ROBIN, GAUTIER
ROB
GAI riERS.
■J- Hé, rcsveille- loi, Robin, Car on ciiniaine Marot, Car on emnaine Marot.
ROBINS
Aimi! Gautier, estes vous là?
J'ai tout perdu : Marote en va
Et que ne l'alés-vous reskeure?
ROBINS
Taisiés, il nous couroit jà seure, S'il en i avoit .iiij. chens.
C'est uns chevaliers hors du sens, Qui a une si grant espée !
Ore me donna tel colée Que je le sentirai grant tans.
BAUDONS.
Se g'i fusse venus à tans, 11 i éust eu merlée.
ROBINS
Or esgardons leur destinée; Par amours si nous emhuissons Tout troi derrière ces buissons, Car je vœil Marion sekeure, Se vous le m'aidiés à reskeure :
Li cuers m'est .j. peu revenus.
Eh! réveille-loi, Robin. On emmène Marion, on emmène Marion.
ROBIN
Hélas! Gautier, c'est vous. J'ai tout perdu : Marion s'en va.
El que n'allez-vons la secourir?
ROBIN
Taisez-vous, il nous courrait sus, lors même qu'il y en aurait quatre cents. C'est un chevalier forcené, qui a une si grande épée ! 11 m'en a donné à l'instant même un si grand coup que je le sentirai longtemps.
BAUDON
Si j'y fusse venu à temps, il y eût eu bataille.
ROBIN
Maintenant regardons ce qu'ils deviennent : par amitié embusquons-nous tous les trois derrière ces buissons, car je veux secourir Marion, si vous m'aidez à cela : le cœur m'csi un peu revenu.