GAMA
en 1697. Un couplet satirique du temps montre que les partisans et les détracteurs de la musique de Destouches étaient en nombre à peu
près égal.
Roy sifflé, Pour l'être encore,
Fait éclore Sa Callirhoé,
Et Destouche Met sur ses vers
Une couche D'insipides airs.
Sa musique,
Quoique étique,
Flatte et pique Le goût des badauds.
Heureux travaux !
L'ignorance
Récompense
Deux nigauds.
Dauvergne retoucha la musique de Callirhoé pour la représentation qui eut lieu de cet ouvrage à l'Opéra en 1773. Les deux rôles principaux de cet ouvrage, ceux de Callirhoé et du grand prêtre Corisus, étaient à l'origine tenus par la toute séduisante Françoise Journet et par le célèbre Thévenard.
CALLIROE, opéra italien, musique de Sacchini, représenté à Stuttgard en 1770.
CALLIROE, opéra italien, musique de Felice Alessandri, représenté à Milan en
CALONICE, opêra-comïque en un acte, paroles de M. Emile de Najac, musique de M. Ten Brink, représenté au théâtre de l'Athénée le 19 mai 1870. La pièce, écrite en vers libres et imitée de la comédie de M. Verconsin, a pour sujet le conte si connu de la Matrone d'Ephèse. Le soldat a été remplacé par un petit joueur de flûte. La partition de M. Ten-Brink, compositeur lyonnais, a été très travaillée et les développements en sont exagérés pour un petit acte. On a fait bon accueil au brindisi : Vive l'amour et la jeunesse, et au quinque final : Pour sauver un vivant. Chanté par Mlles Persini et Marie Biarini.
CALPURNIA , opéra italien , musique de Heinichen, représenté au théâtre San-Angelo, à Venise, en 1713.
CALPURNIA, opéra, musique de Bononcini, représenté à Londres en 1724.
CALYPSO, opéra allemand, musique de Kuhn, inédit. Commencement duxixe siècle.
CALYPSO, opéra, musique de Winter, représenté à Londres au théâtre du Roi en
CALYPSO ET TÉLÉMAQUE, musique de Galliard, représenté à Hay-Market à Londres en 1712.
* CALZA (la), opérette en trois actes, paroles de M. Tillier, musique de M. Mansour, représentée aux Fantaisies-Parisiennes (théâtre Beaumarchais) le 8 février 1881. La scène se passe à Venise, et la Calza est une société de guitaristes dont les membres pensent autant, sinon plus, à l'amour qu'à la musique, ce qui motive des chansons, des brindisi, des sérénades et le reste. Le livret de cet ouvrage était suffisant, et la musique ne manquait point de qualités ; on remarquait, entre autres, l'air de la Calza, le brindisi : Buvons à Vénus, buvons à Venise, le septuor du baiser, une agréable pavane et un heureux trio bouffé. Les acteurs étaient MM. Denizot, Puget, Guyon fils, Charvet, Desnoyer, M»" Landau, Ghinassi, Gabrielle, Barty et Boulanger.
CALZOLAJA (la) [la Cordonnière], opéra italien, musique de Generali, représenté à Venise en 1803.
CALZOLAJO DI STRASBURGO (il) [le Cordonnier de Strasbourg], opéra italien, musique de Sarti, représenté àModène en 1769.
* CAMARADE D'OR (le), opérette, musique de M. Louis Roth, représentée au théâtre An der Wien, de Vienne, en octobre 1895.
CAMARGO (la), opéra-comique en trois actes, livret de MM. Vanloo et Leterrier, musique de M. Ch. Lecocq, représenté au théâtre de la Renaissance le 20 novembre 1878. La célèbre danseuse Camargo et le non moins célèbre voleur Mandrin défrayent la pièce qui offre cette particularité que les paroles -restent étrangères à tout genre de littérature, comme le sont celles des opérettes, tandis que la musique est une véritable œuvre d'art, gracieuse, correcte et élégante, finement orchestrée, enfin très propre à s'associer à un opéra-bouffon de bon goût. Le premier acte se passe au foyer de la danse , à l'Opéra ; le maître de ballet, Taquet, fait répéter les danseuses récalcitrantes ; les abonnés arrivent, ainsi que la Camargo, entourée de plusieurs adorateurs, Pont-Calé, riche personnage, ami du lieutenant de police; Saturnin, jeune drapier de Lyon qui a quitté, pour suivre la danseuse Colombe, sa fiancée, enfin Mandrin luimême, sous le pseudonyme du chevalier de Valjoly.
Pont-Calé a donné à la Camargo un collier de cent mille francs. Valjoly et sa bande sont là; le collier disparaît ; grand émoi à l'Opéra;