‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 283 sur 1429 · FIN-COEUR-DOUX · texte numérisé non relu

FIN-COEUR-DOUX

Allez, Marnai, Venez-vous chercher les Gorrières (IG3) Faire banqiieiz et bonne chère, El vous n'avez de quoy fournir?

« Le prodigue se retire tristement, et n'osant retourni r chez son père, il prend le parti de servir, et entre chez un maître, qui le prend pour garder ses cochons.

le prodigue habille en valet d'écurie.

Sou, Sou, Sou, Gnrret,je m'en vois Garder les pourceaux dans ces bois.

« Malgré son état, le maître soupçonnant que ce valet peut être d'une condition plus relevée, lui demande qui il est. Le prodigue lui fait un fidèle récit de son malheur, et le maître en honnête homme, lui conseille d'aller se jeter aux pieds de son père, et de mi demander pardon. En chemin, le prodigue rencontre VAmy de Bonne Foy , qui, prévenant l'esprit du père, l'engagea oublier toutes les fautes de ce lils, et à le reprendre chez lui. Le père, en effet, le reçoit les larmes aux yeux, avec d'autant plus de joie, quo cet enfant, vraiment repentant, déleste si parfaitement sa vie passée, qu'il la donne pour exemple aux spectateurs, en leur conseillant d'éviter d'y tomber et termine ainsi la pièce. »

le prodigue aux spectateurs.

\^u aussi avez les Mystères Du vilain estât de luxure, Les pauvretez, et les misères Qu'il faut enlin qu'on y endure.

ENTRÉE A JERUSALEM ( L' ). — De

Moléon, dans ses Voyages liturgiques en France (Paris, 1718, in-»°, p. kkl), notait en Orient, comme en Occident, les représentations avec personnages des principauxmystères de Jésus-Christ... Ainsi, le jour des Rameaux, le principal prêtre, monté sur un âne, figurait à Jérusalem Noire-Seigneur Jésus-Christ, faisant son entrée solennelle. Selon M. Magnin, dans son cours professé à la Faculté des lettres, ces représentations auraient commencé dès les vc et vT siècles. (Cf. Journ. gén. de l'instr. jnibl.:) 9 avril 1835, 1" semestre xiV art. , n. 208.)

EPTÙS PUOR (L'). — L'Eplus Puor en Allemagne, ou épiscopat des enfants eu France, formule de la fête des Fous, remonte au moins au xn" siècle.

Le 17" canon du concile de Salzbourg, tenu l'an 127V, est ainsi conçu : « Quant à ces jeux nuisibles, dénommés vulgairement les Eptus Puor, c'est-à-dire l'épiscopat des enfants ( (L episcopatus puerorum ), au milieu

ment. Isabeau de Bavière, reine de France cl femme du roi Charles VI, était appelée vulgairement là grand'gorre.

Page 1