SCÈNE IX
LE FRÈRE DE L'EMPEREUR, L'n!PF.lUTRICE, SUITE.
le frère. Dame, puisque je suis nommé régent de cet empire , mon cœur veut mettre tous ses soins à toujours chercher votre bien-être', si vous me le permettez et que cela vous plaise.
l'impératrice. Désormais il faut qu'il n'y ail entre nous ni bruit ni dispute, mon frère; il ne doit régner entre nous deux qu'une seule volonté et un seul amour; il n'y a pas de doute.
le frère. Dame, je suis tout prél à faire votre volonté de bon coeur el sans opposition.
l'impératrice, Je vous remercie de celle assuranee.
le frère. Ma chère dame, il en est ainsi : gardez-vous de croire le contraire; et quand l'occasion propice se présentera , vous reconnaîtrez la véiito de mes paroles.
l'impératrice. Plus vous ferez pour moi plus je vous serai obligée; et, certes , je m'elforterai de nous en récompenser.
le frère. Ma chère dame, il me faut aller chercher un peu de distraction : la lèle me fait mal et me fend , et je ne me sens pas à mon aise; en conséquence veuillez, pour Dieu, ne pas trouver mau- \ lis que je me relire, madame.
L'IMPÉRATRICE. Par mon âme! mon frère . je le veux bien; mais ne den eurez pas trop, de manière à <e que nous soupions de bonne heure; il esl déjà, tard.
i.i. frère. Bien madame. — Baudouin , venez avec moi; prenez vile ma cape et mon chapeau.
l'écuyer. Volontiers , sire ; en vérité , je ne veux vous contrarier en rien. Ça! j'ai tout, allons-nousen, cher sire, où il vous plaira.