CADUTA DELLA NUOVA CARTAGINE
(la), opéra sérieux, musique de Farinelli, représenté à Venise, sur le théâtre de la Fenice, le 5 février 1804.
CADUTA DI ELIO SEJANO (la), opéra italien, musique de Sartorio , représenté à Venise en 1667.
CAERNAVON CASTLE (the) [le Château de Caernavon ] , opéra anglais , musique de Attwood, représenté à Hay-Market en 1793.
CAFÉ DU ROI (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Meilhac, musique de M. Défies, représenté au Théâtre-Lyrique le 16 novembre 1861. L'auteur du livret a mis en scène un épisode de la jeunesse de Louis XV. C'est une pure invention à laquelle la musique de M. Défies a donné quelque attrait. La chanson de table, le duo entre le marquis et Gilberte, l'arrangement des couplets de Lulli et de Rameau; enfin l'air chanté par Louis XV :
C'est un enfant ■Qui s'est endormi sous ma garde-..
ont mérité des applaudissements. Mlle Girard a chanté, avec verve et finesse, le rôle de Louis XV, et Mlle Baretti, celui de Gilberte. Cet ouvrage avait obtenu du succès à Ems le 17 août de la même année. Il fut repris plus tard, à l'Opéra-Comique, en 1868.
CAFFÈ di barcelonna (il), opéra, musique de Fabrizi (Vincent), représenté à Barcelone en 1788.
CAFFETIERA (la), opéra italien, musique de Weigl, représenté à Vienne vers 1788.
CAFFETIERA DI SPIRITO (la), opéra italien, musique de Caruso, représenté à Brescia en 1777.
CAFFETIERA DI SPIRITO (la), opéra italien, musique de Dussek (François-Benoît) , frère du célèbre pianiste, représenté à Milan vers 1780.
CAFFETIERE (il), opéra italien , musique de Raimondi, représenté à Naples vers 1839.
CAGE (la), opéra allemand, musique de Kleinheinz , représenté à Pesth à la fin du xvme siècle.
CAGE (la), opéra allemand, musique de Kocher, représenté à Stuttgard, au commencement du xixe siècle.
CAGE (la), opéra en un acte, musique de Lobe, représenté à Weimar vers 1821.
CAGLIOSTRO ou LA SÉDUCTION , opéracomique en trois actes, paroles de Saint-Cyr et Dupaty, musique de Dourlen etReicha, représenté au théâtre Feydeau le 27 novembre
CAGLIOSTRO , opéra - comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges, musique d'Adolphe Adam, représenté à l'Opéra- Comique le 10 février 1844. La scène se passe, en 1780 , dans un salon de Versailles. Le charlatan, alors fort à la mode, veut profiter de son crédit pour épouser une riche héritère. Lui-même est marié à une cantatrice italienne devenue prima donna au théâtre San-Carlo , à Naples. Cagliostro a pour rival un jeune chevalier qui , après avoir été victime des machinations de l'alchimiste , finit par le démasquer. Cet imbroglio est intéressant et le dialogue est spirituel. La musique en est peu saillante ; on n'a guère remarqué que l'air de la Corilla, chanté par Mme Anna Thillon C'est le caprice ; l'air de Cagliostro, chanté par Chollet : Fortune inconstante et légère, et des effets heureux d'instrumentation dans la scène de somnambulisme. Mocker, Henri, Grignon , Mmes Boulanger et Potier ont secondé les deux principaux interprètes.
CAGLIOSTRO, opéra-bouffe en quatre actes, musique de Johann Strauss, représenté au théâtre An der Wien, à Vienne, en mars 1875. Le personnage est, comme on le sait, Joseph Balsamo, l'un des plus fameux imposteurs du xvme siècle. La scène se passe à Vienne en 1783, dit le livret ; on aurait dû choisir une autre date. Cagliostro était alors à Strasbourg. Mais cela importe peu. La musique est fort jolie, gracieuse et fourmille de motifs. Chanté par Friese, Tzika, Girardi, MHe Geistinger.
CAGLIOSTRO À VIENNE, opéra-bouffe en quatre actes, musique de Johann Strauss, représenté au théâtre An der Wien, à Vienne, le 27 février 1875. Le personnage est, comme on le sait, Joseph Balsamo, l'un des plus fameux imposteurs du xvme siècle. La scène se passe à Vienne en 1783, dit le livret; on aurait dû choisir une autre date. Cagliostro était alors à Strasbourg. Mais cela importe peu. La musique est fort jolie, gracieuse et fourmille de motifs. Chanté par Friese, Tzika, Girardi, Mlle Geistinger.
CAÏD (le), opéra-bouffe en deux actes et en vers libres, paroles de M. Sauvage, musique de M. Ambroise Thomas , représenté pour la première fois sur le théâtre de l'Opéra-Comique, le 3 janvier 1849. On ne peut nier que
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cet ouvrage ne soit amusant et la musique très agréable. Cependant, à notre avis, l'ensemble a un caractère de vulgarité, de familiarité et de parodie qui n'est pas celui de l'opéra bu/fa, ni même de l'ancien opéra-comique. La partition fourmille de motifs charmants. On retrouve dans l'harmonie, sous des dehors piquants, les formes scientifiques les plus pures ; l'instrumentation est ravissante. D'où vient donc l'impression dont nous avons parlé plus haut ? Probablement de la disparate des costumes et de ce genre de pièces dont les gens de goût ont vu avec peine le succès toujours croissant en France; pièces dans lesquelles aucun sentiment vrai et pris au sérieux ne vient reposer l'esprit du spectateur des bouffonneries et des cascades des acteurs. Une alliance aussi continuelle du plus noble des arts avec les côtés infimes du caractère humain nous paraît regrettable. Si elle n'a pas empêché M. Ambroise Thomas d'écrire une partition brillante, qui a assuré le succès d'une œuvre lyrique telle que celle du Caïd , elle a inspiré une quantité vraiment trop considérable de méchantes petites opérettes qui ont imprimé à l'art un caractère trivial en désaccord avec l'esprit français. Un barbier, venu en Algérie, ne trouve pas à exercer son industrie : dans l'espoir de se faire donner 20,000 boudjous de récompense , il propose au caid de lui faire connaître les gens qui se promettent de lui donner des coups de bâton pendant l'exercice nocturne de ses fonctions de magistrat. Le caïd accepte le marché , se promettant in petto de substituer la main de sa fille aux 20,000 boudjous; mais le cœur de Biroteau appartient à Mlle "Virginie, modiste de la rue Vivienne, qui est aussi venue chercher fortune en Algérie, tandis que la fille du caïd est éprise d'un tambour-major français. Pour abréger, après une scène de méprises dans laquelle le barbier administre lui-même au caïd les coups de bâton dont il devait le préserver, le malheureux est amené à payer les 20,000 boudjous en échange d'un pot de pommade, recette infaillible contre la bastonnade. L'ouverture est vive et originale. Les couplets de la diane, Y Amour , ce dieu profane, et l'air le Tambour -major, ont de la rondeur et de la verve ; le duo entre le barbier et la modiste est un morceau charmant ; le premier acte se termine par un excellent quintette, sans accompagnement d'abord, et ensuite accompagné par l'orchestre. Le second acte renferme une jolie romance accompagnée par la harpe ; un nocturne gracieux,
pour soprano et basse, 0 ma gazelle; l'air, si souvent chanté dans les concerts, Plaignez la pauvre demoiselle, qui est très brillant; le trio comique dans lequel se trouvent quelques traits d'un goût douteux, imposés au compositeur par la nature du sujet. Le finale est un chef-d'œuvre de comédie musicale. Le succès du Caïd s'est maintenu depuis quinze ans, et tout lui présage encore une longue et brillante carrière. Le rôle de Virginie a été un des meilleurs de Mme Ugalde. Hermann- Léon chantait et jouait très bien celui du tambour-major. Mlle Decroix, Sainte-Foy, Boulo et Henri complétaient le personnel de la représentation.
* CAÏLA LAPS, opéra- comique en trois actes, paroles de M. W.-A. Liermur, musique de M. Henri van den Berg, représenté en février 1891 à Deventer (Hollande), sous la direction de Fauteur.
CAÏN ET abel, opéra, musique de Foertsch (Jean-Philippe), représenté en Allemagne en
CAÏN ET ABEL, mélodrame, musique de Spindler , représenté à Breslau et à Vienne vers 1795.
CAIO MARIO, opéra, musique de Caldara, représenté à "Vienne en 1717.
* CAISSE DE SÛRETÉ (la), opérette en un acte, musique de MM. J. Caryll et Leslie, représentée au Princess's-Theatre de Londres, en avril 1888.
* CAÏUS GRACCHUS, scène lyrique en deux parties, paroles de M. Ed. Guinand, musique de M. Alfred Rabuteau, exécutée en 1887 à la salle Charras. Les interprètes étaient Miles Fanny Lépine et Dihau, MM. Auguez, Cazeaux et Leroy.
CAJACCIELLO DISERTORE , opéra en un acte , musique de Catrufo , représenté à Malte en 1792.
CAJETTO, drame musical, musique de Bertoni. Ce drame a été joué et chanté par des enfants dans le palais Labia, à "Venise en 1747.
CAJO FABRIZIO, opéra italien, paroles de Zeno, musique de Caldara, représenté à Vienne en 1729.
CAJO FABRIZIO, opéra italien, paroles de Zeno, musique de J.-A.-P. Hasse, représenté à Rome en 1731.
CAJO fabrizio, opéra italien, paroles de
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A. Zeno, musique de C.-H. Graun, représente à Berlin en 1747.
CAJO GRACCO, opéra italien, musique de Léo, représenté au théâtre San-Bartolomeo de Naples en 1720.
CAJO GRACCO, opéra italien, musique de Buononcini (Antoine), représenté sur les théâtres de l'Italie vers le milieu du xvme siècle.
CAJO MARIO, opéra italien, musique de Bioni, représenté à Ferrare en 1722.
CAJO MARIO, opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples en 1757.
CAJO MARIO , opéra italien , musique de Scolari, représenté à Milan vers 1763.
CAJO MARIO, opéra italien , musique de Galuppi, représenté en Italie en 1764.
CAJO MARIO, opéra italien, musique de Anfossi, représenté à Venise en 1769.
CAJO MARIO, opéra italien, musique de Monza, représenté à Venise en 1777.
CAJO MARIO , opéra italien , musique de Cimarosa, représenté à Rome en 1780.
CAJO MARIO, opéra italien , musique de Bianchi, représenté à Naples en 1784.
CAJO MARIO, opéra italien, musique de Bertoni, représenté vers 1788.
CAJO MARIO, opéra, musique de J. Giordani, représenté à Venise en 1790.
CAJO MARZIO CORIOLANO, opéra italien, musique de Pulli, représenté au théâtre Saint-Charles en 1745.
CAJO MARZIO CORIOLANO, opéra italien, paroles de Moniglia, musique de Cattani (Lorenzo), moine augustin, né en Toscane dans la seconde moitié du xvue siècle.
CAJO OSTILIO, opéra italien, musique de J. Giordani, représenté à Faenza en 1788.
CAJO OSTILIO, opéra italien, musique de Bianchi, représenté à Rome en 1791.
CALAMITÀDE'CUORI (la), opéra italien en trois actes, musique de Salieri , représenté à Vienne en 1774.
CALAMITÀ DE' CUORI (la.), opéra italien, musique de Galuppi , représenté en Italie en 1752.
CALAMITÀ DE' CUORI (la\, opéra italien, musique de Cimarosa , rep. à Vienne en 1793.
CALANDRINO (il), opéra italien, musique de Gazzaniga, représenté à Venise en 1771.
CALANDRINO (il), opéra italien, musique de Sacchini, représenté à Londres en 1778.
* calendal, opéra en quatre actes, livret tiré par M. Paul Ferrier du poème provençal célèbre de Frédéric Mistral, musique de M. Henri Maréchal, représenté sur le théâtre des Arts, à Rouen, le 21 décembre 1894. Il y avait plus de dix ans que cet ouvrage était écrit, que la partition était gravée et publiée, lorsque les auteurs, découragés et désespérant de voir représenter leur œuvre à Paris, se décidèrent à la confier à une grande scène départementale. Ils n'eurent pas à s'en repentir au point de vue du succès, car elle fut accueillie à Rouen de la façon la plus chaleureuse, et le résultat de cet essai fut aussi satisfaisant qu'on eût pu le souhaiter. Chacun connaît le sujet très dramatique et très émouvant de Calendal, dont M. Paul Ferrier a su tirer lui-même un livret d'opéra très mouvementé et très pathétique. Sur ce livret, M. Maréchal a écrit une partition substantielle, vraiment intéressante, où l'élément pittoresque joue son rôle sans nuire en rien au caractère du drame, où l'inspiration est abondante sinon toujours très neuve, et où la partie chorale a pris une particulière importance sans que ce soit, bien entendu, aux dépens des personnages qui prennent une part directe à l'action. Nombre de morceaux seraient à citer dans cette œuvre de belle allure et de larges proportions : au premier acte, un chœur vigoureux de bandits jouant aux dés et un finale très scénique; au second, l'air de la châtelaine Diane des Baux, un chœur de paysans dans le lointain et le duo de Diane et de Calendal; le troisième acte, presque entier; enfin, au quatrième, qui est particulièrement véhément et dramatique, une scène d'incantation , traitée de main de maître et d'un caractère saisissant, et la grande scène finale. Calendal avait pour interprètes Mines Bonvoisin, de Lega et Dupin, MM. Illy, Soubeyran, Jahn, Azaïs, Michan, Malzac et Sabiani.
CALFAT (le), opérette , paroles de M. Pol Mercier, musique de M. E. Cahen, représentée aux Folies-Nouvelles en novembre 1856.
CALIFE DE BAGDAD (le), opéra-comique en un acte, paroles de Saint-Just, musique de Boieldieu, représenté sur le théâtre de FOpéra-Comique le 16 septembre 1800. Le sujet est emprunté aux contes arabes. Isaoun^
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