CALLIMAQUE, FORTUNAT
callisj.ao.iie. Qu'arrivera-t-il, Fortunat? La mort même de Drusiana ne peut anéantir en moi mon amour.
fortunat. C'est triste.
callimaque. Je meurs, si ton adresse ne me vient en aide.
fortunat. En quoi puis-je vous aider?
callimaque. En une chose : il faut que tu me montres Drusiana morte.
fortunat. Le corps est, je crois, encore intact, car la maladie ne l'a pas défiguré : elle a été, vous le savez, enlevée par une fièvre légère.
callimaque. Combien je serais heureux si j'avais eu cette fièvre!
fortunat. Si vous me payez généreusement , je livrerai le corps de Drusiana à vos désirs.
callimaque. Prends en ce moment ce que je me trouve sur moi, et sois sans inquiétude, tu auras Dieu plus encore.
FORTUNAT. Allons vite à la tombe.
callimaque. Ce n'est pas moi qui tarderai.