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GALL

comme Jean de Paris, veut s'assurer s'il peut être aimé pour lui-même, et c'est sous un travestissement qu'il fait la cour à l'aimable \ Zetulbé. On le prend pour un brigand redouté dans le voisinage. L'effroi de Lémaïde, mère de Zétulbé , est à son comble. Malgré les apparences, le cœur de la jeune fille reste constant. Il y a dans la pièce naturellement un cadi ridicule et bafoué , ainsi qu'une suivante fort espiègle. Le dialogue est spirituel, la musique charmante et d'une grande fraîcheur. L'ouverture est une des meilleures productions instrumentales de Boieldieu. C'est une délicieuse fantaisie que cet opéra. On en a vanté longtemps la prétendue couleur locale. Il faut s'entendre : Boieldieu avait trop d'esprit et de goût pour introduire au théâtre l'affreux charivari connu sous le nom de musique orientale, reste barbare, dégénéré et presque méconnaissable des antiques mélopées. Il a cherché à exprimer les images que peut produire en notre esprit la conception idéale: un Orient entrevu à travers le prisme de notre civilisation européenne. Tout est à citer dans la partition : le chœur ravissant du commencement, dont M. Félicien David a donné, sans s'en douter, une charmante réminiscence dans Lalla-Roock , l'air de Késie, les duos, les couplets. Cet ouvrage a eu près de huit cents représentations et continue encore , de loin en loin, d'occuper l'affiche du théâtre de l'Opéra-Comique. M. Martinet en a donné sur son théâtre des Fantaisies-Parisiennes des représentations intéressantes.

Cette musique de Boieldieu, d'un sentiment plein de fraîcheur et de jeunesse, fait doublement plaisir lorsqu'elle a pour interprètes, comme sur ce petit théâtre , des artistes jeunes tout récemment sortis de la volière du Conservatoire.

CALIFFO E LA SCHIAVA (il) [le Calife et l'Esclave], opéra italien, paroles de Romani, musique de Basili, représenté au théâtre de la Scala le il août 1819.

CALIFO Dl BAGDAD (il), opéra italien, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente), représenté au théâtre Saint-Charles, à Naples, en 1812, et à l'Opéra-Italien de Paris, le 22 mars 1817. On introduisit dans cet ouvrage un dialogue parlé sans récitatif. Cet essai ne réussit pas.

CAL1GOLA, opéra italien, musique de Braga, représenté à Lisbonne le 23 janvier 1873.

* caligula, opéra-comique en un acte, paroles de M. E. Mathias, musique de

M. A. Doppler fils, représenté au théâtre de la Cour, à Stuttgard, le 31 janvier 1891.

CALIGULA DELIRANTE, opéra italien, musique de Pagliardi, rep. à Venise en 1672.

* CALINO AMOUREUX, opérette en un acte, paroles d'Auguste Jouhaud, musique de Jules Javelot, représentée au concert de Bataclan le 27 février 1875.

CALIPSO abbandonata , opéra sérieux italien, musique de Romano (Louis), représenté à Brûnn en 1793.

CALISTA, opéra, musique de Cavalli, représenté à Venise en 1651.

C ALLIAS OU NATURE ET PATRIE , drame héroïque en un acte et en vers, mêlé de musique, poème d'Hoffman, musique de Grétry, représenté pour la première fois sur le théâtre de l'Opéra-Comique, le 19 septembre 1794. Cet ouvrage , dans lequel Hoffman fit acte de civisme littéraire, présente des Grecs de Marathon et de Salamine plutôt que des Français de l'an II de la République. On a fort remarqué ce beau vers que Callias adresse à l'envoyé de Xerxès :

Quand nous serons soumis, nous n'existerons plus. Grétry prétend, dans ses Essais sur la musique, qu'il a cherché à donner à sa partition une couleur antique, en employant de préférence des intervalles de quarte, « Dans l'air de Callias, dit-il, la basse monte à la quarte, et les compositeurs savent que cette marche appartient au chant grégorien. » Cette réflexion montre que Grétry ne savait pas un mot de la théorie musicale des Grecs. Quel rapport peut exister entre le tétracorde , le diatessaron et la mélodie de l'air de Callias ? — « A la fin de cet air , continue-t-il , le trait exécuté par le chant et par la basse est purement ecclésiastique ; je ne me serais pas servi d'autres intonations si j'avais parlé de la religion sainte qui unit nos cœurs à la divinité. » Cette prétention était au-dessus du talent de Grétry, auquel les sujets gracieux et tendres convenaient mieux que les sujets antiques. Le célèbre chanteur Elléviou déclamait avec beaucoup d'art les vers du poète.

CALLIRHOÉ, tragédie-opéra en cinq actes avec prologue , paroles de Roy, musique de Destouches, représentée à l'Académie de musique le 27 décembre 1712. Le sujet de la pièce est tiré des Achaïques de Pausanias. On ne s'explique pas le goût de Louis XIV pour la musique de Destouches, qui n'eut dans sa vie qu'un véritable succès, celui d'Issé, opéra joué

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