‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 917 sur 1429 · QUI · texte numérisé non relu

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nus et barbouillés entièreraeD. de noir, qu'avaient nommés pour ce qui va suivre l'archevêque de Virnne, le chapitre de Saint- Maurice, l'abbé de Saint-Pierre et l'abbé de Sair.t-André. Ils sortaient aussitôt réunis, couraient les rues et rentraient, après le dîner, à l'archevêché, où s'étaient réunis les garçons boucliers, pour recevoir, du choix de I archevêque, un roi dont ils formaient la garde h cheval. Les nègres, le roi, les gardes allaient frapper aux portes de l'Hôtel- Dieu, appelé hôpital Saint-Paul. Ils demandaient saint Paul. Quelqu'un de la maison répondait: Il dit ses heures. Le garde frappait une seconde fois, on répliquait : Il monte à cheval. Au troisième coup, on ouvrait la porte, en disant : Vées-le ci tout prest. Et saint Paul paraissait a cheval, velu en ermite, portant en bandoulière un baril de vin, un pain, un jambon, et devant lui une coupe pleine de cendres, pour jeter dans les jeux des curieux. Le recteur de l'Hôtel- Dieu remettait saint Paul entre les mains du roi, qui en délivrait un reçu et s'en rendait caution. De l'Hôtel-Dieu "ou se rendait à l'abbaye des Dames de Saint-André, où l'abbesse fournissait une reine, parée et ajustée comme le roi, et de là on courait la ville, au travers des huées et des clameurs

QUENTIN (Saiht). — On lit dans Claude Hénieré, chanoine de Saint-Quentin et docteur eu Sorbonne, ( Augusla Veromanduor.

illustrata; Paris, 1643, in-4°, p. 194), sous la rubrique de l'an 120ii, ces deux passages curieux : l'Page 194. — « Une vieille tradition de Baïonvilliers raconte que celte terre avait été donnée par un certain Baion, propriétaire du lieu, à saint Quentin luimôme, eu reconnaissance d'un miracle par lequel la santé avait été rendue à ce seigneur. Saint Quentin était alors traîné sur le chemin de Saint-Quentin à Amiens, et Baïen , affecté de la lèpre, s'étaut essuyé d'un linge trempé de la sueur du martyr, fut guéri à l'instant. Ce miracle avait été sculpté autour du chœur de l'église de la ville avec beaucoup d'élégance, comme le reste des travaux dont cette partie de l'église est entourée, et l'on y avait ajouté des vers pour exp iquer le sens des figures : ces vers étaient tirés d'un très-long poëme qui servait à nos compatriotes de Saint- Quentin pour les représentations du martyre du saint, qui avaient lieu sur un théâtre, en trois ou môme en quatre journées. Le volume qui contenait uema>tyre était conservé avec beaucoup de soin dans le trésor de l'église, et il y en avait une copie a Saint- Victor de Pans. Mais la tradition relative à Baïon n'attestait dans l'esprit de nos pères

(387*) La Purification de Noire-Dume a été l'objet d'un mystère imprimé à Florence en 1559 sous ce titre : La reppreteiilalione délia Curifuaiiune di Nos-

DicriONN. des Mystères.

de la foule. {Ancien missel mss. i]\i mv' sidclPj consulté par Du Tii.liotoI l'abbé d'Artirny. Notice sur la fête des Fous, dans les Mcm. delilt., t. IV; réimprimée par Leber, Collect des mcill. dissertai. : Paris, 18-J8, ni-8°, 20 vol., t. IX. p. 261-265.)

PROPHETES DU CHRIST (Les). — M. Edelestand Duméril , dans ses Origines latines du théâtre moderne (Paris 1849, in-8°, p. 179), donne, sous ce titre , les rites dramatisés où interviennent les divers personnages de l'Ancien Testament pour porter témoignage des prédictions relatives à Jésus- Christ. Le même auteur signait! un Processus Prophet arum dans la vr partie du Tournclctj mysleries ; dans le J.udus Covenlriœ un tableau est intitulé : The prophels ; nu jeu des prophètes à York, en 14-15, dans Mariott, Coll. of engl. miracles - play , or myst., p. xvin.

PURIFICATION DE NOTRE-DAME (Les jeux de la). — On trouve dans 1rs Registres des comptes do l'hôtel de ville d'Àbbcville la mention de jeux de la Purificution-No sire-Dame, qui eurent lieu vers 1452 dans le cimetière Saint-Jacques. (Cf. F. -C. Loi) andre, Hisl. d'Abbev.; Abb., 1834, in-8", p. 238 |387*J.)

qu'une étrange confusion, 'car, du temps 'du saint, il n'y avait point d'évêchô à Saint- Quentin, et c'est bien longtemps après, à une époque inconnue, que le don de Baïonvilliers avait eu lieu. En i288, ce lieu fut vendu, » etc. 2° Page 340. «Le 15 novembre 1501, l'archiduc d'Autriche, Philippe, fit son entrée à Saint Quentin : les ordres mendiants, les Franciscains, les Dominicains, le doyen et les chanoines de l'église, allèrent au devant de l'archiduc et de l'archiduchesse... Les habitants de la ville illuminèrent... et l'on avait élevé, dans les carrefours, des théâtres où fut représentée la légende de saint Quentin... » L'abbé Lebeuf (Remarques envoyées d'Auxerre le G décembre 1728, Mercure de France, 1729, décembre, f). 2983], mentionne le Mystère de saint Quentin, d'après Hénieré. Un auteur plus moderne en a aussi parlé. En 1452, un an après les représentations du mystère de la Passion, de Raoul Greban, dans le temps même où la cité achetait de l'auteur le manuscrit de la Passion, furent joués h Abbeville les Jeux de monsieur saint Quentin. (Cf. F.-C. Louandrk, Ilist. d'Abbeville , Abbeville, 1834. in-8", p. 238)

QUIRIN (Les jelx de monsieur saint).

— M. F.-C. Louandre [Eût. d'Abbeville; Abbeville, 1834, in-8", p. 238) indique, connue ayant eu lieu à Abbeville, les repré-

Ira Donna, che si fa per la feula di sanla Maria delta caiulellaia, nuovamente rislampala.

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