Cette publication a eu lieu en effet
Le manuscrit des Buhez Santés Nonn date de la fin du xiv' ou du commencement du XVe siècle. Ecrit sur papier, il forme un petit volume in-8° de quarante-six doubles feuillets. Signalé à AI. l'abbé Alarzin, acheté par lui , il est resté entre les mains de AI. l'abbé Sionnet.
Ce monument si précieux du théâtre breton a été édité, en 1837, sous le li:r ■ suivant : Buhez Santez Nonn, ou vie de sainte Nonne et de son fils saint Devy ( David), archevêque de Mennevie en 510, mystère composé en langue Ordonne, antérieurement au xn" siècle, publié- sur un manuscrit unique, avec une introduction par l'abbé Sionnet, et accompagné d'une traduction littérale de M. Legonidec, et d'un fac-similé du manuscrit ; tiré d trois cents exemplaires ; Paris, Merlin, libraire, quai des Augustms, n°7, 1837 (in-8% de l-212 pages ). Ce drame est divisé en trois parties : 1° la vie de sainte Nonne; 2" les miracles qui s'opèrent sur son tombeau ; 3° l'épiscopat et la mort de saint Devy.
;< Toutes ces parties, dit M. l'abbé Sionnet, richement rimées, pour l'ordinaire, quelquefois en simples assonances, sont écrites dans 'in breton qui diffère de celui de nos jours par des désinences plus fortes, l'emploi d'expressions tombées en désuétude ou conservées avec une autre signification, l'absence fréquente des liaisons grammaticales, etc. Il fourmille de mots latins avec la forme al térée qu'emploient les troubadours. » ( Prêt'., p. xv. )
La troisième partie du Buhez semble à AI. Sionnet postérieure aux deux premières ; il aurait été composé dans la Cambrie.
Le poème commence ainsi :