HISTOIRE DE L ENFANT INGRAT
Mirouer et exemple des mauvais Enfans envers leurs Pères et Mères, contenant encore comme les Pères et Mères se destruisent le plus souvent par l'adrancement de leurs Enfans, qui souventesfois se descongnoissent. Le tout par personnages (159).
« Après le prologue, le père et la mère de l'enfant ingrat se félicitent mutuellement
sortit du pâté un serpent qui, s 'entortillant autour de son cou et de ses bras, le pressait de telle sorte. qu'il lui faisait sortir les yeux hors de leur place, et lui ravissait le meilleur de ce qu'on lui présentait pour sa nourriture. Césaire dit qu'il n'y avait que treize ans (pièce malheur était arrivé, cl qu'on promena ce jeune homme dans une charrette par toute la province delaMoseIleseherchant inutilement le secours des saints. Sa pauvre mère le suivait partout il excitait la compassion de tous ceux qui les voj aient.
(lo9) On ignore le nom de l'auteur; car de dire , comme on l'avance dans les Recherches des Théâtres, que celle pièce est d'Antoine Tyron, ce sérail assurer un fail qui n'a aucun fondement.
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du (ils qu,'ils ont, et pour lequel ils amassent du bien. Cependant , comme il est à propos d'employer sa jeunesse, ils forment la résolution de le mettre chez un marchand, pour apprendre le commerce. Ce projet s'exécute tout de suite, mais le jeune homme, accoutumé h faire ses volontés, ne veut point s'assujettir aux soins qu'on exige de lui. Il quitte le marchand, et, suivi du valet de co dernier, qu'il prend à son service, en courant le pays il trouve un seigneur de village sur la porte de son château, qui, le voyant magnifiquement habillé ( car c'est la première chose à quoi il songe en quittant son marchand), l'invite à venir se reposer, et l'engage à dîner avec lui. La femme et la fille du seigneur assistent à ce repas.
LE SEIGNEUR
Or ça, mon beau seigneur notable, Vous n'esles point marié?
l'enfant.
Non.
Mais je 6i»is jeune compagnon De ce faire une fois capable, Si je ireuve lien convenable, Là où j'agrée selon moy, El s'il vient partie agréable, Ne doublez que j'ay bien de quoy.
LE SEICNEUR.
Or me dictes, par voire fov, Si cesle jeune damoiselle Vous donnoye, par bonne foy De mariage ; en noble arroy, Si vous feriez refus d'elle?
l'enfant.
Par sainclc Marie la belle, Nenny, le mentir rien n'y vaul.
« Comme le jeune homme se vante que son père et sa mère lui feront un abandon général de leurs biens quand il voudra, le seigneur lui dit qu'il est nécessaire qu'il les fasse venir pour cela , et pour consentir a son mariage. Le jeune homme va trouver son père et sa mère, leur fait part de la proposition qui vient de lui être faite , et ces bonnes gens l'acceptent avec joie.
« Le seigneur reçoit avec beaucoup de politesse le père et la mère de son futur gendre; et après s'être assuré de la donation entière de leurs biens en faveur de leur fils, il ordonne à son maîlre-d'hôte! d'aller chercher le curé.
(Ici le maislre d'hostel va quérir le curé.)
LE MA1STRE D'ilOSTEL.
Curé, venez légèrement Au ebasteau, car mademoiselle A trouvé un maiy pour elle :
Conjoindre ensemble les convient.
le SEiGNEcn, au curé.
Ça curé, vous e les venu, Ces deux jeunes gens empoignez, El l'un à l'aulre conjoignez Par bon mariage nouveau.
« La cérémonie étant finie,
LE SEIGNEUR dit.
Maislre d'boslel expressément Que nous soyons bien festovez,
En quoi qu'il soit, nous pourvoyez De meneslriers et farceurs, Pour resioùir, et de danseurs.
Car je veux pour ce mariage, Me resioùir.
LE MAISTRE o'iIOSTEL.
Ce sera rage Tant aurez d'esbats honorables.
« L'écuyerdu seigneur va prier ses voisins de venir au festin. On sert, et tous les convives prennent place.
( .\'ola. Que les instruments sonnent ce qu'Ut voudront.)
IF. SEIGNEUR
Sus, sus, menons joye plan.erc, Voicy nosire esioûissement.
LE PÈRE
C'est ma liesse singulière, El l'espoir de mon sauvement.