BOUFFARELLI OU LE PRÉVÔT DE MILAN
opéra-comique allemand, musique de Strunz, représenté au théâtre de Bruxelles vers
BOUFFE ET LE TAILLEUR (le), opéracomique en un acte, paroles de Gouffé et Villiers, musique de Gaveaux, représenté au théâtre Montansier le 21 juin 1804. Cette bluette est encore amusante après soixante
ans de date ; aussi a-t-elle reparu à plusieurs reprises à l'Opéra-Comique , et n'a-t-elle jamais quitté le répertoire de province. On y retrouve la gaieté tempérée et spirituelle de ce chansonnier délicat, qui ne buvait que de l'eau, tout en célébrant joyeusement et en bons vers le jus de la treille. Les saillies du dialogue conservent leur effet, parce qu'elles sont à leur place et de bon aloi. Les situations ont été bien comprises et bien traitées par le musicien. Gaveaux avait un sentiment de l'art très vif. Il avait fait de bonnes études littéraires et musicales, et, avant l'apparition d'Elleviou et de Martin, c'était le meilleur chanteur de l'Opéra-Comique.
Il est fâcheux qu'il ait éparpillé ses inspirations mélodiques sur un aussi grand nombre d'ouvrages, car elles ont du naturel et de la grâce; plusieurs de ses romances sont devenues populaires. Dans le Bouffe et le Tailleur, nous rappellerons particulièrement la scène dans laquelle l'acteur chante un duo à lui seul, s'asseyant et se relevant pour faire la demande et la réponse :
Monsieur, vous avez une fille.
— Parbleu ! monsieur, je le sais bien.
— Monsieur, je la trouve gentille.
— Cela, monsieur, ne vous fait rien.
Et la romance dont les paroles et la musique sont si bien dans le vrai caractère de la comédie à ariettes :
Conservez bien la paix du cœur, Disent les mamans aux fillettes ; Sans la paix, adieu le bonheur; - Craignez mille peines secrètes.
On tremble, on se promet longtemps De rester dans l'indifférence, Et puis on arrive à douze ans.
Et le cœur bat sans qu'où y pense.
On comprend la pensée du second couplet :
Et puis l'on arrive à seize ans,
Et l'amour vient sans qu'on y pense.
Et on devine aussi que ce sévère avertissement sera un peu corrigé à la conclusion, par cette morale plus douce enseignée aux fillettes :
Si l'on n'aime pas au printemps, L'hiver viendra sans qu'on y pense.
Ces petits ouvrages, entendus de loin en loin, reposent l'esprit des efforts trop bruyants du répertoire comique moderne.
BOUFFE ET LE TAILLEUR (le), opéra, musique de Winter, représenté à Gênes en 1819, et à Munich en 1820.
* BOUFFON DE BERGEN (le), opéra romantique en trois actes, paroles et musique de M. Fritz Obar, représenté sur le théâtre mu-