‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 594 sur 1429 · DEUS PATER · texte numérisé non relu

DEUS PATER

A el mat quae en sut man

Abreman voar an bel

lîede Patrioius : joaous gra escus net

Mont voar tech an lech liont

Dezaff gra pront contet

Querzet certen dren bro

Eno ne chomo quel

Lauar dèzaff parfet

Diuzeiezaedi : gant doc jusl ha laal

Heal dre e aly : da pen tregont bloaz co.

El duy beo sant Devvy

Aman da bout ganet

Proficiet edy...

Traduction.

DIEU LE PÈRE

«TJon ange, va sur-le-champ dans le mon. le, va

1212"") REX AD NOMTAH.

Mcrch Pour courtes douces plesanl.

Salud prudant a presanlalf Ael oll'e pep quis pen ysel Vaillant saulel pa lioz guelalf...

trouver Patrice. Qu'il (aille; avec joie au loin; qu'il abandonne le lieu qu'il habile. Donne-lui l'ordre de parcourir prompleineiil le pays; il ne doit pas rester là. Dis-lui positivement qu'il est choisi de Dieu ju.-ic ci loyal pour faire connaître ses ordres. Dana trente ans d'ici, naîtra Saint Devvy; il est prédit qu'il sera engendré ici... »

Patrice ne reçoit pas sans trouble l'ordre du Seigneur : a Al'envoyer à jeun au-devant de quelqu'un qui ne viendra pas avant trente ans , puisqu'il ne naîtra qu'à cette époque, soyez-en sûr; m'en aller sans repos d'ici pour habiter, sans doute, un autre pays, et marcher à tête basse comme un aveugle; ne pourrai-jc m'en trouver mal ? Dieu réitère son ordre et Patrice se met en roule. Dès les premiers pas, son pied heurte le tombeau d'un vieillard, qu'il ressuscite pour se donner un compagnon. L'un et l'autre arrivent en Hibernie, dans la petite île de Rosita. C'est là que Nonita, conseillée par son ange blanc, s'est enfermée dans un monastère, auprès duquel le roi h'erelicus vient prendre lé divertissement de la chasse. Le roi rencontre Nonita.

le roi à Nonita. Fille fraîche et courtoise, doui e et gentille, je vous présente un salul respectueux. Ma tè:e s'incline devant vous, quand je vous vois belle et sainte. Je veux vous demander d'abord, saiu paraître trop timide, si vous vous portez bien, et quels sont vos parenls (212'").

nonita. Quoique je sois ici sur le chemin, mas parenls sont des gens honnêtes, gens fiers de la Urstagne, gens nobles et de maison riche (212"";.

La pauvre religieuse subil, dans le bois épais, les violences du roi. Un enfant est conçu, que le peuple accepte comme un témoignage des volontés de Dieu, dont Alcrlin prédit la vie miraculeuse, et qui, dès le flanc de sa mère, trouble le grand saint Cildasdans ses prêches; les magiciens tirent avec stupeur son horoscope merveilleux ; le diable s'en émeut, craignant qu'après sa venue il n'y ait plus que des amis et do bonnes gens ici-bas; les barons remuants et querelleurs du pays se mettent en campagne, pour occire la religieuse qui le porto dans son sein.

Alais Dieu môme protège saint Davvy. La foudre écarte de lui ces ennemis inconnus qui s'acUarnent contre sa naissance. Nonila accouche de lui sur un roc qui se divise, s'amollit pour lui former une couche; une fontaine jaillit de terre pour fournir l'eau de son baptême , les aveugles recouvrent la vue, les infirmes sont guéris. Le sage Paulin l'élève. A peine hors de l'enfance, les miracles éclatent en lui : il rend la vue à son maître, des troupeaux à une famille ruinée.

Nonita cependant, accablée de vieillesse, est appelée par Dieu, qui lui envoie la Mort :

« C'est moi la Mort dans celtcvallée, qui lue moi même sans pitié loul ce qui a pris naissance en c« monde, roturiers, gentilshommes et gens d'église bourgeois aussi bien que paysans... >

(212"") NONITA.

Pan aedoll aman voar an hent Ma querenl so tut anlenlic Tut lier a briloneiy A noblanc a li piuisic... ■ •

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