‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1251 sur 1429 · OU · texte numérisé non relu

OU

NOTICE SLR LE THkATÏlE LIME.

LRO

Le même bibliophilo'a reproduit, d'après le ms. de la Bibliothèque n° 1830 Saint-Germain, les deux Troveors Ribauz,]» Itesponce de l'un des deux Ribauz, et d'après le ms. '2".'i(i, tonds La Vallière, ch'est au Honteus Ménestrel (Cf. OEuvres complètes de Rutelieuf, publiées p.ir M. A. J.; Paris, 1839, 2 vol. in-8\ p. 331-34-5.)

M. de Roquefort est d'avis nue les Bordeors Ribauds furent représentés (Cf. De l'état de la paés. fr. dans les xu" et xnic siècles; Paris, 1815, in-8\p. 259.)

-M. Edelestand Duméril n'y voit que la tendance constante du moyen âge à tout dramatiser. (Cf. Orig. lat. du th. mod. ; Paris , 1849, in-8* p 3.)

BORNES (Elogk des).— Wilhelrn -Ernest Tenlzelius a publié, dans le Supplementum Historiée Gothanœ (Primum Conr. Mutiani itufi.. epist., carm. et elogia. complectens ; lenae, Joann. Bielcb, 1701, fn-V, p. 230) [847] une sorte do Jeu littéraire, (848) écrit sous les auspices du jurisconsulte Ebrebord Margarit, intitulé Eloges des Bornes; l'auteur de cette pièce classique fort singulière, où comparaissent Beta, Tiro, Xénophon, Ovide, Cornélia, Lyciscus et l'Hercule des Muses, est i'érudit jurisconsulte Conrad Mutianus Rufus, frère de Jean, chancelier des princes de Hesse, qui vécut chanoine de Gotha et dans la faveur des électeurs de Saxe, et mourut au commencement de l'année 1526. Ce petit drame rustique, qui a bien pu être l'objet d'une représentation pédantesque, dans l'intérieur de quelque école, roule tout entier sur le caractère sacré des limites agraires et se termine par ces deux vers :

Ergo renidenli cuslos ponatur in agro Separel expressa qui lapis nrva jide.

BOUTEILLE (La). — La farce de la bouteille, farce nouuelle a m ou iv personnages c'est a sauoir :

Que voulez-vous, c'est la couslnme Des jeunes gens de maintenant...

La. mère du badin , Le vouesin,

Son filz, La bergère.

Cette pièce est conservée dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, fonds La Vrallière, n° 63, datant du la première partie du xvi' siècle, et édité par MM. Leroux de Lincy et Francisque Michel. (Voy. Recueil de Farces.)

LA mère DU radin commence .

Mon Dieu ! qu'est une femme heureuse , Quant il advient que Dieu lui donne , lin enfant, et puys qu'il s'adonne A eslre sage el bien apiins...

Mais son fils ne lui donne pas tant do satisfaction; il arrive sur la scène la bouteille à la main, et débite mille propos interrompus.

Beaucoup de gens pensent voler D uani qu'ils ayent aulcunes plumes;

(847) Add. Secundum de vario nrris, nrbisque statu nec pauca conférais. ■, (Ibid., 1702, in-4°).

La mère, le vouesin passent en revue les divers états qu'on pourrait lui donner. Mais qu'en faire?

11 ne responl à nulle chosse Que nul.... luy imposse...

Le fils veut être prêtre pour avoir au moins part au bien de Dieu, car Police est morte, et Justice n'y voit goutte. Le vouesin termine par ce conseil :

Fuyon nouuelle inuenlion

Qui est dangereuse et peruerse,

Ce n'est que toute abusion.

BRETOG (Jean).— M. Georges Duplessis a publié une réédition de la tragédie de Bretog sous ce litre :

Tragédie françoise , â huict personnages : traiclanl de l'amour d'vn Seruiteur enuers sa Maislresse, et de tout ce qui en aduinl. Composée par M. Iean Bretog, de S. Sauueur de i yue. A Lyon, par Noël Grandon. 1571 (Imprimerie de Garnier fils, a Chartres, 1er avril 18311. Petit in-8° de 42 feuillets, plus un feuillet contenant une note signée par l'éditeur G. D. (G. Duplessis), et trois pages, renfermant une petite pièce de vers.

Cet ouvrage a été tiré à soixante exemplaires sur divers papiers.

BROSSE ( Pierre de la ) — Le jeu de Pierre de la Broche, qui dispute a Fortune par devant Reson, est conserve dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale n° 7218, folio 138.

11 date du xnr siècle.

Cette pièce a été éditée par M. Achille Jubinal (Paris, Teshcner, 1835 , in-8° de 76 pages, plus un feuillet do titre), et par MM. Montmerqué et Francisque Michel, dans le Théâtre Français au moyen âge (Paris, 183'J, gr. in-8n, p. 208).

Legrand d'Aussy en parle en ces termes: « Dans le manuscrit de la Bibliothèque du Roi n" 7218, folio 138, est une pièce dialoguée que je crois une vraie pièce dramatique. Celle-ci est tout entière divisée par strophes de huit vers; chaque strophe sur deux rimes croisées. Klle roule sur l'aventure de Pierre de La Brosse, qui, de barbier de saint Louis, devenu le favori du roi son (ils et son successeur, fut convaincu de calomnie, et pendu, en 1276, pour avoir accusé la reine, Marie de Brabant, donl i! redoutait le crédit, d'avoir voulu empoisonner un tils du premier lit qu'avait le roi.

« Les interlocuteurs de ce drame sont : dame Raison, dame Fortune et La Brosse, ou plutôt La Broche; car c'est ainsi qu'il est appelé dans le manuscrit. Celui-ci se plaint des soucis et des chagrins qu'il endure. Il murmure contre la Fortune, qu'il accuse de lui avoir vendu trop cher les ri-

(818) Elngium sacrosancli Termini, Ludililirafi diversorura acli exercendi higenii gratia...

iïCÔ

BRO

Page 1