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DlCTION'N.unE DES MYSTERES.
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vernail du corps humain , pièces en prose, imprimées, pour la première fois, en 1507, pour Anlhoinc Vérard , et, plus tard, pour la veuve de Jehan ïrapperel et Philippe lo Noir ( Histoire du théâtre français ; Paris, 15 vol. in-12, 17'i5, t. 111. p. V2Ï 132).
Do Bcaucharaps intitule cette pièce la Condamnation (1rs Banquets, et l'attribue à Nicole de La Chesnaye, Rech. sur les Théàt. de Fr. ; Paris, 1735, in-8", 3 vol., t. I", p. 31)6.) La Bibliothèque du Théâtre françois, ouvrage attribué au due de La vallière, (Dresde, 1768, in-8% 3 vol., t. 1", p. 89) en donne l'analyse sous le même nom de La Chesnaye, et sous le môme titre, également inexact, des frères Parfait ou de Beaucliamps, la Condamnation du Banquet ou des Banquets.
M. 0. Leroy la considère comme flamande d'origine (Etudes sur les Mystères; Paris, 1837, in-8", p. 372), et en donne l'analyse suivante que nous préférons à celle des frères Parlait :
« Une bande de gens, menant joyeuse vie, sous les noms de guerre de Maogeons- Tout, La Soif, Bois-à-Vous, Sans-Eau, etc , sont traités ?» bouche que veux-tu, chez le gros et splendide Banquet , qui les a reçus avec quelques dames , et Dieu sait quelles dames! l'une est la Friandise, l'autre la Gourmandise, une autre est la Luxure.
Tout à coup, au moment où moins ils y pensent, nos riants convives, assaillis par une troupe d'ennemis effrayants, hideux, et qui ont pour noms : La Colique, la Goutte, la Jaunisse, Esquinancie, Hydropisie, etc., se mettent à pousser en chorus avec leurs fidèles compagnes, des cris de possédés. Une do ces demoiselles, Gourmandise, est saisie à la gorge par Esquinancie, tandis que Luxure, sa tille ( remarquons cette parenté), tombe entre les mains du terrible La Goutte qui la met à la torture. Bois-àvous, Sans-Eau, et autres bons vivants, res- (ent sur le carreau. Le demeurant de la bande joyeuse en est réduit à se jeter entre les bras de Sobriété, qui appelle Remède à son secours.
« Gros- Banquet, traduit devant Expérience, est condamné à mort. La sentence porte que la Diète fera l'office de bourreau. Le malheureux demande à se confesser, il harangue l'Assistance, tout le monde le plaint, le confesseur l'absou', et la Diète l'étrangle... (Ibid., p. 372-373). » — Voyez Nicole dk la Chesnaye.
CONFLIT DES YEBTUS ET DES VICES d'Isidobe de Séville. — En 1835 , dans son Cours professé à la Faculté des lettres, M. Magnin citait, parmi les monuments du théâtre, au vu" siècle, le Conflit des Vertus de saint Isidore de Séville. (Voy. Journ. quot. de l'In.tr. publiq., 25 mars 1835, ^'semestre, xn* article, p. 100). RieD, flans net écrit de saint Isidore, ne nous a paru tenir ni de près ni de loin au théâtre. Le dialoguo ne constitue pas le drame.
COUCHESDELA VIERGEt.Lef). - M. Ray-
nouard, dans le Journal des Savants (Juin 1836, art. sur \eMyst. de saint Crépin, p. 367). date du xiv* siècle le mystère îles Couches de la Vierge, ainsi que celui de la Création. [Voy. Passion, II, S '*■}
CRÉATION (La).— Mystère de la seconde moitié du xv siècle, dont le manuscrit est conservé à l'Hôtel de ville deTroyes, et dont M. Vallet do Viriville a, pour la première fois, publié quelques extraits, en 1812, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes (t. III, p. H8-V75), sous ce titre, fort obscur : Notice d'un mystère par personnages représenté à Troyet, vers la fui du xv' siècle. Selon M. de Viriville, la première journée contiendrait une scène de la Création, la seconde la Nativité, la troisième la Résurrection. A partir de la seconde partie, l'éditeur a cru remarquer une analogie étroite entre ce mystère et la fameuse Passion d'Arnoul Greshan, à tel point que le manuscrit de Troyes devrait servir pour l'édition de l'œuvre do Gresban. 11 n'y aurait donc d'original que la première journée et une faible partie de la seconde. En raison même de ces allégations, que rien, du reste, ne justifie encore, il semble que l'auteur de la Notice eût dû s'appesantir surtout sur la partie qu'il considérait comme originale; c'est celle, au contraire, dont il a le moins donné d'extraits. et, en général même, ces extraits sont si malheureusement divisés, et l'ensemble do son travail est si étrangement obscur que, dans l'impossibilité d'avoir le manuscrit entre nos mains, nous bornons là celte note. Il est a souhaiter que ce mystère trouve un éditeur plus intelligent, et nous en appelons de tout notre cœur aux érudits de l'Aube.
De Beauchamps a mentionné vaguement dans ses Recherches sur les Théâtres (Paris, 1735, 3 vol. in-8". t. 1 ", p. 227), un dialogue sur la création, la vie de N.-S. en vers anciens.
M. Raynouard attribue au xiv' siècle les mystères de la Création, de ['Annonciation de la Vierge, des Couches de la Vierge et de la Passion. (Journal des Sav., Juin 1836, art. sur le Myst. de Sainl-Crépin, p. 367. Voy. Passion, II, § k.)
CRËPIN (Saint) ET SAINT CRÈPINIEN.
Il existe plusieurs mystères manuscrits do Sainl-Crépin et Saint -Crépinicn.
L'un de ces manuscrits se trouvait dans la Bibliothèque de M. do Soleinnes ; il est resîé inédit.
Un autre est conservé aux Archives do l'Empire. Il date du commencement du xv' siècle. Il a été publié, pour la première fois, par MM.Cliabailles et Dessales. (Mystère de. Sainl-Crépin et de Saint-Crépinien ; Paris, Silveslre, 1836, in-8% de xx-196 p.)
Dans l'introduction qui précède ce lexle, les éditeurs parlent ainsi du manuscrit et du mystère qu'ils mettent au jour : « Celui que nous publions so composait de quatre journées. Les trois dernières seules sont parvenues jusqu'à nous. » (p. xiv.) De la première, il ne reste que le résumé fait, au
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commencement de la deuxième , par le messager et un fragment découvert dans l'intérieur de la couverture de l'un des trois cahiers du manuscrit. Mais la légende de Saint-Crépin permet de la reconstruire aisément» car l'auteur est instruit, et très-probablement ecclésiastique, et il suit exarle-
Dl.nO.N.N.UKE UtlS MYbiEKES. CKE 276
Plusieurs chartes t'ont mention d'un autre couvent de Saint-Crépin, et d'un troisième, également situé à Soissons, sous l'invocation de saint Crépi n et saint Crépinien... »