ENT
étoit possible ; et de l'autre côté du fleuron, un nuire personnage nommé Libéralité , vôtu de soye blanche à deux cornes, en la façon du temps passé, garnies de fermeillets et île pierres , démonslrant que l'hotn no riche doibt estre libéral, elc
« Plus outre devant l'église de la Trinité, avoient l'ait faire les gouverneurs et confrères de la conl'rairie de la Passion, un eschafaut, où étoit Abraham qui sacrifioit à Dieu le Père son (ils Isaac (8915). Et à l'autre côté de l'escbafaut le cruciliement de Jésus- Christ : c'est à sçavoir Jésus étendu en la croix entre deux larrons , Judas pendu , Anne, Caiphe, Pilate et plusieurs juifs regardant le crucifiement; et couloit incessamment une manière de sang des playes du crucifix (897).
« A la porto aux Peintres, avoit un escnafaut, sur lequel avoit un monde, dedans lequel éloieiit deux personnages, Bon-Temps et Paix , et ménestriers, qui jouoient mélodieusement: et autour dudit monde étoient trois autres personnages, le Peuple François, Réjouissances, et le Bon Pasteur, lesquels disoient :
Je suis de liait (808) menant réjouissance A la véline (lu bon P.isleur de traîne, Paix cl linii-Teinp» il entretient au Monde Honneur, Louange, Triomphe en lui abonde, Dieu le préserve île mal et de souffrance, etc.
« Devant le cbastellct de Paris avoit un grand eschafaut, devant lequel avoit un pavillon de couleur jaune et violette, et au milieu dudit pavillon avoit un lys où étoient figurées et empraintes neuf portraitures do rois. Le premier desquels Louis douzième étoit au plus haut dudit lys, tenant un sceptre en sa main dexire et de l'autre un baslon royal. Après lequel, en descendant , étoit figuré Charles, duc d'Orléans, neveu et perc de roy, tenant en sa main un espervicr. Kt au troisième éloit figuré Louis, duc d'Orléans, fils, frère, oncle et ayeui de roy (899). Et au iv€ degré étoit ligure Charles-Quint, tenant en sa main dexlro un sceptre et en l'autre un bâton royal. Et au v* degré éloit figuré le roy Jean, tenant en sa main le sceptre et luïlou royal. Et au vP degré éloit ligure Philippe île Valois, tenant en ses mains le sceptre et bâton royal. Et au vu' degré éloit figuré Charles, comle de Valois, fils, frère, père de roy et oncle de quatre rois (900). Et au viip degré étoit ligure la poriraiclure du roy Philippe (901), tenant en ses mains le sceptre et le bâton royal. Et au ix' et dernier degré étoitliguré Je roy saint Louis,
tenant en ses mains le sceptre et bâton royal, et chacun d'eux portant ses armes et au côté dextre trois porcs épies.
« Au dedans dudit eschatïaut estoit un'roy au plus haut en siège royal, et à main dextre estoit bon Conseil, et àsenestre Justice, et sous les pieds dudit roy Injustice couchée. Pareillement y e>toit Puissance armée tenant un voulge contre la poitrine de Division: et estoient à l'enlour six autres personnages, l'Eglise, le Peuple, Seigneurie, Pouvoir, Union, et Paix. Ces choses vues, ledit seigneur passa outre, et vint devant le Palais-Royal: et y estoit un autre eschaiTaut, que Messeigneursdela Chambre des comptes avoient fait faire : auquel eschaiTaut estoient deux cerfs volans, qui tenoient un grand escu de France timbré, et au-dessous dudit escu, un porc epic au pied, et deux serpens entrelassez, chacun en un lys, jeltanl un enfant nud, et rougo par la gueule: et aux deux cotez dudit porc epic, les armes de Milan: et estoit escrit ce qui s'ensuit.
Salul, honneur et révérence Au roy Louis le Bien Aimé, Douzième de ce nom clamé, Par éternelle Providence. •
Représentations faites à l'entrée de la reine Anne de Itretigne, le 11) novembre 1j04 (902).
« I.aditte dame arriva à la porte S. Dpnis, environ midy, sur laquelle porte y avoit un beau et riche mystère d'un grand cœur, représentant le cœur de Paris, auquel il y avoit deux personnages, c'est à sçavoir Loyauté, et Honneur; et estoit ledit cœur soutenu par trois personnages, c'est à sçavoir, Justice, Clergé, et Commun: et y avoit un acteur qui disoit ce qui s'ensuit, elc
« Item, à la fontaine du Ponceau y avoit la représentation d'un petit Enfant nud, do la hauteur de deux pieds ou environ, richement peint, par lequel couloit ladite fontaine.
« Item, devant la Trinité y avoit un mystère de la Transfiguration Noslre Seigneur, et autres mystères de la Passion, qui furent faits par lus maistres de la Passion.
« Item, à la vieille porte S. Denis, y avoit un autre mystère des cinq Annes , qui sont trouvées dans l'Ancien Testament ; avec lesquelles on ajoûloit Anne, noble roine de Fiance, pour les vertus et biens qui sont en elle: et y avoit un personnage pour déclarer les choses dessus ditles, qui disoit en substance ce qui s'ensuit.
(890) Ceci n'est qu'une simple représentation des m\>l''ios île l'Ancien Testament-.
(897) Nouvelle preuvede ce que nous avons avancé.
(8'JS) Je suis déliait : je suis à mon plaisir. Clénieiii Marol, Epit. Y.
Si l'un h'eu i il, si l'autre est à son liait.
(899) Louis due d'Orléans, qui fui assassiné à P. mis par la faction du duc de Bourgogne, était lils du roi Charles V, frère de Charles VI, oi.cle de Charles VU, et père de Charles duc d'Orléans, père du roi Louis XII.
(000) Charles de Valois, Ris de Philippe le Hardi , frère du roi Philippe le Bel, père de Philippe de Valois, cl oncle de trois rois : Louis Hulin, Philippe le Long, et Charles le Bel. A l'égard du quatrième, il csl inconnu dans l'histoire, à moins qu'on «e comprenne le jeune roi Jean, fiis de Louis Hulin, qui ne vécut que huit jours.
(001) Philippe le Hardi.
(902) Tiré des registres de l'Hôtel de Viiîe.
I5JI E.\T NOTICE SCR LE TIIE\TRË LlIlîtE. EST f»f
Ci n f| Dames sont au saint Escrit trouvées royal, et laditlc reine tenant en une un:»
Nommées Anne*, irès-jusles éprouvées, un baston royal, et en l'autre une rose v<T-
Héléazar prit l'une en mariage , rneille; et au-dessous estoient cinq jeunes
Dont lui prodiiii Samuel l enfant page. pucelles, c'est à sçavoir, France, Pais, Ami-
I,;i deuxième cinnie in mi'i olue '. • ' r ri' .• * ■ i i . i il
!;' '"ux"-"' ' " . tic, ton h ■lierai ion, et Aniildnre, lesquelles
D • e haine, el de piele rem die. .' .' , , . .'. ■> '
La troisième fui inere de Sara, chaiiti.ient mélodieusement; et au-dessus
Tobic le jeune par grâce l'espousa. dudit roy, et de laditle reine, estoit escrit
Li quatrième prophétise fultliile, ce qui s'ensuit: Yeni dcLibano, sponta mca,
Car la venue du Christ avoil prédilie. vent, et coronaberis.
La cinquième fut mère il»; Marie « Item, devant S. Innocent avoil ungrand Vierge pucellc, qui le doux fruit de vie eschaffaut, et au plus haut estoient les Par grâce Dieu enfanta dignement, quatre Venus, cardans le lys de Fiance, et Cescina Dames ont venueuse ment au-dessus esloit cs.nl ce qui s'ensuil, Al»- Durant eur temps reane sans quelque doute , , ., , , ? ', Avec elles la sixie.ueon ajoute : sericordm et Veritas custodiunt regem, et ro- C'esl Dame Anne noble Reiue de France , borabitur clenmitia ejus. Et nu bas dudit Qui son peuple préserve de souffrance. eschaffaiit, esloit Dieu le Père, lequel fai- . , „ . -, . .. soit monter au plus haut avec ledit lys, une « Item, a la fontaine S. Innocent, y avm ,)c|lo mse ¥ecmciMo épanouye, dedans laun autre mystère des trois rots qui vinrent Me esloit u„e |vj|H; a,ipe|ée Frmt yer. adorer Noslre iseigneur, et autres mystères *f moulant au trône d'Honneur. Ft au qui forent faits par les Irinpiew. ir(1 ,lmlit eschatfaut esloit dame Paix, la- « Item, devant le Chastelet y avoit autres ,|ft ;|Vi)i[ mis et lrCbbuché |a GMfrrc sous mystères. » ses pi, ds<
Représentations hilei à l'entrée de Marie d'Angleterre, „ jtem au c|,astc]et de Paris avoit un
reine d.' rancc, dans la Mile île fans, le lundi , , ,.. •. , . ■ : . t
sixième jour de novembre 1314(903). gri,>iJ eschaffaut, au milieu duquel estoient
dîmes Justice et I c'nlé, moi tans et des-
• Item, à l'entrée de ladite ville, y avoit cendans du trône céleste sur la lerre, et à
un grand eschaffaut, sur lequel esloit un dexlre e! a seneslre estoiem les douzepairs
grand navire d'argent, voguant sur la mer, de France; et au milieu dudit eschaffaut
dedans lequel estoit le roy Bacchus, tenant esloit escrit ce: qui s'ensuit: Veritas de
un beau raisin, dénotant Plante de vins : terra orta est, et Justifia de ccelo proipe.rit.
et une reine (904) tenant une gerbe, demi- £t au lias dudit eschaffaut estoient cinq
tant plante de bleds: et aux trois mats dudit personnages, au milieu desquels estoient
navire au plus haut, estoient trois grosses Bon-Accord, Stella Maris, Minerva Diona,
lunes dorées, dedans lesquelles estoient el Phebus.
trois personnages, les deux armez aux deux « //(.,„ ;, |a [10rte royale du Palais, avoit
bouts, tenant chacun un grand écusson, un grand eschaffaut,' an plus haut duquel
et celui du milieu un eseu de France. Et estoit l'ange Gabriel salua U la Vierge Marie,
aux quatre bouts de laditle mer, estoient en disant, .due, gratia plena; et entre deux
quatre grands monstres souffla fis, déholans avojt un U(.;1U |vs et nu-dessous estoient
les quatre vents, uommezSubsolanus, Ausler, ,|L,UX grands escus couronnez, c'esl à sçavoiï
Borea», et Zephirus. Fi dedans ledit navire l'escu de France, environné de l'ordre du
estoient des matelots et autres personnages, roy (905), et l'autre mi-paiïy d'azur, et ilo
lesquels chanloient mélodieusement, e( aux gueule semé de fleurs de lys d'or, et de
deux bouts de ce navire, estoient les armes (Vois léopards d'or en champ de gueule,
de t'Hoslel de Ville. bordé de roses vermeilles, et à dextre estoit
« Item, à la fonlaine-du Pôuceau, y avoit UM grand porc epic souslenant aussi les
un agréable jardin, dedans lequel estoit un mômes escus: et au bas dudit eschaffaut
beau lys, et un rosier de roses vermeilles ; avojt „,, beau jardin, nommé le Vergier de
et dans ledit jardin estoient trots jeunes pu- France, semé de plusieurs beaux lys; etau-
celles nommées Beauté, Liesse, et Prospé- dessus de ce jardin estoient un roy et une
rite, et autour dudit jardin, esloit écrit : reine, et à dextre esloit dame Justice, tenant
Gratia prœreniens, et gratia jam data. une espée en sa main, et à seneslre esloit
«item, devant la Trinité avoit un es- (]nme Vérité, tenant en sa main la Paix; et chaffaut, sur lequel estoit le roy David, le dedans ledit jardin estoient plusieurs berroy Salomon son Bis, avec ses chevaliers, la g,.rs e| bergères, lesquels chanloient méloreine de Saba, et cinq jeunes demoiselles: uieusement, et a dexlre et seneslre de cet
laquelle reine portoii la paix à baiser audit eschaffaut estoit escrit, ele »
roy, lequel la remririoit humblement, et au
pied dudil eschaffaut eslûit escrit, elC. . . . Représentations failesà rentrée de la reine Claude a
■ ... . i, • i -, IV.ris, e mardi duii/ieine mal I.)li(UJb).
« Item, a la porte aux Peintres avoit un *
grand eschaffaut, au plus haut duquel estoit «Premièrement, a la porte S. Denis à
le grand Pasteur, tenant le lys et le cœur l'entrée de ladille ville avoit un esebaffatu,
de France; et au bas dudit eschaffaut et au plus haui esloit un ciel clos, et par
esioiont un roy et une reine, ledit roy te- dessus une nuée, laquelle s'ouvroit, dont
nant en ses mains un sceptre et un baston sorloit une colombe, tenant une couronne
(903) Tiré d'un." Relation manuscrite, insérée dans (!) 15) C'é ail l'ordre de S. Uicbel.
le Cérémonial frnn fris, p. 735, 731 cl 735. (906) Tire d'une Relation manuscrite insérée dans
iS-.Uj Cérès. \e Cérémonial (rang .is, p. 75ti et 737.
r.ss
ENÏ
DICTIONNAIRE DFS MYSTEUES.