‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 915 sur 1429 · L ANGLOYS · texte numérisé non relu

L ANGLOYS

le ne présente tant de irons Que ne trouve plus de chevilles Pour bien rafliller nos aguilles

Y me fault chercher autre lieu.

Adieu, conipaignon.

LE FRANCOYS

Or adieu.

i.'angloys.

Tu sembloys, Calays, dont ic gronde Menacer les troys pars du inonde.

Bien en vain lu le scnlz lier A ton ranipart superbe et lier Par deulx cens dis ans imprenable.

Que la perte m'est importable !

Tu l'csiouissoys du butin Que l'on feisl dedens S.iiucl Quentin Un démenant vue grand leste Pour vue sy belle conquestc, Car lu penses par cela veoir France hors du Francoys pour voir Mais lu rens ee butin au double Pour vn petit denier vu double.

0 ! quel malheur a teste foys!

Y te fault quicter aux Lngloys.

Adieu Calays la forte vile!

Or adieu Guignes adieu mile !

M;le el mile maisons Qu'au Francoys balis auons !

Que pleust a Dieu que la lempeste Du ciel luinbasl desus ma leslc ' Ou que ce deust la terre ouurir A lin de soudain in'engloutir I Ou que pasionne de rage le peusse venger mon courage!

le me sens naurc jusque au sang N'ayanl rien que ce baslon blang,

LE FRANCOYS

O fieric Angloisse !

La douleeur françoiss Te deust contenter.

Or l'en va grand erre A ion Engïeierre Tes malheur couler.

L'Angloys se tourmente Se pl.iiuct et lamente Pour auoir perdu Calais ([lie sans lillrc Sans loy ne chapitre Auoyi détenu.

Soublz la grande espasst Du ciel le temps passe Par vn cours léger, •il n'est si hault mince Cite ni prouiuce Qui ne scayi changer.

Calais fui francoysse, Pnys elle fut angloisse

Par deulx cens dix ans; Puis Monssieur de Guisso Nous l'a reconquisse En bien peu de temps.

O Angloys ! courage !

V'ys ni poincl l'orage 'J'empeste et mcscliei ?

Yys lu poincl la peile Fort grande et aperte Menacer Ion chef?

Non! la voyne enflée Par orgueuil souillée.

Ne te l'a perinys, Disant misérable Calais imprenable De lesenneinys.

Tu auoys fiance A la grand puissance Du superbe lieu.

Mais toute ta force Esloyl sans escorec Oubliant ton Dieu

Superbes monlaignes Aux humbles campaignis On void esgaller Par grosses riuicres Bruyantes et fyercs Qui les fonl grouler.

Ainsy la lempeste Tonnant sur la leste De ces fiers Ang'oys Fil qu'il* s'abaissèrent El prendre laissèrent Calais aux Francoys.

Malureux donq l'homme Qui se lye en somme Au bras de la chair !

Heureux se doibt due Qui de Dieu désire Sou secours chercher!

De cestc vicloyre Or ilonques la gloire Fault a Dieu donner Qui Calais nous donne C'esl l'antique boume Pour la Fiance bourner.

PRISE DE JÉRUSALEM [La). — Le mystère do la Prise de Jérusalem , écrit en Kymri comme la Vie de sainte Nonne et la Création ila monde, a élé cité par MM. Rilson , en Angleterre , et Edelesland Duméril , en France. [Origines latines du théâtre moderne; Paris, 18W, in-8% p. 3i, note 3. )

PROCÈS DU DIABLE (Le). — Voici un des rates exemples du mystère juridique. Il date du commencement du xtv' siècle. Son auteur est connu : c'est Bartliole môme. On trouve ce drame parmi les œuvres de ce grand jurisconsulte [Uarlholi Opéra; Lugdun. , 151G, fol., 10 vol., t. VIII, fol. 93, éerso-95 verso. L'abbé Tcrrasson [Met. d'Inst. de litt. et décrit., in-12}, l'a cité dans une Dissertation sur les indécences des anciens commentateurs du droit; et Leber, d'après lui [Coll. tirs mille diss. ; Paris, 1838, in-8% 20 vol., t. IX , p. 278, note.) En 1830 , dans son cours professé à la Faculté des lettres, M. Magnin n'oublia pas la comédie du Docteur Uarthole. (Cf. Journ. gén. de l'instr. publ.,

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