AMILI.E, LE ROI , LA REINE , LE COMTE GR1MAUT
amille. Mon cher seigneur, que Dieu vous maintienne, ainsi que madame et la compagnie, en santé et en longue vie, s'il lui plait!
le roi. Amille, soyez le bienvenu. Vous ètes-vous ien porté? Que fait Amis? ne viendra-t-il point ici?
amille. Nenni, sire, car il a trop d'affaires pour s'éloigner sans se causer du tort el du dommage,
la reixe. Sire, pensons, el cela bientôt, comment nos noces se feront; en quel endroit? ici ou ailleurs?
LE COMTE GRIMAIT. Ici les dépCHSCS SClOIlt pllls
onéreuses aux chevaliers qui y viendront, qu'elles
ne seront en une autre ville : c'est mon avis
LE 1,01. Voici ce que nous ferons, si vous m'en
AMI
croyez : nous irons tous ensemble à Rivière, et nous y ferons les noces. Je donnerai à Amille la saisine île la ville et du comté ; de plus j"ai la volonté de vous donner dès à présent cet hôtel, Amille, sans hésiter; en sorte que, lorsque de près ou de loin vous viendrez à Paris, vons ayez un lieu où vous puissiez loger sans embarras.
amille. Mon cher seigneur , je vous remercie mille fois.
le roi. Allons, mettons-nous en chemin avantqu'il soit plus tard.
grimait. Allons, sire, que Dieu y ait part! — Amille, mettez-vous à la droite de ma dame ; quant à moi, je me tiendrai à la droite de votre femme, et monseigneur ouvrira la marche. — Griffon, vous qui êtes massier, faites-nous faire place.
le sergent d'armes. Allons, allons ! ou parle nom divin, vous aurez de cette masse-ci. Faites large et grande voie au roi mon seigneur!