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IM'C.TIONMIltE DES MYSTERES.
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28janv. 183(5, cours, 2* semestre, xyi* art.,
p. 202 ) Il n'est pas impossible que ne drame juridique ait été représenté par les disciples du grand maître. Le sujet en est extrêmement singulier, et les développements, trop nombreux malheureusement, ne le sont pas moins; nous regrettons d'être réduits à cette courte analyse.
« Le diable, prétendant remettre les hommes sous le joug auquel le crime d'Adam les avait soumis, assigne le genre humain devant le Iribuhal de Jésus-Christ. L'assignation, donnée aux termes du droit, est à trois jouis : elle se trouve écheoir un vendredi saint. Le diable c;le à Jésus-Christ les lois qui ne permettent pas d'assigner à un jour de fête. Jésus-Christ dispense de celte formalité, en vertu d'autres lois qui donnent ce droit aux juges eu certains cas. Alors le diable comparaît et demande si quelqu'un ose parler pour le genre humain. La sainte Vierge su piésente. Le diable la récuse comme mère du juge et comme femme, exclue, par son sexe seul, des fonctions d'avocat. La sainte Vierge allègue les lois qui autorisent les femmes à plaider pour les veuves, les pupilles, et ceux qui sont dans la misère. L'incident est vidé en faveur île la saints Vierge. Au fond, le diable fait valoir qu'il a été possesseur du genre humain depuis la chute d'Adam, et veut user de la prescription. La sainte Vierge soutient qu'un possesseur de mauvaise foi ne peut acquérir par la voie de la prescription. Enfin , après force citations de textes, arguments, incidents, dilatoires, déboutenients, intervient le jugement définitif. Le jour de Pâques, Jésus-Christ rend une sentence par laquelle, en déchargeant le genre humain des imputations à lui faites par le diable , condamne celui-ci à la damnation éternelle. Les témoins sont saint Jean l'évangélisle, saint Jean-Baptiste, saint François , saint Dominique, saint Pierre, saint Paul, saint Michel, etc. Les anges célèbrent le triomphe de la sainte Vierge par le Salve Rerjina. Le diable déchire de rage ses habits, et se relire épouvanté dans les ténèbres et les horreurs île l'enfer. »
PROCESSION DE LA FÊTE-DIEU D'A IX (Là), — La Procession de la Fête-Dieu d'Aix, est 'un des usages funestes qu'avait produits au moyen Age la fête des Fous.
On attribue aux premières années du XV" siècle et au roi René d'Anjou celle procession, où étaient iigurées diverses des grandes scènes de l'Ecriture. La musique, en tète de la procession, jouant des airs de danse, était suivie par des enfants déguisés en amours. Les corps de métiers précédaient des bergers et des nymphes. Les pauvres des hôpitaux, les enfants-trouvés, les ordres mendiants, avaienlderrièreeuxle chef du peuple, accompagné de populace sautant au bruit du fifre et du tambourin, et de Turcs prisonniers, traînés la chaîne au cou. Puis l'abbé des marchands et le prince îles amoureux, il Au coin des rues et sur les places, sur des échafauds, on représenta t, ici la Création,
ailleurs, la sortit d'Egypte, autre pari, les trois mages , les quatre évangélisles , saint Michel, saint Chrystophe, et Noire-Seigneur Jésus-Christ lui-même. Le chef du peuple portait le nom de duc Urbin. Les dispositions et les scènes de ces processions impies ont varié beaucoup. On y a vu des cavalcades, des danseurs, le jeu ignoble des teigneux, et de nombreux symboles des dieux du paganisme. On a essayé d'expliquer l'histoire de ces folies, en les considérant comme des imitations de tournois, comme le triomphe de l'adorable sacrement ou le sacre, comme la punition, par un affront public, de la lâcheté d'un certain duc Urbin, qui, commandant pour Kené en Italie, lâcha pied dans une bataille, ou enfin, comme une fêle importée à l'imitation de ce même duc Urbin, qui aurait régné en Italie au xiv* siècle 11 faut consulter sur tout ceci Malburin Neuré [Qucrela ad (Jasscnduni... ex occasione ludicrorum guœ Aquis-Sextiis...) ; Grégoire [Explication des cérémonies de la Féte-Uieu d'Aix; Aix, 1777, in-12 ; Pierre-Joseph Dr Haitze [Esprit du cérémonial d'Aix ;A\\, 1738, in-12), et Leber (Collect. des meilleures dissert.; Paris, 1838, in-8", 20 vol.. t. X, p. 77-125.)
PROCESSION DU HARENG (La). — La fêle des Fous avait, à Reims, donné lieu à une pratique singulière qui se conservait encore au xv' siècle. « Le mercredi saint, tout le clergé (de l'Eglise de Reims) se rendait à Saint-Remi pour y faire une station. Les chanoines, précédés de la croix, étaient rangés sur deux tiles, et tous traînaient derrière eux un hareng qu'ils tenaient attache par un ruban. Chacun d'eux n'était occupé que du soin de marcher sur le hareng qui le précédait, et de sauver le sien des surprises de la personne qui le suivait.» (Atiquetil, Hist. de Reims ; Leber. Collection des meill. dissert.; Paris, 1838, 20 vol. in-8% t. IX, p. 2W. Note.)
PROCESSION NOIRE d'ÉVREUX (La).— Parmi les folies de la fête des Fous, il n'en tst pas qui ait excité plus d'horreur que la Procession noire d'Evreux, ou cérémonie de saint Vital.
Le 28 avril, dans l'église de Notre-Dame d'Evreux, le chapitre avait, à une époque antérieure au xni* siècle, la coutume d'alh r au bois l'Evêque, qui est fort près de la ville, couper des branches, au bruit de toutes les cloches de lacathédrale. Les chanoines y assistaient d'abord; il n'y eut ensuite, à cause des excès qui se commettaient, que les clercs de chœur, les chapelains, les hauts vicaires. Pendant l'office, le clergé jouait aux quilles sous les voûtes de la cathédrale; l'on y dansait et l'on y chantait. (Foj'rle Mercure d'avril 1726, Lettre sur ta saint Vital et la procession noire d'Evreux.'
PROCESSION DE SAINT PAUL A VIENNF (La). — La Procession de saint Paul est un des rites restés fameux de la fête des Fous; il était particulier au diocèse de Vienne. Lt- 1" mai, dès l'aube du jour, se léuuissaien' dans le palais archiépiscopal, quatre homme!