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léressant et de curieux ; nous aurions eu ; de peine à finir. »
Les lecteurs de eu Dictionnaire trouveront tous ceux de ces drames dont le caractère religieux ou moral a pu permettre l'analyse ou l'insertion ; beaucoup de choses, soit quant au fond, soit (niant à la forrno , qui ne paraissaient que naïves a nos pères, ne peuvent plus aujourd'hui être imprimées.
MIRACLES DE SAINT-NICOLAS. — On trouve ça et là dans les auteurs modernes .sous ce titre, vers le xi1 siècle, la mention des quatre miracles de Saint-Nicolas du Manuscrit de Saint-Benoît -sur-Loire, que nous avons distingué sous les litres de : 1" les Filles dotées: 2° les Trois clercs; 3° le Juif vole ; 4° le Fils de Getron .
L'abbé Lebeuf y voyait une sorte de tétralogie antique. M. Magnin, en 1835, dans son Cours professé à la Faculté des Lettres, exprima l'opinion qu'ils n'avaient pas été joués de suite, l'un venant au moins à l'office du matin, et l'autre a celui du soir. (Cf. Journal général de l'instruction publique, 13 sept. 1335, p. 478.) (Voy. Saint-IJenoîtsur-Loire ^manuscrit de).
MOLINET (Jean), ou Moulinet. — « Né à Desvrennes, village auprès de Boulogne en Picardie, il fit ses études a Paris et devint par la suite garde de la bibliothèque de Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays- Bas et chanoine de la collégiale de Valenciennes, ville de Hainaut. Il composa, entre autres ouvrages, un recueil de choses arrivées de son temps, depuis 1474 jusqu'en 1505, qui n'a point été imprimé.
« Adrien Hecquet, Carme et docteur en théologie, parle de Moulinet et rapporte quelques-uns de ses bons mots; il ajoute que cet auteur était né [tour les facéties.
« Moulinet mourut à Valenciennes l'an 1507 et fut enterré auprès de son précepteur, Georges Châtelain, gentilhomme et li storien célèbre. Voici son épitaphe:
Me Molinel peperil Divernia Boloniensis, Parisius docuit, atuit quoque Vallis Amorum, El quamvis magna fueril mea famaper orbém, llajcmihipro cunclis fruclibut Aulafuit.
« Guicciardin,dans sa Description des Pays- Bas, traduit en français par Belleforét, infol., Amsterdam 1009, pag. 433, à l'article
de Valenciennes, place Moulinet parmi les hommes savants qui naquirent en cette ville. « Maître Jean Moulinet, chanoine « vertueux et grand poêle. » Guicciardin n'est pas exact au sujet de la patrie de Moulinet et le témoignage do Valère André est préférable au sien. Cette faute de Guicciardin a été copiée par Lacroix du Maine, p. 248 de sa Bibliothèque française. Nous ne rapporterons poinl le passage, il suffit de le marquer.
« Parlons présentement des ouvrages dramatiques de Jean Moulinet.
« Histoire du Bond et du Quatre à cinq personnages, etc. , imprimée par Antoine Blanchard, sans nom de lieu et sans date. — Les Vigiles des Morts par personnages, etc.,
imprimées a Paris, în-lG, par Jean Janoi,sans date. » (Frères Parfait, Hisl. du th. fr.; Paris, 25 vol. in-12, 17:i5, t. 11.)
MONDE (Le). — Duverdier {Bibliothèque française, p. 035) donne la note suivante, répétée par les frères Parfait, sous la dale do 153S (Hist. du théâtre fr.; Paris, 15 vol., in-12, 1745, t. III, p. 152) :
Moralité intitulée Le monde qui tourne le dos à chacun, de la composition de Jean d'Abundance et imprimée à Lyon. — Voy. Abundance (Jean d').
MOÏSE (La vie de). — De Beauchamps (Recherches sur les théâtres de France; Paris, 1735, in -8% 3 vol., t. 1", p. 228) mentionne la Vie de Moysc, in-k°, en rimes, dans une liste de mystères.
MLINDUS, CARO ET DEMON I A. — Il ne reste de cette moralité que des exemplaires imprimés.
Le drame daterait, selon diverses opinions, de la fin du xv* siècle ou du commencement du xvic.
La plus ancienne édition connue est pour Pierre Sergent, libraire, entre 1531 et 1540. Le tonnât, petit in-4° long, permettait aux amateurs du théâtre du xvi' siècle de porter le livret aux représentations. La farce des Deux savetiers présentant les mêmes singularités typographiques, était reliée dans l'exemplaire unique qui, en 1743, à la vente du cabinet de Barré par le comte de Bruhl, a passé, « avec la bibliothèque de ce seigneur, dans la biblio hôque royale de Dresde. » Les deux pièces, « inconnues à Duverdier et à Lacroix du Maine... ont été indiquées... par les frères Parfait... » Elles ont été réimprimées à Paris, chez Firmin Didot, en 1827, dans le format primitif, et sur un calque, chefd'œuvre de patience et d'adresse procuré avec la plus parfaite obligeance par M. Ebert, bi bliothécaire du roi do Saxe. La très-courte préface de ce chef-d'œuvre typographique tiré seulement à cent exemplaires, nous a fourni la notice qui précède.
Moralité nouvelle de Mundus, Caro, De.monia. En laquelle verrez les durs assauts et tentations qu'ils font au. Chevalier chrétien; et comme, par conseil de son bon esprit, avec la grâce de Dieu, les vaincra, et à lu fin aura le royaume du Paradis. — Il est à cinq personnages. C'est à savoir : le chevalier
CHRÉTIEN, L'ESPRIT, LA CUAIR, LE MONDE, et LE DIABLE.
Les frères Parfait, dans leur Histoire du théâtre français (Paris, 15 vol. in-8° 1745, t. III, p. 100-112) ont donné de cette pièce l'analyse suivante :
« Le Chevalier chrétien, assisté de son bon Esprit, prie Dieu de lui pardonner les péchés infinis dont il se sent coupable. Le Diable, le Monde et la Chair s'approchent pour le tenter. Le premier, surtout, qui a intérêt de se cacher, ne l'aborde que sous un nom inconnu.
dyaole qui s'appelle Démon
S'on vous demande <|ni je suis, El de quel pays que je suis,
NAT
NAT
D'où j'ai si fort grand revenu?
Car du tout ne suis pas tenu De dire lotit soudain mon nom :
Toutesfois je suis démon.
« La Chair et le Monde s'avancent avec Confiance, et lui conseillent de se bien réjouir. « Saint Paul m'apprend, répond le « Chevalier, que si-je suivais vos conseils, « je perdrais l'espoir du paradis. — On peut « concilier toutes choses, dit la Chair. — Il « ne faut, ajoute le Monde, songer à tes « plaisirs que lorsque lu auras rempli les « devoirs envers Dieu. » L'Esprit accourt au secours du Chevalier et lui l'ait voir la fausseté de ces raisonnements.
LE CHEVALIER, OU Monde.
Ne nie liantes donc plus, trompeur, Car l'Escriplure me fuicl peur.
l'esprit.
Partant, ooffens-toy de ce Monde,
Par la parole simple et ronde
De la pure el saincte Escrtpture.
le chevalier, au Monde.
Ce n est pas chose à l'advenlure.
« Comme le Diable entend que l'Esprit rapporte fréquemment des passages de l'Ancien et du Nouveau Testament pour confondre le Monde et la Chair, il allègue en leur laveur celui rie la Genèse, où Dieu institua et bénit le mariage. « Tu dis vrai, « réplique l'Esprit, niais il faut observer « que la loi de Dieu ne soit pas blessée. a Voyez, continue-t-il, en s'ad ressaut au a Chevalier, les ruses de votre ennemi. »
LE CHEVALIER
II expose à son advanlage, Comme l'ont plusieurs hérélieques Adullaires, el ypocriies, Lesquelz extorquent l'Escriplure Pour avoir plus grasse pastuie; 0 le danger!
l'esprit.
0 la lempeste!
LE CHEVALIER
C'est pour manger.
l'esprit.
La pauvre beste !
« Cependant le Démon et ses deux camarades effrayent le Chevalier chrétien par leurs tentations réitérées. 1! s'en plaint à l'Esprit qui le console, et représente qu'il faut souffrir pour mériter.