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BOUQ

nicipal de Zwickau en mars 1895. L'auteur remplissait les fonctions de chef d'orchestre ■de ce théâtre.

«BOUFFON DE COUR (le), opérette romantico-comique, paroles de MM. Hugo Wittmann et Jules Bauer, musique de M. Adolphe Mûller, représentée à Vienne le 22 novembre

BOULANGÈRE A DES ECUS (la), opérabouffe en trois actes, livret de MM. Meilhac et Halévy, musique de M. J. Offenbach, représenté au théâtre des Variétés le 19 octobre 1875. La boulangère est la belle Margot, qui, enrichie et vaniteuse, porte ses pains en carrosse, escortée de quatre laquais et d'un suisse. Bernardille, perruquier de la duchesse du Maine, a trempé dans la conspiration de Cellamare, et, poursuivi par la police, il est sauvé par Margot. Celle-ci en devient amoureuse ; mais Bernardille aime Toinon. La boulangère jalouselivre à la justice le pauvre perruquier conspirateur. Toinon obtient du Régent la grâce de son amant. Cet ouvrage a eu un grand succès, que l'on ne comprendrait guère sans l'engouement du public pour la musiquette de M. Offenbach et surtout pour le jeu excitant et provocant des actrices. Les morceaux les plus applaudis sont: la chanson suisse : Ah! Montante, je n'étais pas là; la romance : Elle est à moi ; les couplets: L'Amour, c'est un capital; les couplets du Coco et l'air populaire de la Boulangère a des e'cus. Chanté par Dupuis, Pradeau, Léonce, Berthelier, Baron, Miles Schneider, Paola Marié, Aimée.

BOULE-DE-NEIGE, opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Nuitter et Tréfeu, musique de M. Jacques Offenbach, représenté sur le théâtre des Bouffes-Parisiens en décembre 1871. Nous avions eu le chien Barkouf, à l'Opéra-Comique, que Scudo appelait plaisamment une chiennerie en trois actes. Ici, c'est un ours, appelé Boule-de-Neige, qui est le héros de la pièce. Cet ours est le monarque imposé par le Grand Kan à un peuple ingouvernable et trop coutumier de révolutions. Cet ours, transformé enhospodar, signe de sa griffe les décrets les plus grotesques, sous l'injonction d'une dompteuse nommée Olga. Un vitrier réfractaire, amant de la dompteuse, se revêt de la peau d'un ours pour échapper aux sbires qui le pourchassent, et Boule-de-Neige est supplanté par lui. Le nom du premier ministre devrait servir de titre à la pièce. Il s'appelle Balabrelock. Le compositeur a formé sa partition de plusieurs

morceaux de Barkouf et d'autres ouvrages de sa façon. On a remarqué la romance des Souvenirs, les couplets de la Muselière, la complainte de la grande Ourse, un quartetto et un sextuor syllabique. Cet ouvrage a été joué par Désiré, Berthelier, Montrouge, Edouard Georges, Duplessis,Mmes Peschard, Thierret, Bonelli et Nordet.

'BOUQUET (le), opéra-comique en deux actes, paroles de M. Dubron, musique de M. Chaulier, représenté à Boulogne-sur-Mer le 27 août 1888. L'auteur était chef de musique d'un régiment d'artillerie.

BOUQUET DE COLETTE (le), opéra français en un acte, musique de Lemoyne, représenté à Varsovie en 1775.

BOUQUET DE L'INFANTE (le) , opéracomique en trois actes, paroles de MM. Planard et de Leuven, musique de M. Adrien Boieldieu, représenté à l'Opéra-Comique le 27 avril 1847. Le livret n'est pas heureusement imaginé. Don Fabio de Sylva, gentilhomme portugais exilé et dépouillé de ses biens par le roi de Portugal, veut se venger. Il organise un complot qui est découvert. Il est condamné à mort ; et la sentence va recevoir son exécution, lorsqu'on apprend que le roi accorde la grâce du coupable. C'est le bouquet de l'infante tombant sur la scène qui est le symbole de l'amnistie royale.

M. Henri Blanchard a jugé trop sévèrement cet ouvrage.

« M. Boieldieu, dit-il, n'en est pas à son coup d'essai, et on aimerait à lui voir frapper des coups de maître. Il a le faire facile, mais quelque peu arriéré par la simplicité trop claire de sa mélodie et la naïveté de ses modulations. A Dieu ne plaise que nous nous fassions l'avocat des idées romantiques en musique; mais il faut reconnaître que le chant est devenu plus passionné et les accompagnements plus complets qu'ils ne l'étaient jadis. Le naturel est une belle qualité; mais il y a le naturel insignifiant, niais, plat, comme il y a le naturel élégant, facile, noble, élevé. M. Boieldieu nous semble se tenir au milieu de ces deux naturels : c'est la pointe d'originalité, cet inattendu si nécessaire pour réveiller l'auditeur blasé par les styles si divers qu'on essaye à présent, gui fait défaut à M. Boieldieu. Sa muse est trop honnête fille, trop décente; elle ne se permet pas le plus petit écart. Elle nous fait l'effet de considérer les muses de Beethoven et de "Weber comme ces dames trop hardies du temps de la Régence, qui ne suivaient

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