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exislait pour lors dans la grande salle du Palais, et qui fut détruite par l'incendie qui y arriva en 1018 (838). Avant celle permission de Louis XII les BazochieDS n'avaient point eu de lieu fixe pour faire lems représentations, elles se passaient tantôt] au Palais, tantôt au Cbâtelet et quelquefois d;ms des maisons particulières (839).
« Le parlement ne se montra pas moins favorable que le roi aux amusements dis Bazochiens , - et leur accorda souvint des gratifications pour les indemniser des frais qu'ils étcieut obligés de faire pour leurs montres et jeux
«L'année lolil'ut remarquable parla mort de Louis XII et l'avènement de François de Valois à la couronne, sous le nom de François 1". Le nouveau roi, ayant réglé des affaires importantes, lit son entrée à Paris et, suivi de toutes les personnes de l'un et de l'autre sexe de sa cour, il se rendit le même jour à l'Hôtel-de-Ville, où, après un magnifique souper qui lui avait été préparé par le prévôt des marchands et les écbevins, les Bazochiens furent introduits, qui représentaient une farce et exécutèrent des danses dont le roi fut très-satisfait. Fiatlés d'un si heureux succès, nos acteurs se préparèrent a donner de nouveaux jeux, niais l'exécution en fut arrêtée par le parlement, attendu que le deuil du feu roi n'était pas encore expiré. Celte opposition dérangeait les projets de la troupe : pour la faire lever, elle s'adressa à François I" et lui présenta VEpilre suivante, que Clément Marot avait composée.
longueur, de largeur et d'épaisseur, qu'on tient que jamais il n'y a eu de tranche de marbre plus épaisse plus large, ni plus longue. > Saijval, livre vin, p. 3. (838) L'incendie du Palais arriva la nuit du 5 au 6 mars 1018 : le feu prit d'abord à la charpente de la grande salle, et comme il faisait beaucoup de vent, tout le lambris, qui était d'un bois sec et vernissé, s'embrasa en fort peu de temps. Les solives et les poutres qui soutenaient le co.nl. lu , tombèrent par grosses pièces sur les boutiques des marchands, sur les bancs des procureurs, et sur la chapelle, remplie alors de cierges, utile torches, qui s'enflammèrent à l'instant, et augmentèrent l'incendie. Les marchands accourus au bruit du feu, ne purent presque rien sauver de leurs marchandises. On sauva seulement les registres de quelques greffes qui n'étaient pas dans la grande salle. L'embrasement, augmentant par un venl du midi fort violent, consuma en moins u'une demi-heure lis requêtes de l'hôtel, le greffe du trésor, la première chambre des enquêtes, et le parquet des huissiers. Le feu prit incontinent à une tourelle près de la Conciergerie ut des greffes , dont les papiers furent brûlés : alors s'éleva une clameur dus prisonniers qui crièrent que la l'innée les étouffait. Plusieurs se sau èrent malgré les geôliers; niais le procureur général lit conduire les principaux au Chàlel.t et dans lus autres prisons de Paris. Le vent devint si violent, qu'il porta des ardoises jusque v. rs Sainl-Euslache. Li rsque le reste du comble de la grande chambre vint à tomber, un brandon de lu enflammé, emporté par le vent, alla mettre lu feu â un nid d'oiseau au haut de la tour de l'Horloge , qui courut un grand risque, si on n'eût proinptcineni découvert la tour, pour couper lu cours au feu. Le premier président, le procureur général, le lieutenant civil, cl le prévôt des marchands donnèrent du M bons ordres, que l'on fui redevables à leur pru-
LA DAZOCUE AU ROY FII.VNÇOIS I.
Pour implorer voire digne puissance, Devers vous, Syre, en toute obéissance, Bazoï biens a ce coup sont venus, Nous supplier d'oùirpar lemenuz, Les poincls et traits de noslre comédie : El s'il y a rien qui pique ou mesdie, A vostre gré l'aigreur adoucirons; Mais à quel juge est-ce que nous irons, Si n'est à vous? qui de toute science Avez certaine et vraye expérience ; Et qui tout seul d'auihorilé pouvez Nous dire, enfans, je veux que vous jouez. 0 syre, donc, plaise vous nous permettre Sur le théâtre, à ce coup cy, nous mettre, En conservant nos libériez et droits , Comme jadis firent les autres roys.
Si vous tiendra pour pure la II. zoche, Qui ose bien vous dire sans reproche, Une de tant plus son règne Déni ira Votre Paris tant plus resplendira.
« Celte Epitre fut très-favornblement reçue et Je roi promit d'avoir égard h la mande des Bazochiens qui, encouragés par cette espérance, présentèrent requête au | arlement el demandèrenl une gratification pour les dédommager des frais qu'ils avaient faits. La Cour, par arrêt du 1" février loio, Il r en accorda une, à condition qu'ils joueraient et danseraient (8i0). Ces mêmes profitèrent d'une pareille faveur, le 14 mai 1521, pour les monstres et jeux qu'ils avaient faits ce môme mois (841). Ce serait abuser de la patience du lecteur que de rapporter tous les arrêts que le parlement rendit tantôt pour suspendre el tantôt pour permettre les jeux
der.ee aussi bien qu'à la hardiesse cl J l'adresse des ouvriers, de la conservation delà grande chambre, de la Cour des aides, de la galerie aux merciers, et des autres appartements du Palais, qui furent garantis de l'incendie. Pour avoir de l'eau en abondance, le prévôt des marchands ordonna aux habitants des ponts lus plus voisins, et à ceux <!u> rues de la Cité aux environs du Palais, de tirer du l'eau de la Seine et des puiis, et de la répandre dans le ruisseau, pour la faire couler de la dans la cour du Palais, où il se forma en moins de rien un lac, qui fournit abondamment toute l'eau dont on eut besoin. On se servit aussi de quantité de foin mouillé et de fumier. .Mais tout cela neput empêcher que les murailles ne .fussent fort endommagées. La tuble ils. marbre fut réduite eu pièces, el toutes les statues des rois, depuis Pharamoiid jusqu'à Henri IV, élevées contre lus murs, brisées et perdues. (Journal .'.'.;nuscril de Haiiteli.)
(8~.9) Voyez ci-dessus les arrlBls du Parlement eu Haie du 15 mai 1476 et 19 juillet 1477.;
(840) Manè. « Sur la requeslc baillée à la Cour par le receveur de la Peizeclie, par laquelle ils req roient que pour aider à supporter les irais qu'il lune avoit convenu faire pour lus préparations par eux faites pour jouer et danser la veille des Kois derniers, qu'il ne leuravoilélé permis faire par la Cour, au moyen du décès du feu roi survenu, il plut à la Coin leur faire délivrer par les receveurs des amande s d'icelle Cour, une, ou deux amandes de lit! liv. pai isis, ainsi qu'il éloil accoutumé par cy devant. L.v UOUR a ordonné et Ordonne que en jouant par ci IIV de la Etazoche, el dansant , au.si qu'il eslaccoùm l'amande de tiO liv. parisis leur sera baillée 61 vréc, pour les aider à supporter lesdils frais, lei.il en Parlement lejeudy premier février 1515. >
(841) • Du 14 may 1 JH. La Cour du i île. c;.t