‹ Dictionnaire des opérasChapitre 127 sur 928 · BOUT · texte numérisé non relu

BOUT

BRAD

d'esprit ni d'habileté. C'est un agréable marivaudage en sabots. Le sujet est usé jusqu'à la corde, mais les variations ont presque le mérite de la nouveauté. Cette agréable saynète eut d'ailleurs l'avantage de servir de début, à l'Opéra-Comique, à Mlle Girard, la seule Dugazon de notre époque, qui chantait avec un brio incomparable l'air : Tends ton verre, la Bourguignonne. On remarqua aussi un trio excellent, et la partition se fixa au répertoire de l'Opéra-Comique; ce qui dispense de tout autre éloge.

BOURSE DE L'AVARE PERDUE (la) , opéra.

comique allemand, musique de Schauensée, représenté à Lucerne en 1754.

BOURSE ou LA VIE (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Galoppe d'Onquaire, musique de M. Charles Manry, joué aux' Néothermes le 7 juillet 1856.

* BOURSE OU LA VIE (la), opérette en un acte, musique de M. Francis Thomé, représentée à la salle Érard, dans un concert, en mars 1872.

BOUSSIGNEUL ( les ), vaudeville en trois actes, de MM. Marot, Pouillon et Philippe, musique, de M. Edouard Okolowicz, représenté au théâtre des Arts en février 1880 et, depuis, avec le même succès aux Folies-Dramatiques. La pièce, amusante et spirituelle, pouvait se passer de musique; cependant on a remarqué une valse chantée: Mon cher parrain, et la Ronde de Martinot. Joué par Galaberd, Chamonin et Verlé, Mmes Cuinet, Alice Brunet, Valérie Riva et Van Dyck.

* BOUTON D'OR, opéra-comique en un acte, paroles de MM. Dharmenon et Launay, musique de M. Campisiano, représenté à Saint- Germain-en-Laye en mai 1882.

* BOUTON D'OR, « fantaisie lyrique » en quatre actes et cinq tableaux, paroles de M. Michel Carré fils, musique de M. Gabriel Pierné, représentée au Nouveau-Théâtre le 3 janvier 1893. Il y a de tout dans cette pièce qui n'en est pas une, et qui n'a d'ailleurs d'autre prétention que d'offrir aux yeux un spectacle très varié, très curieux et souvent très intéressant. Au quatrième tableau, surtout, un ballet d'un effet et d'un genre tout à fait neufs, absolument séduisant, a obtenu un succès fou, grâce à son caractère fantastique et plein de poésie. M. Pierné, un jeune prix de Rome, a écrit pour Bouton d'or une partition assez importante, qui renferme des airs

de ballet délicieux et plusieurs morceaux charmants de musique de scène.

BOUTON PERDU (le), opérette en un acte, livret de MM. Grange et Bernard, musique de M. Talexy, représentée aux Bouffes-Parisiens le 7 mars 1874. Comme la scène se passe en Espagne, le musicien a donné un tour madrilène à ses inspirations. On y remarque des boléros et un charmant morceau de hautbois. Chanté par Ed. -Georges, Mmes Peschard et Cuinet.

* braconnier (le), opéra-comique en un acte, paroles de Lieutaud, musique de Raymond, représenté au théâtre des Beaujolais en 1785 OU 1786.

* BRACONNIER (le), opéra en un acte, musique de M. Alfred "Wernieke, représenté au théâtre municipal de Coblentz en mars

BRACONNIER (le), opéra-comique en un acte, paroles de MM. Vanderburch et de Leuven, musique de M. Gustave Héquet, représenté à l'Opéra-Comique le 29 octobre 1847. Sur un livret très naïf et sans intérêt, M . G ustave Héquet a écrit une partition bien médiocre. On y a remarqué toutefois un bon quatuor et le duo entre le braconnier Hébert et Lisa, fille du garde-chasse. Ce petit ouvrage a été chanté par Jourdan, Chaix et Mlle Lemercier.

BRACONNIERS (les), opéra-bouffe en trois actes, livret de MM. Chivot et Duru, musique de M. J. Offenbach, représenté au théâtre des Variétés le 29 janvier 1873. C'est une suite de drôleries qui se passent dans la province du gouverneur de Bigorre et auxquelles prennent part Rastamagnac, Marcassou, Bibletta, Bibès et la jolie barbière Ginetta, etc. La partition se compose de motifs décousus, vulgaires et sautillants. On a remarqué les couplets du Bouton de rose, une sérénade, un duetto, le quatuor des Assassins et le galop de la Mule. Chanté par Dupuis, Berthelier, Grenier, Léonce, Mlles Bouffar, Heilbron.

BRADAMANTE (la), opéra italien, musique de Cavalli, représenté à Venise en 1650.

BRADAMANTE, opéra en cinq actes, paroles de Roy, musique de Lacoste, représenté pour la première fois à Paris, sur le théâtre de l'Opéra, le 2 mai 1707. L'illustre nièce de Charlemagne ne réussit pas mieux à l'Opéra qu'au Théâtre-Français. Elle n'eut pas d'ailleurs, pour se faire accepter, une musique

BRAS

BRAS

digne d'elle. Cette musique était de Lacoste, chef d'orchestre de notre première scène lyrique de 1710 à 1714, et dont les sept partitions, sans originalité, sont aujourd'hui complètement oubliées. Ne cherchons pas à les tirer de la poussière où elles dorment du sommeil profond réservé aux œuvres médiocres.

bradamante. opéra allemand en quatre actes, musique de Reichardt, représenté à Vienne en 1808.

bradamante, opéra en trois actes, musique de Tauwitz, représenté à Riga en 1844.

BRAMBORI V CÈCHACH (les Brandebourgeois en Bohême), opéra tchèque, de M. F. Smetana, représenté au théâtre National de Prague le 5 janvier 1866.

bramine (le), opéra-comique en un acte, musique de Piccinni (Alexandre), représenté au Gymnase le 17 juin 1822.

BRAMINI (gli), opéra italien, musique de Gnecco, représenté en Italie vers 1794.>

* BRANCHE CASSÉE (la), opérette en trois actes, paroles de Jules Noriac et Adolphe Jaime, musique de M. Gaston Serpette, représentée aux Bouffes-Parisiens le 23 janvier

BRANCHE DE genêt (la), opéra-comique, livret de M. Jules Rogeron, musique de M. Febvre, représenté à Angers en avril 1875.

* BRANCHE NEOPPA A NA MONTAGNA, comédie lyrique en dialecte napolitain, paroles de Luigi Campesi, musique de Giovanni "Valente, représentée à Naples, sur le théâtre de la Fenice, en 1869.

brankovics gyôrgy, opéra hongrois, musique de Franz Erkel, représenté au Théâtre-National de Pesth en juin 1874. Cotte œuvre nouvelle du compositeur paraît destinée à avoir le même succès populaire que son Ladislas Hunyadi.

BRASSEUR D'AMSTERDAM (le), opéracomique en un acte, paroles de M. de Najac, musique de M. Alary, représenté à Ems le 19 août 1861. Ce petit ouvrage a un cachet de sensibilité bourgeoise qui rappelle les pièces du commencement de ce siècle. La femme de M. Vanberg se croit incomprise par son mari ; elle s'abandonne à des idées romanesques, qui peu à peu revêtent la forme plus arrêtée d'un certain Raoul de Floriac ;

mais, préférant le rôle de galant homme à celui d'homme galant, Raoul, ami de Vanberg, l'avertit du danger auquel son prosaïsme exagéré l'expose. La femme du brasseur comprend qu'elle côtoyait l'abîme, et le ménage se réconcilie, grâce au dévouement de l'amitié. Plusieurs morceaux agréables ont été distingués dans ce petit opéra : la romance chantée par M«ie Cambardi : De chagrin je me meurs; la scène : Si je l'aime, c'est fait de moi, et le rondeau final. Huet et Caussade ont joué les rôles de Vanberg et de Raoul.

BRASSEUR DE PRESTON (le), Opéra-CCmique en trois actes, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique d'Adolphe Adam, représenté à l'Opéra-Comique le 31 octobre 1838. Voici de quelle façon un critique raconte le libretto du Brasseur : « Daniel Robinson a pour industrie de brasser de la bière à Preston sous le roi George II ; c'est pourquoi on l'appelle le brasseur de Preston. Les troupes royales sont auprès de la ville, à la veille de livrer le combat au prince Edouard, fils du prétendant; mais Daniel s'en soucie autant qu'un poisson d'une pomme. Le brasseur va se marier, et recommande à sa fiancée, Effie, de ne pas le confondre avec son frère George, qui lui ressemble de la façon la plus alarmante. En revanche, le moral des deux jeunes gens diffère complètement • George est tapageur, bambocheur, mais brave, généreux et loyal; Daniel est doux comme un agneau non encore sevré, et timide comme un lièvre. On n'attend plus pour la noce que le frère George... Tout à coup le sergent Toby se présente avec une mine effarée et inquiète, et demande à Daniel si le lieutenant George n'est pas à la brasserie. Le congé de deux jours qu'il avait obtenu est expiré sans qu'il ait reparu, et, comme on doit livrer bataille le lendemain, il serait considéré comme déserteur et déshonoré, s'il ne revenait au camp avant midi. Cette triste nouvelle tombe dans la joie générale comme une goutte d'eau glacée dans une chaude vapeur, et abat subitement l'allégresse des convives; la noce est interrompue: Daniel veut courir à la recherche de son frère, et il monte en carriole, suivi de la jeune Effie, tout éplorée. »

Au second acte, nous sommes transportés dans le camp anglais. Daniel arrive avec Effie et le brave sergent: grâce à la miraculeuse ressemblance, les soldats prennent Daniel- Dour George : cette méprise suggère à Toby

BRAS

Page 1