‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1272 sur 1429 · ENT · texte numérisé non relu

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gnoz, et eurent les gorges coupées; et contre la porte du ChasteJTet ,y avoit de moult beaux personnages. Kl outre ledit Chaslelli;t sur le pont aux Changes, y avoit autres personnages, et estoit tout estendu par-dessus, et à I heure que le roy jiassa on laissa voler parmi ledit pont plus de deux cens douzaines d'oiseaux de diverses sortes et façons, que les oyseleurs de Paris laissèrent aller, comme ils sont tenus de ce faire]; pour ce qu'ils ont sur ledit pont lieu et place à jour de léte pour vendre lesdits oiseaux, et partout les lieux de ladite ville par où le roy passa celte journée, esloil tout tendu au long des rues bien notablement. Ainsi s'en alla faire son oraison en l'église Nostre-Dame de Paris, et puis s'en retourna souper en son Palais-Royal a Paris, » etc.

Représentations faites a l'entrée du roi Charles VIII, » Paris, le 8 juillet 1481(893).

Puis après je vins choisir Au plus pies de l;i Trinité.

Mystère que ne veux laisir, Qui lut de grand'iilililé.

C'éloit l'amere Passion

De noslre Sauveur Jésus- Christ,

El sa Cincilication,

Et de Judas le grand déiiet,

Qui à un arbre se pendit.

Par Irèa grande' désespérance,

Dune en Enfer il descendit',

Où puni est de son offense...

Pl.is avant a la Porte aux Peintre* Vis le Gnlliffrc de Biaudas (894) Qui eilgoillnil sans nulles feintes Enclumes de fer à glands tas.

Dénotant (pie tels Goulias En France oui l'ail grand niangerie, Dnnl plusieurs eu fout au pou relias Par le inonde querans leur vie.

Puis auprès (le Suiiicl Innocent

Esloil Hérotte le cruel,

Qui (il mourir maint Innocent,

Par son malice uionstriiél ;

Puis vint illec sainct Gabriel,

Quand, de par le Dieu envoyé

Qui liapelise les aisnel

En leur sang, donc Dieu est loué.

Et puis auprès du Chasteltet I! v avoit un grand Eschaffaul, Ou illec un Roy se séel Par dessus les autres, au plus haut, Qui par engin subtil et caut Envoyoït au Peuple d*en lias, Plus léger (pie ne fait un liant, La vertu de Paix par soûlas.

En après la vertu de Force.

Par engin venoil la Noblesse :

Dilecliun, el Amour forte A l'Eglise avoit son adresse :

Puis après sans grande longuesse, J'appeiceus un autre eschall'aul.

Qui esloil d'assez grande hautesse, Où je vis un mystère haut,

Car j'y vis en fiçon de Lys L'n arbre de grande eslndift.

Sur lequel esioit un beau Fils, El au p ed des gens grande lye.

Qui eslnienl pleins de maladie, Car couchez csloïenl contre leric; Si pensai ton, je vous allie.

Que vouloit dire ce mystère.

Si vis qu'eu regardant l'Enfant De la terre ils se snulislevoiont El se ri ressuient en estant.

Comme ceux qui ccPiir reprennent.

Si conclus lors, qu'ils ilénol./i r/t, Que par noslre Itoy dclionnair», De tous maux relevez serment Ses sujets, cl hors de misère.

Après sur le Pouf des Changeur* J'apperçus un autre my.teic ; Il esloil des premiers honneurs Qu'eut David de Dieu noslre Père; Et comme éleu de luy, en terre Il tua Collas le Géant, Luy enfant de mou II grand affaire, Et depuis fut Roy iriuinphanl.

Qui esloil pour nous ilemonslrïtnce, Que noslre Hoy jeune el plaisant, De Dieu éleu par sa prudence, Sera de tous maux relevant Son peuple; et sera deslruisai.l Ses ennemis et adversaires El sera sou Peuple vivant Suiili/ luy en paix, sans nulle guerre.

Puis à la Porle du Points J'apperceus un autre mystère.

Qui lut inoiili beau et non pas lai/., El esioit grande la m.itiere; C'estoil qu'en une grande chaire Il y avoit un lloy assis, El par grand vertu singulière.

Sur luy venoil le Saiul-Espr.l.

Représentations faites a l'enlrée lu roi T.ouis XII, h Paris, le lundi second jour de juillet 1198 (S!)5).

« L'eschaiïaut de dessus la porte Saint- Denis éloii honorablement fait, et composé par Messoigneurs les prévôt et échovins de la ville de Paris , dessus lequel étoil un lys triomphant à sepl fleurons, et au pied du lyséloit habillé un personnage richement, en habit royal, semé de (leurs de lys d'or. An premier des fleurons d'en bas à main dextre éloit Noblesse habillée de drap de soye violette et la tèle garnie de fernieillets d'or à crépines et cheveux pendans ; el de l'autre côté étoit un attire personnage aussi dedans le lys, nommé Humanité, habillé de soye grise et avoit en sa tôle une grosse perruque à deux bosses, couvertes de l'erruciilets d'or et pierreries, en la façon du teins passé, en démonslrant que l'homme noble doit être humain.

« Au deuxième fleuron du côté dextre etoit un autre personnage nommé Richesse, habillé de drap de soye jaune doré el la tèle comme une épousée, le plus richement qu'il

{895) Cérémonial fronçais, 'p. 21 i, 215 et 210. (894) Le Galiffre de B mrias nous est inconnu, ;'i moins qu'on n'ait voulu entendre le Calife t'e Bag-

dail. On voil par ce personnage que nos anoêlrcs

avaient aussi lueu que lu ils des joueurs île gobelet*.

(895) Cérémon ai fi niçois, pag. 240, 244, tic.

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