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FÉES

* FÉE DE LA NEIGE (la.), opéra-comique, paroles de Mme Adèle Wette, musique de M. Engelbert Hunperdinck, représentée en avril 1895 à Darmstadt, dans une soirée de la Société a Richard Wagner » de cette ville. On a loué beaucoup la facture de cet ouvrage, mais non son inspiration, qui a semblé manquer un peu trop de nouveauté et de personnalité.

* FÉE DE LA PRINCESSE LISE (la), Opéra-

comique en deux actes, pour enfants, musique de Mme Marie "VVurm, représenté à Lubeck

FÉE DES BRUYÈRES (la), opéra-comique en trois actes, livret de M. J. Adenis, musique de M. Samuel David, représenté au théâtre des Fantaisies-Parisiennes, à Bruxelles, en février 1878 ; chanté par Géraizer, Ginot, M'ie Marguerite dAulnay, et, à Paris, au théâtre du Château-d'Eau le 7 juillet 1880, chanté par Chavelli et Leroy, Durât, Saint- Jean, MUes Nau et Cottin. L'idée de cette pièce est sénile. Une jeune veuve, tour à tour fée et duchesse, tantôt au milieu de la société de son rang, tantôt parmi des brigands, comme la jeune reine des Diamants de la couronne; un paysan poltron, comme Dickson de la Dame blanche; une lettre qui amène un dénouement subit et imprévu, ce qui a remplacé, au xvme sièele, le deus ex machina des opéras du xvne, tel est le poème livré au musicien; il en a tiré tout le parti possible, comme on pouvait s'y attendre de la part d'un compositeur expérimenté. On a remarqué l'ouverture, pièce instrumentale importante; le duo de Suzanne et de Saturnin et l'air de baryton: Madame, à vos genoux. Cet ouvrage, assez mal accueilli à Bruxelles, a rencontré à Paris plus de sympathie.

* FÉE DU LAC (la), opéra-comique en deux actes, paroles de M. C. Frédricx, musique de MM. Alfred Crombé et "W. Poschen, représenté à Tournai en février 1895.

FÉE DU RHIN (la) [Rhein Nixen], opéra, musique de M. Offenbach , représenté à Vienne le 8 février 1864. La cour a fait un accueil favorable à cet ouvrage, dans lequel on remarque un chœur d'elfes et le chant de la patrie (Waterland).

FÉE RADIANTE (la), opéra allemand, musique de Stein, représenté au théâtre de Léopold à Vienne vers 1806.

FÉE URGÈLE (la) OU CE QUI PLAÎT AUX dames, opéra-comique de Favart, en quatre actes, mêlé d'ariettes, dont la musi-

que est de Duni, représenté pour la première fois à la Comédie-Italienne le 4 décembre 1765. Il obtint un grand succès. Cette pièce n'est pas néanmoins restée au répertoire. On y remarque surtout l'ariette de la fée : C'est une misère, que nos jeunes gens, etc. Elle fut réduite à un acte et reprise au Gymnase, le 6 janvier 1821, avec une ouverture et des chœurs nouveaux de Léopold Aimon.

FÉE URGÈLE (la) , opéra-comique allemand, d'après la pièce française, musique de Schulz, représenté au théâtre de Reinsberg en 1782.

FÉE URGÈLE (la), opéra-comique, musique de Fortia de Piles, représenté à Nancy en 1784.

FÉE URGÈLE (la), opéra-comique, musique de Arquier, représenté à Brest en 1804.

FÉE URGÈLE (la), opéra-comique, paroles de Favart, musique de Catrufo, représenté à Genève en 1807.

FÉE URGÈLE (la.), opéra-comique, musique de Blangini, représenté à Cassel en

* FÉES (les), opéra, paroles et musique da Richard Wagner, représenté à Munich le 29 juin 1888. Ceci est une œuvre posthume, qui date de la première jeunesse de l'auteur de Lohengrin et de Parsifal, et que le public pourtant n'a été à même de connaître qu'après sa mort. Wagner avait vingt ans à peine lorsqu'il écrivit le poème des Fées, sur le sujet d'une des comédies fiabesques de Carlo Gozzi, la Femme serpent; quant à la musique, commencée le 6 août 1833, elle fut terminée au bout de cinq mois, le 1er janvier 1834. L'ouverture seule avait été exécutée une fois, à Magdebourg ; mais, absorbé par d'autres travaux et d'autres projets, l'auteur oublia complètement cet ouvrage jusqu'en 1866, époque à laquelle il en envoya la partition, avec celle de son second opéra, la Défense d'aimer, au roi Louis II de Bavière. C'est le baron de Perfall, surintendant des théâtres royaux de Munich, qui eut l'idée de mettre les Fées à la scène, en dépit de l'opposition de certains wagnériens, qui craignaient que cette « œuvre de jeunesse », comme l'appelait l'auteur lui-même, ne portât tort à la gloire du maître. Voici ce qu'en disait, après la représentation, un critique allemand :

« Le sujet des Fées n'est pas plus insensé que le sujet à'Obéron de Weber, et offre même

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