous eussiez été élu évéque, après la mon du dernier; c'est vous seul qui avez refusé, par crainte du Roi des cienx.
Théophile à Thomas. Thomas ! Thomas! lu joues de malheur, ou m'a de nouveau fail sénéchal. Tu laisseras de côté désormais ton humeur indépendante (le regiber) el les disputes et les coups; lu n'auras pas de pire compagnon que moi.
Thomas. Sauf le respect qui vous est dû, Théophile, on vous croirait ivre.
Théophile. Je serai demain en fonction, malgré Ions vos grands airs.
TiioMvs. Par Dieu '. vous n'êtes pas raisonnable : je vous aime el vous estime unit.
Théophile. Thomas, Thomas, je ne suis pas pris de vin, je puis encore faire du mal el du bien.
thomas. On dirait que vous voulez quereller ; Théophile, laissez-moi en paix.
Théophile. Thomas, Thomas, que vous fais-je? Ah ! dans peu vous aurez de la pitié, je le crois, je Je sens.