OBI
Nonita est enterrée « entre Daoulas et la ville de Landernau. »
Ici se termine la première partie, ou Vie de sainte Nonne.
Les miracles suivent. Henry et Julien comparaissent devant le Juge; Julien fait sur le tombeau de la sainte un faux serment: il meurt sur-le-champ; Rigoal, pour pareiile J'aute, perd l'usage des membres ; et Théophanie, parjure comme eux, est dévorée par un feu ardent.
La Vie de saint David termine ce drame étrange. Devenu membre de l'Eglise, moine de l'abbaye de Mennevie, fondée par saint Patrice, archevêque de Léon, Dieu ne le regarde qu'avec plus de complaisance, et les miracles éclosentà ses moindres désirs. La mort lui est enfin envoyée du ciel, au milieu des bienfaits qu'il répand autour de lui ; les anges emportent son âme dans le paradis, et les moines deMennevie l'ensevelissent dans l'abbay e qu'il n'a point voulu quitter, quoique au comble des honneurs ecclésiastiques
NON QVJE SUPER TERRAM. — On lit dans la Bibliothèque du théâtre françois, ouvrage attribué au duc de La Vallière (Dresde, 1768, in-8°, 3 vol., t. 1", p. 125) :
« Autre dialogue moral à cinq personnages, sur la devise de M. le révérendissime cardinal de Tournon : Non quœ super terrain, joué à Valence devant lui, le dimanche de mi-ca renie 15i9.
« Se trouve dans un volume intitulé : Repos du plus grand travail dédié par l'auteur â sa sanité, et imprimé â Lyon, chez Jean de Tournes et Guillaume Gargc.au, 1550, in-8".
« Ciel raconte les bienfaits dont il a comblé les hommes. L'Esprit, la [Terre et la Chair se disputent la possession de Y Homme. Celui-ci se livre à la chair, et se fait instruire par elle sur le genre de vie qu'il doit mener. L'Esprit implore la clémence du Ciel qui lui promet son secours, et lui conseille défaire une nouvelle tentative auprès de Y Homme. La Terre et la Chair se débattent longtemps avec YEsprit pour ne pas lâcher leur proie, mais enfin ce dernier remporte la victoire. L'Homme se rend à YEsprit, et la morale est qu'il ne faut point rechercher les choses de ce monde, mais uniquement celles du ciel, selon la devise du cardinal : Non quœ super terrain.
Maudite chair! o chair maudite dile Du Dieu qui a au ciel empire, empire L'homme a, par loi el la poursuite, suite De vil péché qui a martyre ; lire.
Son ame, hélas ! à son navire vire 11 est quasi condamné, condamné.
El si Dieu veul sentence dire, dire De malheur fut eslréné, d'eue né.
NOTRE-DAME. — La Bibliothèque du théâtre françois, ouvrage attribué au duc de
La Vallière (Dresde, 1768, in-8°, 3 vol., t. 1", p. 115), donne la notice suivante : « Beau mislère de Notre-Dame, à la louangede sa très-digne Nativité, d'une, jeune fille, laquelle se voulut abandonner à péché, pour nourrir son père etsa'.mère en leur extrême pauvreté, à dix-huit personnages ; Lyon, Ollivier Arnoullel, 15V3, in-12 goth.
« Un père et une mère accablés de misère..., appellent la mort à leur secours. Leur fille partage leur douleur et cherche des moyens pour les soulager. Satan lui en indique un tout simple; c'est de profiter de ses grâces et de sa jeunesse... Un marchand qui passait par là s'approche d'elle; la fille fait une prière à la Vierge, demande au ma.'chanJ quelques libéralités. — Cet homme lui donne un signet d'or, la respecte et passe son chemin. Un voleur dit que cette fille débauchée l'a trouvé endormi et lui a volé un signet d'or. On la fouille, on lui trouve le signet d'or, et on la conduit au prévôt, on la condamne à ê're enterrée vive. Le bourreau arrive, on creuse la fosse. — Cependant la sainte Vierge implore la justice et la clémence de Jésus qui lui promet de secourir cette innocente. En effet, le marchand passe près du lieu du supplice, reconnaît cette fille, et raconte l'histoire. On retourne au tribunal, le voleur est convaincu et condamné à être pendu. A prés cette exécution, qui se fait sur le théâtre, le prévôt, le seigneur et le marchand font des présents à la jeune fille, et la renvoient à ses parents. »
L'idée de cette pièce nous paraît empruntée aux Filles dotées du Manuscrit de Saint- Benoît-sur-Loire.
NOTRE-DAME. — De Beauchamps a cité un Mystère de Notre-Dame, dans ses Recherches sur les théâtres de France (Paris, 1735, in-8°, 3 vol., t. I", p. 226), à la suite duquel serait imprimée la Passion de sainte Christine et de sainte Léocade. Un peu plus bas (p. 227), le même auteur cite une « Vie de Notre-Dame, in-fol., » et « la Vie de Notre-Dame et la Passion de Notre- Seigneur en vers anciens. »
NOTRE-DAME-DU-PUY. — Duverdicr (Bibliothèque françoise, p. 178), donne les notes suivantes que les frères Parfait ont répétées sous la rubrique de l'an 1518. [Hisl. dulh.fr., t. II, p. .561.) Le mystère de l'Édification et dédicace de l'Eglise de Nostre-Dame-du-Puy, et translation de l'image qui y est, à xxxv personnages, par Claude d'Oléson.
« Claude d'Oléson a composé en rime le mystère de Yédification et dédicace de l'Eglise de Nolre-Dame-du- Puy et translation de l'image qui y est, à trente-cinq personnages. An 1520 ou 1521. [Ibid., p. 261.)
OB1T DE LA BOUTEILLE (L') — La fête do Fous, déjà célébrée à Evreux par la Procession noire, s'était imposée dans celte
ville par un autre usage dont la révélation a excité l'horreur de l'Eglise.
Ainsi, en 1270.. un chanoine, un membre
OTH
DICTIONNAIRE DES MYSTErU^.
OTM
du haut clergé, chose singulière ! cnr celuici lulte contre les désordres du temps avec grande énergie, ajoute aux saturnales de la Processionnaire un Obit de In bouteille, au 38 avril, où était attachée une forte rétribution pour le bas clergé et pendant lequel on étendait au milieu du chœur cinq bouteilles sur un drap mortuaire. (M. Magnin, Cours à la faculté des lettres, dans le Journ. gén. de l'instr.publ., 13 décembre 1835, p. 99.)1