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DE VI

DEUX TUTEURS (les), comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, paroles de Fallet, musique de Dalayrac , représentée au Théâtre-Italien le 8 mai 1784. Le sujet est assez comique; mais l'histoire des tuteurs trompés par leurs pupilles avait été déjà si souvent mise au théâtre, que l'intrigue n'excita pas un grand intérêt.

* DEUX valises (les), opéra-comique en un acte, musique de M. Mouzin, représenté à Metz le 23 février 1866.

* DEUX VEUVES (les), opéra-comique, musique posthume de Frédéric Smetana, représenté avec un grand succès à Hambourg, en novembre 1894.

DEUX VIEILLES GARDES, opérette en UD acte, paroles de MM. de Villeneuve et Lemonnier, musique de M. Delibes, représentée aux Bouffes-Parisiens le 8 août 1856. C'est une triste plaisanterie que le spectacle de Mme potichon et de Mme Vertuchoux, se livrant à leurs instincts les plus rapaces et les plus grossiers au chevet du moribond supposé qu'elles ont été appelées à soigner et à garder. On ne peut signaler dans la musique que le duo du punch et une polka dansée par les deux vieilles gardes.

DEUX VIZIRS (les) , opéra-comique, musique de Mengozzi, représenté à Montansier vers 1791.

DEUX VOISINS (les), opéra-comique , musique de Piccinni (Alexandre), représenté au théâtre des Variétés vers 1804.

DEUX voleurs (les), opéra-comique en un acte, paroles de MM. de Leuven et Brunswick , musique de Girard , représenté à l'Opéra-Comique le 26 juin 1841. Cette pièce serait mieux intitulée : l'Amant et le voleur, puisque la jeune mariée , l'héroïne de la pièce, se trouve aux prises avec le premier qui veut la séduire et le second, qui n'en veut qu'à ses diamants. La musique n'offre rien de bien saillant. Il semble que l'excellent chef d'orchestre ait voulu prouver simplement qu'il possédait les secrets de la facture musicale. On a joué longtemps ce petit ouvrage comme lever de rideau à l'Opéra-Comique, et le public a accueilli avec plaisir un solo de violon d'une expression assez piquante , les couplets de Jean.de Beauvais et un bon duo pour voix d'hommes. Cette pièce a été bien jouée par Mlle Darcier, Mocker, Moreau-Sainti et Ricquier.

* devadacy (la), opéra-bouffe, paroles

anonymes, musique de Giovanni Valente, représenté à Naples, sur le théâtre de la Fenice, en 1874.

DEVIL'S BRIDGE (the) [le Po7it du Diable], opéra anglais, musique de C.-E. Horn, représenté à Londres vers 1816.

DEVIL'S BRIDGE (the) , opéra anglais, musique de Braham, représenté à Londres vers 1820.

DEVIL'S OPERA (the) [l'Opéra du diable], opéra anglais, musique de Macfarren, représenté à l'Opéra anglais de Londres en 1837.

DEVIN DU VILLAGE (le), petit opéra pastoral en un acte, paroles et musique de J.-J. Rousseau. Cette bluette lyrique serait oubliée depuis longtemps, si l'auteur n'avait eu que ce titre au souvenir de la postérité ; elle a été pourtant un des grands événements de sa vie. Elle fut représentée pour la première fois à Fontainebleau le 18 octobre 1752, devant le roi et toute la cour et elle obtint un grand succès. « Elle fut, dit Rousseau, très mal jouée, quant aux acteurs, mais bien chantée et bien exécutée, quant à la musique. Dès la première scène, qui véritablement est d'une naïveté touchante, j'entendis s'élever dans les loges un murmure de surprise et d'applaudissements jusqu'alors inouï dans ce genre de pièces. La fermentation croissante alla bientôt au point d'être sensible dans toute l'assemblée. A la scène des deux petites bonnes gens, cet effet fut à son comble. J'entendais autour de moi un chuchotement de femmes qui s'entrèdisaient à demi-voix : — « Cela est charmant, cela est ravissant. Il n'y » a pas un son là qui ne parle au cœur. » J'ai vu des pièces exciter de plus vifs transports, mais jamais une ivresse aussi pleine, aussi douce, aussi touchante, régner dans tout un spectacle, et surtout à la cour un jour de première représentation. » Le Devin du village renferme, il est vrai, quelques chansonnettes qui ne sont pas dénuées de sentiment et de naturel; mais les connaisseurs attachent plus de prix au recueil musical intitulé : Consolations des misères de ma vie. Il comprend près de cent romances et petits airs que Jean-Jacques composa ou arrangea sous l'impression des divers sentiments dont il était affecté. Disons toutefois que l'ariette J'ai perdu tout mon bonheur est presque devenue populaire. Le Devin du village fut représenté le 1" mars 1753 à l'Académie royale de musique. Les grands talents littéraires de Rousseau , sa liaison avec Diderut

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