‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 87 sur 1429 · LES ANNONCIATEURS · texte numérisé non relu

LES ANNONCIATEURS

sans foi ?

les gentil». Le vrai Dieu Roi des rois !

les annonciateurs à Muyse. Et toi , législateur Moyse?

moyse, tenant tes tables de la toi ouvertes, aube et cluippe. front cornu, longue barbe, une verge à la main. Un autre viendra après moi.

Les annonciateurs te reconduisant. Chaulez, peuples.

le choeur. C'est un Juif pourtant.

les mêmes à Amos. Amos, amour de l'âme.

AMOS, vieillard barbu lenatil une épine. Les jours approchent.

LES ANNONCIATEURS et LE CHOEUR. C'est lin Jllif

pourtant.

les annonciateurs Ysaie, loi qui sais le verbe? ysaîe, barbu, un aube, un ruban au front. 0 destin de la tige deJcssé!

LES ANNONCIATEURS et LE CHOEUR. C'est Un Juif

pourtant.

On appelle successivement Jérémie, Daniel, Balaam assis sur son ânesse.

un enfant, avec une épee, s' opposant à ce que l'ânesse avance.

l'ânesse (un quidam caché sous). Pourquoi me frappes-tu de les lalons, moi si malheureuse?

Jonas, Miellée, Naun, Sophonie, Aggée, Zacliarie, Ezéchiel, Malachie, un juif, saiuto Elisabeth, saint Jean-Baptiste, saint Simon, Virgile, Nabuchodonosor, des hommes armés montrant une idole à des enfants, ces enfants repoussant l'idole, jetée dans la fournaise, la sibylle, comparaissent.

La messe commence.

Les coutumes de Beauvais, au xu* siècle encore, ont été recueillies par le même érudit.

« La fête des Fous était, dit-il, fort singulièrement célébrée à Beauvais le IV janvier. Une jeune fille, très-jolie, ayant au bras un enfant, assise sur un Ane élégamment caparaçonné, représentait la Vierge fuyant en Egypte. La procession la conduisait de la cathédrale à l'église de Saint- Etienne. La jeune fille et l'âne cuiraient dans le sanctuaire et se plaçaient vers l'Evangile. La messe commençait et l'Introït, le Kyrie, le Gloria, le Credo, étaient toujours accompagnés de Hinham, Hinham. A la lin de la messe, le célébrant se tournait vers le p.euple, et disait trois fois Hinham, Hinham, Hinham. Le peuple répondait de même. On trouve dans un mss. du xie siècle, qui démontre l'antiquité de ces rites fâcheux, la singulière prose suivante que l'on chantait à la messe :

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