SCÈNE I
i A femme, seule.
la femme commence. Mon Dieu ! je ne sais que devenir, que faire? La forlnne m'est toujours ennemie. Hélas! je n'ai plus rien, sauf ma robe, a vendre. Jamais je n'en aurai d'autre, t'est à mourir de désespoir. Plus rien, ni sou ni maille, rien à boire, rien à manger. De quel côlé tourner? Allons, sans balancer davantage, droit à la rue des Jardins, trouver un de ces maudits et pervers juifs, un de ces infâmes usuriers, aussi gros de péchés que d'écus. J'emprunterai quelque argent pour vivre, car je n'oserais jamais mendier mon pain. Je ne suis pas d'assez vile naissance. J'étais bonne marchande, et joyeuseel jolie, à l'aise, ne manquant derienjusque-là. Mais j'ai si mal mené mes affaires que je suis tombée du plus au moins. Enlin j'y suis! Plus rien... Nécessité fait loi; allons-y donc: c'est ce que jvai de mieux à faire.