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chesses et les honneurs qu'elle lui a procurés. Raison exige que Fortune se disculpe; et elle l'amène devant La Broch:.'. D'abord grandes invectives de la part de ce dernier. Mais dame Fortune, l'accusant à son tour, lui reproche d'avoir abusé de tout ce qu'elle avait fait pour lui; d'avoir, sans motif, déshonoré une reine pleine de mérite; d'avoir presque avili le roi et sa couronne, etc- Dame Raison prononce sa sentence, et, faisant droit aux plaintes de Fortune, déclare que La Broche a mérité, non seulement les peines dont il se plaint, mais encore d'autres tourments qu'il ne tardera lias d'éprouver. (Cette pièce fut faite probablement pendant la détention et le procès de La Brosse.)
« Enfin, je ne sais si l'on ne devrait pas regarder comme de vrais jeux ces sortes de scènes que les ménétriers débitaient quelquefois dans les fêtes auxquelles ils étaient appelés, et qui représentaient des querelles.
J'ai trouvé dans les manuscrits trois de ces pièces. La première est une quereile entre deux femmes de mauvaise vie. Les deux autres sont des querelles d'hommes :
l'une sous le titre de Dispute du Barbier et de Chariot, l'autre sous le titre de Dispul' de Renard et de Peau-d'Oie (sobriquets de deux ménétriers). Toutes trois sont divisées par strophes ou couplets en rimes croisées, et, alternativement, chacun des querelleurs disait un des couplets. Trèsprobablement c'étaient la des farces dramatiques, qui, comme nos proverbes d'aujourd'hui, n'étaient composées que de quelques scènes détachées.
« Peut-être pourrais-jedire la même chose ûuDict de l'Herberie. »
(* Fabliaux ou Contes , Fubles et Romans du xii' et du xme siècle. Paris, Renounrd, 3;dcccxxix, cinq volumes in-8°, t. II, p. 201- 203. Notes au Jeu du Berger et de la Bergère.
M. Magnin considère le Jeu de Pierre de Lu Broche comme une espèce de moralité demitragique chantée par des ménétriers dans les foires et les marchés du Brabant et du nord de la France , pendant la détention et le procès du favori disgracié ; celte opinion, comme le remarque l'illustre critique, est en partie celle de Legrand d'Aussy.fci'. Jourval des Savants, 18Ï6, janvier, p. 7.)
Ci parole pierre. ]
[ Ici parle pierre.]
Trop ai cliier achatc l'avoir, La richece et le seignorage Qu'cle m'a fet ei lonc lens avoir :